MANUSCRITS
Cy comence le viandier tailleuant maj|istre queux du Roy nostres [ire]^. — In-4° de 18 feuillets non chiffrés, sur vélin, couverture en parchemin.
Ce manuscrit, le plus ancien couiiu de l’œuvre du maître queux de Charles V, est conservé à la Bibliothèque Nationale. Catalogué dans V Invenlaire et sommaire des manuscrits français. Fonds Français. Fonds Saint-Germain, tome 18, 11° 19,791, il est
(1) Nous avons fait des recherches dans plusieurs bibliothècpies de l’étranger, en Italie, en Angleterre, en Belgique et en Hollande. Ni la Bibliothèque Vallcane, ni la Bibliothèque Saint-Marc à Venise, ni le British Muséum de Londres, ni les bibliothèques de Bruxelles, d’Anvers, La IIaye,Leyde etAinstcrdam ne possèdent de manuscrits ou d’cditious du Viandier dcTaillevent. Maissinos recherches sont restées infructueuses, nous nous faisons néanmoins un devoir de rcconnoître ici l’empressement et l’obligeance que les conservateurs et bibliothécaires de ces différents dépôts ont bien voulu mettre à nous les faciliter.
(2) Nostre sire.
LE VIANDIER DE TAILLEVENT
inscrit, par erreur, comme datant du xve siècle. Il suffit de lire la note écrite au bas du dernier feuillet (verso) pour se convaincre que ce manuscrit date du xiv^ siècle et non du xv^, puisque l’un de ses possesseurs, Pierre Buffaut, relate qu’il en a fait l’acquisition en 1392.
Voici la description de ce manuscrit :
Au recto du 1er feuillet, tout à fait dans le haut, on lit cette note ajoutée :
Joann. Du Puy. M. S. cat. inscript.
S. Germani a pratis n<> 3688 2517 ■ 2-
Au-dessous :
Cy comence le viandier tailleuant ma istre queux du Roy nostre s.
Le texte du traité commence aussitôt après ces deux lignes ; au bas du 1er feuillet (recto) a été écrit le nom suivant: A. Delprieij, probablement le nom d’un autre propriétaire du ms. L’ouvrage prend fin au verso du 18e et dernier feuillet par le mot : Explicit. Enfin, dans le bas de ce dernier feuillet, on peut lire, bien que l’écriture en soit assez effacée, la mention qui permet d’affirmer que le manuscrit est antérieur au xv^ siècle :
Cest viandier fii acheté a paris p moi] buffaut lan m. ccc. iiij^^^ xij ou pris de vj s. par.
L’écriture du manuscrit est belle ; les majuscules dont la place avoit été réservée par le copiste n’ont pas été exécutées par le rubriqueur; la partie inférieure du volume est traversée, du premier au dernier feuillet, par un large trou, mais il n’y a fort heureusement, que quelques lettres à peine qui aient été endommagées.
BIBLIOGRAPHIE
Tailleuant raaislre queux du roy de france, icy enseigne 1 1 a toutes gens pour apparoillier a maingier en cusine de roy , 1 1 duc conte marquis barôs prelas t de tous aultres seigneurs | j bourgois merchans t gens donneur. — In-folio, sur papier.
Manuscrit du xv^ siècle conservé à la Bibliothèque Mazarine ; il fait partie d’un Recueil d’extraits, de notes de médecine, de tableaux de mathématiques et d’astrologie, etc., inscrit sous le n» 3636 (1253) du Cat. gén. des niss. des bibliothèques pubtiques de France. Paris, Biblioth. Mazarine, tome 3. Au recto du 1^»’ f. de ce recueil on lit : Cy est à moi Tabourot.
Le Viandier occupe les feuillets chiffrés 219 à 228 de ce recueil qui est d’une mauvoise écriture. Les majuscules sont écrites eu rouge. Le texte de l’ouvrage de Taillevent commence en haut du recto du feuillet 219 par l’intitulé que nous venons de donner plus haut et finit au recto et en haut du feuillet 228.
Le Journal de la Recepte | j de la terre t baronnie de la haie-Dupuis pour ung an cômench | ] aut’me saint michiel lan mil iiijc cbinqte t quatre et finissant | j lan révolu t acomply tant en argent grains fômens et 1 1 advoinne sail poyure cômin poullailles oefz y autres choses... — Petit in-folio, sur papier.
Ce ms. est conservé aux Archives de la Manche, à Saint-Lô. Les feuillets, non numérotés à l’époque où il a été écrit, l’ont été plus récemment de 1 à 46. Toutefois, une note dit que les
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LU LE VIANDIER DE TAILLEVENT
ff. 24, 42, 43, 44 et 45 manquent. Le Viandier qui se trouve à la suite de ce Journal occupe les fT. 39 (verso) à 46 (recto) ; c’est une copie, légèrement modifiée du traité de Taillevent; et l’on peut se demander si les IT. 42, 43, 44 et 45, annoncés comme faisant défaut, manquent réellement. Dans le cas où ils auroient existé, il faudroit donc admettre que le traité de cuisine dont il s’agit étoit, dans ce ms., plus étendu que dans celui de la Bibliothèque Nationale. Or, tel qu’il est actuellement, il paroît, à quelques recettes près, assez conforme au ms. conservé rue de Richelieu ; en tout cas, le nombre des recettes absentes dans le ms. de Saint-Lô et qui figurent dans le premier, n’est pas assez considérable pour qu’elles puissent occuper quatre feuillets. On aperçoit bien la trace de deux feuillets arrachés, mais non de quatre, ce qui autoriseroit, en une certaine façon, à supposer qu’il y a eu erreur dans le foliotage.