IMPRIMÉS
Cj apres sensuyt le viandier pour ap- 1 ] pareiller toutes maniérés de viâdes||que tailleuent queulx du roy nrê sirellfist tant pour abiller t appeiller houl||ly rousty poissons de mer et deaue doulce : saulces 1 1 espices et aul très choses a ce conuenahles et neces 1 1 saires comme
(1) Dans cette énumération des éditions de Taillevcnt, nous avons tâché de les classer suivant leurs diflérents degrés d’ancienneté ; mais on concevra que, devant assigner un rang à plusieurs éditions sans date, données à dos époques très rapprochées, nous ayons pu quelquefois nous tromper et intervertir l’ordre de leur publication.
^ apic& fenfuyt fc "SianSier pur aptf pareiffev touteemanieree 5e ^i^8ee cjue taiffeuent cjneuf 5u vop mê fin fift tant pour aBiffer (? uppeîffer j)ouf fy YOiifty potffone Semer eé 8eaue8oufce;|aufce6 e|pue6e(auf^re6 eÇofeea ee conuertaBfeee^ necej" faites comme cp «piee fera 8t( ► ©f picmierei^
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J^iouct 0fonc 8e cÇapon^^'^tanc man0cr a pi(V fot}*&ïàc Biouü 8ofemai0ue,^ttfamme.::^îou ti QtoîQtt ©zoue 8e poiffoi; ^lomt 8e caueffea c^air«:^u(te Siouet a c^ait ©te^duee a poip uou ueaufp ou a feuee mature pofai^e* ©retduee 8ef paiQnt*^tttônceapoiffot}*'^iomt^ctta^tau ouapouîaiffe.QtaiécSioutt 9er^upif(*d*:&zou et pouffe a^eau (i puCuiffe» ©pue 8e fteute.<||5i^ ue 8afouefee tt 8efcreutf|ee« ©ÇuuSume a àQui fe {? 0zocÇe^.^ouppe a mouftaiit ^timofefe 8e perSiie. ^mceacdnine^^iScïtiQSoifmuïp 8e îiuiere :^ouffp far8e a cdnine (Z poviiMt 26xou ti roppe a ‘îeuu pufoffe "îenoifoi; aup (buppeet *©ertoifot^ cÇeureuf aup fouppee. ‘©enoifoi; jau^ 0fier ou» fouppee^ ^oiui^e Souguiffee* ^aufjp greuon froi8e (ouce rouffe a pou(|iu6 ou o ^eou
a«iir
hdition la plus ancienne connue. Exemplaire de M. de Lignerollos.
LE VIANDIER DE TAILLEVENT
cy apres sera dit,... — Sam lieu, ni date, in-é® de 38 ff. non chiffrés, de 25 lignes à la page, signés a-e, caractères gothiques.
Le premier feuillet est blanc ; le texte de l’ouvrage commence au recto du 2^ feuillet par le titre de départ transcrit plus haut et ünit au recto du SS*-' feuillet (verso blanc), après la troisième ligue, par ces mots : Cy finist le Hure de eiiijsine || nomme Taylleuaiil lequel 11 traiete de plusieurs ehoses |1 appartenantes a euysine.
Les cahiers a, h, e, d sont de huit feuillets; le cahier e, de six. Sur le recto du feuillet blanc, on lit, dans le haut, écrit à la main : Le Cuisinier, et, dans le has : In eommune.... perieulumest omnibus laborandum est.
Cette édition, dont nous donnons, à la page précédente, un fae-simile d’après l’exemplaire de M. de Lignerolles qui nous a été gracieusement communiqué par cet éminent bibliophile, est manifestement du xv^ siècle.
Elle est imprimée avec des caractères qui ressemblent à ceux employés par Jehan Dupré, à Paris, et Pierre Gérard, à Abbeville, mais qui sont identiques à ceux de la Doetrine des Prinees et des servons en eourt dont un fac-similé est donné dans le catalogue Rothschild, t. i, p. 373. Ces caractères sont les mêmes que l’un de ceux employés par Pierre Alain et André Chauvin, à Angoulême, de 1491 à 1493. Il ne faudroit cependant pas en conclure que ce volume et tous ceux qui présentent ce même caractère ont été imprimés aussi à Angoulême par ces mêmes imprimeui's. Nous croyons que ce caractère, comme d’autres de la même époque, a pu être employé par plusieurs imprimeurs qui ont exercé leur art dans diverses localités, sans s’y établir toutefois d’une manière fixe et arrêtée. Le papier ne porte aucune marque de filigrane.
Un exemplaire de cette même édition rarissime, qui est très probablement la première du Viandier de Taillevent, a figuré ù la vente de M. le baron Pichon, en 1869, (11° 271 du calai.) et s’est vendu, en maroquin doublé, de Traulz-Bauzonnet, 1950 fr. plus les frais. Il proveiioil des bibliothèques Baron (16 fr.) et Iluzard
BIBLIOGRAPHIE
(SI fr. ) ; il fait aujourd’hui partie de la collection de M. Daubrée,
Nantes.
Il y a, entre l’exemplaire de M. de Lignerolles et celui de M. Daubrée, auquel manquoit le feuillet blanc, une variante singulière à signaler. Le premier mot de la dernière ligne de VExplicit est écrit dans le premier appartenantes au lieu d’ appartenant qui se trouve dans le second. C’est, sans doute, une correction faite pendant le tirage.
L’existence d’une édition presque semblable à celle-ci et, assurément, de la même époque, nous paroît démontrée par des fragments, imprimés d’un seul côté, conservés à la Bibliothèque Nationale (V. 1669. Inv. Réserve).
Ces fragments se composent : lo d’un morceau de feuillet j 2“ de deux feuillets complets ; le tout imprimé d’un seul côté, avec le même caractère courant que notre première édition, mais avec des capitales différentes. Elle a, comme celle-ci, 25 lignes à la page et paroît avoir été faite, page par page et ligne pour ligne, sur cette édition. Ainsi le fragment de six lignes et deux lettres :
Fastes de guornalt (gournault) ny soit mys q gingêbre blanc
est le recto du f. 21 de l’édition Lignerolles. La page qui vient après et dont la première ligne est :
peu de percil ysope et de toutes aultres bônes ber
est le recto du feuillet 25 de cette même édition. Le troisième et dernier feuillet qui commence ainsi ;
chescune tartre huit ou dix tronsons sur bout et est le verso du f. 22.
Nous ne mettrons pas l’édition représentée par les placards de la Bibliothèque Nationale avant l’édition Lignerolles, parce que dans celle-ci le caractère courant est accompagné des capitales qui se trouvent ordinairement jointes à ce caractère, lequel, comme nous l’avons dit, a été employé par plusieurs imprimeurs du xve siècle et dans diverses localités. Il paroît plus naturel de
LE VIANDIER DE TAILLEVENT
croire que les capitales (avec un point dans la panse) qu’on rencontre ordinairement avec ce caractère doivent avoir marché avec lui dès son origine et que celles de ces placards lui ont été adjointes postérieurement pour remplacer les anciennes. Mais comme nous ne connoissons que des livres du xv^ siècle, imprimés avec ce caractère, qu’on ne voit plus au xvi^, nous devons placer l’édition révélée par les placards vers 1490 comme celles de MM. de Lignerolles et Daubrée.
Maintenant, pourquoi ces fragments (probablement retrouvés dans les cartons ou les gardes d’une reliure) sont-ils imprimés d’un seul côté? C’est, sans doute, parce que nous avons sous les yeux des placards comme les imprimeurs en donnent encore aujourd’hui aux auteurs et correcteurs pour être revus et corrigés par eux.
Cj apres sen suyt le viâclier pour appareiller toutes maniérés de viandes que tailleuent queulx du roy nostre syre fist tant pour abiller t appareiller boully rousty poissons de mer et deaue doulce : saulces espices et aultres choses a ce conuenables et necessaires comme cy apres sera dit... — Sans lieu, ni claie, in-4° de 26 feuillets non chilirés, de 31 lignes à la page, signés aiii-diiii.
Édition que nous ne connoissons pas, mais citée par Brunet, Manuel, t.v, col. 647; elle auroil, d’après lui, été imprimée vers 1490, avec les caractères de Pierre Sclienck qui exerçoit à Vienne en Dauphiné. La souscription est la même que celle qui se trouve dans l’exemplaire précédemment décrit.
BIBLIOGRAPHIE
Cy apres sensuyt le viâdier pour appareiller 1 1 toutes maniérés de viandes que tailleuent ] | queulx du roy nostre sire fist tant pour abil 1 1 1er et appareiller bouilly rousty poissons de 1 1 mer et deaue doulce, saulces espices et autres choses 1 1 a ce conuenables t necessaires côme cy apres sera dit. . , — Sans lieu, ni date, in-4° de 28 feuillets non chiffrés, de 31 lignes à la page, signés a-d, caractères gothiques.
Les cahiers a et 6 se composent de huit feuillets ; les cahiers c et d, de six. Nous ne connoissons qu’un exemplaire de cette rarissime édition qui se trouve à la bibliothèque de Grenoble (ü 1127 du catalogue) et que nous a obligeamment communiqué le conservateur de cette bibliothèque, M. Maignien.
L’exemplaire est, malheureusement, incomplet • mais comme son texte paroît avoir été copié sur celui de l’édition que possède iM. de Lignerolles, les recettes étant imprimées dans le même ordre, exactement, et offrant, presque toujours, les mêmes fautes, il n’est pas impossible de déterminer le nombre des feuillets qui manquent. Dans le cahier a, il ne manque que le feuillet a i qui peut très bien être un feuillet blanc j le feuillet a viii est transposé et se trouve parmi les feuillets du cahier c. C’est celui qui^ dans un numérotage au crayon, porte le 11° 16.
Dans le cahier b, manquent 4 feuillets {b iii, biiii, bvelb vi). Les If. b vii et b viii, également transposés, portent les n°s et 12 (toujours dans le numérotage au crayon dont nous venons de parler).
Dans le cahier c, le f. cii n’est pas chiffré - c’est le feuillet numéroté au crayon 9 ; il commence par ces mots : Pour faire iance; le f. c n est numéroté 10 (numérotage au crayon).
Les ff. du cahier d sont dans leur ordre normal. 11 manque donc, en somme, 5 feuillets y compris le f. o i que nous pouvons supposer blanc.
LE VIANDIER DE TAILLEVENT
Le texte du Viandier finit au recto du dernier feuillet, dont le verso est blanc, par cet Explicil : Ci] finisl le Hure de ciiysine nome taillenant lequel || traiete de plusieurs choses appartenant a cuysine.
Plusieurs bibliographes ont cru voir dans le Viandier de la Bibliothèque de Grenoble une impression de Pierre Schenck qui exerça son industrie à Vienne, en Dauphiné. Mais il ne sauroit exister aucun doute à cet égard. Un bibliophile grenoblois, M. Chaper a comparé cette édition du Viandier avec leClamades imprimé par Schenck, et il a consigné, dans une note adressée à M. Claudin qui a bien voulu nous la communiquer, la différence existant entre les caractères employés pour ces deux ouvrages. Nous savons donc déjà que ce n’est pas une 'impression de Pierre Schenck ; il nous restoit à trouver par qui avoit été imprimée cette édition. Or, il résulte de l’examen attentif auquel nous nous sommes livrés que nous nous trouvons en présence d’une impression lyonnoise de la fin du xv^ siècle. Il nous paroît même certain que le Viandier de la bibliothèque de Grenoble a été imprimé avec les caractères de Jean du Pré qui a exercé, à Lyon, de 1486 à 1495 et qui, selon M. Thierry-Poux « ne serait pas le même que le grand typographe du même nom qui a imprimé à Paris et, momentanément, à Chartres et à Abbeville, tant de beaux livres pendant les vingt dernières années du xv^ siècle ».
Nous avons minutieusement comparé les caractères duV/andier avec ceux du Boetius, imprimé à Lyon, en février 1487 (1488, n. st. ) et qui porte le nom de Jean du Pré. Les caractères sont identiques, à part toutefois une légère différence dans le T majuscule. Nous avons également, pour plus de garantie, mesuré au typomètre plusieurs lettres, majuseules et minuscules, et nous avons constaté que, dans l’un et l’autre ouvrage, elles étoient du même corps, identiquement.
Ajoutons que les caractères du Viandier sont très usés, ce qui peut faire supposer, avec quelque raison, que son impression doit être postérieure à celle du Boelius dont les caractères sont très nets, et qu’elle date probablement de la fin de l’exercice de Jean du Pré.
Nous donnons, à la page ci-contre, un fac-similé des caractères employés pour cette édition.
£ î 3 'îPJîs feiifupt le vll&t'cp oourappjrciïkr M X raures niaïucrea oe vianoca que tatUeuciit « ] quculrouropnodrertre ftjhJiitpourattiU
.Ajeret appareiller bomll>> rou|lg poiffoaq be mer etbciueooulce/faulcee efpices et auireo rpbfea 8 ce conuenablee i necelfaû'ed corne cf apres ferabù: i6t prenn'cremeiuou premier dpapicre
36rou et blanc oe djappôo. ÏBlancmengier a polffbn ^lancbroueroalematgne 0alamine Drouet geo; gei traite oe poiWon «rouceoe canelle a cçair dut tre brouetta cl^air /O'eiomiee a poir nouueaulr ou n feues maigre potatge Cretonnee ocfpaigne Cretone nee a poiffon Q6rouer vert a veau ou a poulatlle.grai Oe brouet vert a poiffon Drouet pouffe a veau a pou latite Ctueoe heure ^raue oaiouctee et ocfcremffeu ^Tpaubume a anguille et broebct0oupi^ a mouliar* Oe ^rimolete oe perorio 0emee a eoniiino iS^ibeleil; ooifeaulr oe riuiere 30ouiUf laroe a conniita et poua faille jSrouetrappca veaupouiaiUe venotfô aurfoii pes ^enot'foncÇeureuIaucfouppea '^^enoifon fan> glieraui; fouppes 0oruige oaitguiUea fl^auljrgreiioit frotoe fauce roufl'e a potffone ou aveau viole â pouf fineetveaugelee2lc|?'^fr'wnaigreie îfSoufaeoe Ije» ure iQyco a la tratfoii tris .trbaleltê oe poiffon â6ro« cbei) aiiguiilee a la galéncine 2Lait laroe morterel 0a> bourotoe peciapouffiiie ^roueroe eaillea et efmeifri ne barleob brun ffromaige oe reffe oe fanglier Cfpau le farqte oe mouton mouteatir pouffme farcis Siftorf goiispoi'ffoiierafbiir ffaifaiisftpans armes fayc''
UC} teUcpoteeiK Ijuco oebeufettamcoc vac^e fri
KditiQQ de U Oibliothàque de Qreaoble.
LE VIANDIER DE TAILLEVENT
Si sensuit le viandier pour appareiller toutes 1 1 maniérés de viâdes que tailleuant queux du 1 1 roy nostre sire fist pour appareiller Boully , | j Rously Poisson de mer et deaue doulce, saul ] | ces, espices, t autres choses a ce côuenables et necessaires 1 1 comme cy apres sera dit... — Sans lieu, ni date, iii-40 de 26 feuillets non chilfrés, de 32 ligues à la page pleine, signés a-d, caractères gothiques.
Les cahiers a, b, c sont composés de six feuillets ; le cahier d, de huit. Lef. a/ qui manque dans l’exemplaire que nous décrivons (Bibl. de l’Arsenal, S. et A, n» 6128) pouvoit être blanc; le texte de l’ouvrage commence au recto du f. a H par le titre de départ transcrit plus haut et finit au recto du dernier feuillet (verso blanc) par ces mots : Cy finist le Hure de cuysine nomme
Tailleuant (sic) lequel \\ traicle de plusieurs choses appartenantes a cuysine. Le dernier feuillet est, en partie, coupé horizontalement.
Le filigrane que l’on trouve dans la pâte du papier au f. 5 du cahier a est la roue dentée ; ce filigrane se rencontre spécialement à Lyon ; un autre filigrane que l’on voit au f. 6 du cahier d est une paire de cisailles. Au verso du dernier feuillet, sous le papier qui a servi à renforcer la page, on aperçoit encore une espèce de table manuscrite d’opuscules qui se trouvoient, selon toute vraisemblance, primitivement reliés avec le Viandier. On y lit : Macer de virlulibus hcrbarum, Lucydayre, Remedium contra peslem, etc., opuscules publiés à Lyon ou dans la région. Comme les filigranes dont nous avons parlé plus haut ne se trouvent point dans les impressions de Paris, on doit en conclure que le livre est sorti des jiresses lyonnoises, sans pouvoir cependant en déterminer l’imprimeur. L’impression de ce Viandier paroît pouvoir être fixée de 1500 à 1520.
BIBLIOGRAPHIE
Cj sensuit le viander (sic) pour appareiller toutes 1 1 maniérés de viandes que tailleuât queux du ] j roy nostre sire fist tât por abiller et appareiller 1 1 bouilly rousty poisson de mer t deaue doulce 1 1 saulces espices et autres choses a ce conue 1 1 nables et necessaires côe cy apres sera dit..,. — In-4® de 24 feuillets non chiffrés, de 33 lignes à la page, signés A-C, caractères gothiques.
Les cahiers se composent de huit feuillets. Le feuillet A i manque dans l’exemplaire que nous décrivons (Bibl. Nat., Inv. Réserve, V 16G8), de même que le 8^ feuillet du cahier C. Une note inscrite sur cet exemplaire dit que, sur le feuillet A i se trouvoit le titre suivant ; Le Hure de Cuysine nomme tailleuant. Nous ignorons si l’auteur de la note avoit vu un autre exemplaire avec ce titre ou si c’est une conjecture qu’il a faite. Dans ce dernier cas, il se pourroit que le feuillet A i soit un feuillet blanc et que le titre de départ placé au recto et en tête du feuillet A H tienne lieu de titre.
Le dernier feuillet manquant, nous ne pouvons affirmer que cette édition soit sans lieu ni date ; car l’un et l’autre pourroient s’y trouver. Cependant, le filigrane du papier où se voit la roue dentée nous autorise à dire que c’est une impression lyonnoise, sans que nous puissions l’attribuer à tel ou tel imprimeur. Quant aux caractères, ils ressemblent beaucoup à ceux employés, de 1493 à 1503, par Guillaume Balsarin, libraire et imprimeur à Lyon, notamment à ceux qui ont servi pour la Grande nef des folz du monde (1498), mais il se présente aussi de trop grandes dissemblances pour que nous puissions attribuer cette édition du Viandier à cet imprimeur.
LE VIANDIER DE TAILLEVENT
Tailleuât | [ Grant cuysinier du Roy de france ] ] — Sans date, in-8o de 32 feuillets non chiffrés, de 28 lignes à la page, signés A-D, caractères gothiques.
Au titre, figure sur bois représentant trois personnages, deux hommes debout dont l’un, bossu, porte deux volatiles qu’il tient de la main gauche et un paniei', de la main droite. A gauche, on voit, à travers une lucarne, une tête de femme. Au-dessous de ce bois, un autre bois assez étroit représentant des gens attablés. Les cahiers sont composés de huit feuillets. Le texte commence au verso du titre et finit au bas du recto de l’avantdernier feuillet par ces mots : C Cy tiare de cuysine nôme
Tait II leuenl Nouuellement imprime a Paris \\par Guillaume Nhierd. Imprimeur de\\ mourût en la rue de la iuyfrie a lëseigne\\ Saint. Pierre, ou a la première. Porte || du Palais. Au verso de cet avant-dernier feuillet, la marque de Guillaume Niverd • au recto du dernier, une figure sur bois : un ange dans un entourage gothiquefj et au verso, répétition de la marque de Niverd. Cette marque, tirée sur deux feuillets consécutifs, est une circonstance très rare en bibliographie.
Cette édition a dû être imprimée entre 1516 et 1521, probablement en 1520; suivant M. liavriascfExcerptaColombinianaJ et contrairement à ce que dit Lottin, Niverd auroit pris sa marque en 1511.
Décrit d’après l’exemplaire de Bcckford et de Duquesnoy, maire du arrondissement de Paris, (vente du 7 mars 1803, n» 245, vendu 2 fr.), aujourd’hui faisant partie de la collection de M. le baron Pichon.
BIBLIOGRAPHIE
Tailleuêt 1 1 Grant cuisinyer du jj Roy de France. 1| — Sans date (vers 1520) ; in-8° de 32 feuillets non chiffrés, de 28 lignes à la page, signés A-D, caractères gothiques.
Au titre, même [figure sur bois que dans l’édition précédente, moins le petit bois qui se trouve au-dessous. Au recto du 31e feuillet : (C Cy fine le Hure de cuysine nôme Taille 1| uent nouuellement imprime a Paris par || Guillaume Nyuerd Imprimeur demou || rant en la rue de la iuyfrie a lymage sainct || Pierre ou a la première porte du Pallays. Le verso du 31e feuillet et le recto du 32® sont blancs. Au verso de ce dernier, marque de Guillaume Niverd.
A remarquer que le nom du cuisinier de Charles V est écrit sur le titre : Tailleuêt et non Tailleuàt, comme dans la précédente édition.
ün exemplaire de cette édition, relié par Mouillié, en maroquin vert, ayant appartenu à M. Bourdillon (n° 46 du cat. de 1830), puis à M. le 6““ J. Pichon a été adjugé, (n° 272 du cat. de 1869) 550 fr., plus les frais -, le même, avec la même reliure, s’est vendu 1.600 fr. (n° 107 du cat. de 1888, La Roche-Lacarelle), puis en 1890 (n« 189 du cat. Marquis), 1.580 fr. 11 fait aujourd’hui partie de la collection de M. Théodore Drexel, à Francfort-surle-Mein.
Le hure de lail [ [ leiient grant cuy ] | sinier du Roy de [ 1 France. — Sans date, (vers 1520), petit in-8° de 32 feuillets non chiffrés, de 27 lignes à la page, signés A-D, caractères gothiques.
LE VIANDIER DE TAILLEVENT
Au titre, même figure sur bois que dans les éditions données par Guillaume Niverd. Le texte commence au verso du titre et finit au recto du 32^ feuillet, dont le verso est blanc, par ces mots : C Cy fine le Hure de cuysine nomme Tail || leuant nouuellement imprimée a paris en\\la rue neufue noslre dame a (enseigne de les II eu de France.
L’exemplaire de cette édition que possède la Bibliothèque Nationale (Inv. Réserve. V. 2613) et qui provient de la vente Mac-Carty est incomplet des ff. 6, 7 et 8 du cahier A.
Nous l’attribuons à Jehan II Trepperel.
Le Hure du grant t tresexellent ] | cuysinier Tailleuent, Lequel 1 1 est vtille t proffitable a toutes manie [ ] res de gens Lesqueix ce veullent mes 1 1 lez dabillez toutes sortes de viandes 1 1 tant fresches q sallees Aussi de poys [ | sons de mer q deaue doulce. Pour le 1 1 seruice de Roys, Prîces, q en aultres 1 1 grosses'maisous (sic). — Sans lieu, ni date ; pet, in-8" de 56 feuillets non chiffrés, de 22 lignes à la page, signés A-G, caractères gothiques.
Au-dessous du titre, l’une des marques de Pierre Gaudoul qui fut libraire à Paris de 1514 à 1534. (Silvestre, Marq. lyp., t. i nos 22, 476, et 689). La devise: Sic.Luceal. lux. vestra. Mat. 5., qui se lit ordinairement au bas de cette marque a été remplacée ici par le mot Tailleuent.
Le texte commence au verso du titre et finit au verso du dernier feuillet.
Cette édition (Biblioth. Nat., Inv. Réserve, V 2612) contient de curieuses additions 5 l’œuvre de Taillevent que nous reproduisons plus loin.
BIBLIOGRAPHIE
Le Hure de tailleuant grant cuisinier du Roy de France. On les vent a Parys en la rue neufue nostre Dame a lenseigne de lescu de France. — Sans date, pet. in-8°, caract. goth.
Edition donnée vers 1532.
A la fin ; Cg fine le Hure de cuisine nomme Tailleuât nouuellement imprime a Paris par Alain Lotrian et Denis iannot demourans en la rue neufue nostre Dame a lenseigne de lescu de France.
Le Cuisinier Tailleuent.
Sans lieu ni date, petit in-8° de 28 feuillets non chiffrés, de 32 lignes à la page, signés A-D, caractères gothiques.
Les cahiers A, B, C sont composés de huit feuillets, le cahier D de quatre.
Brunet, Manuel, t. v, col. 647, cite cette édition, mais il ne compte que 24 feuillets. Il est à présumer que l’auteur du Manuel n’aura vu que l’exemplaire incomplet de la Bibliothèque Nationale {Réserve, Z 2122 F. 7) qui n’a, en effet, que 24 feuillets. Le dernier cahier manque. De combien de feuillets se compose ce cahier? C’est, sans doute, de quatre, car le texte qui manque, dans cette édition, ne sauroit tenir dans deux feuillets et il n’en manque toutefois pas assez pour en occuper plus de quatre. Il se peut que le dernier feuillet soit blanc comme il se peut aussi qu’à ce dernier feuillet se trouve le nom de l’imprimeur, son adresse, la date de l’impression.
LE VIANDIER DE TAILLEVENT
C Le liure de 1 1 lailleuent granl cuy ] ] sinier du Roy de | \ France. || — d On les vend a Lyon, en la maison\ \ de feu Barnabe Chaassard, près [ | nostre dame de Confort. (1545), — Petit in -8® de 44 feuillets non chiffrés, de 22 lignes à la page, signés A-F, caractères gothiques.
Les cahiers A, B, C, D, E se composent de huit feuillets, le cahier F, de quatre. Au titre, figure sur bois représentant quatre personnages à table ; dans le coin gauche, un écuyer servant.
Le texte commence au verso du titre et finit au verso du dernier feuillet par ces mots :
c; Cy finist le liure de Tailleuël granl 1| cugsinier. Imprime nouiiellement : a la || yïiazson de feu Barnabe chaussard, près || nostre dame de Confort, m. d. x. l. v.
La Bibliothèque Nationale [Inv. Réserve V 2615) possède l’exemplaire de MM. Coste et Yemeniz qui, à la vente du dernier de ces deux bibliophiles, a été adjugé, en maroquin vert, doublé de maroquin citron (Bauzonnct), 850 francs. Cette édition est portée au cat. Yemeniz (n^ 903) comme ayant été publiée en 1515, et au catal. Coste, (n« 539) en 1510. Il y a là une erreur évidente, puisque le titre porte en la maison de feu Barnabé Chaussard et que Barnabé Chaussard a exercé jusqu’en 1515. Ce qui a pu causer cette erreur, c’est que la lettre placée entre l’a: et le n , de la date, est très peu visible dans l’exemplaire Yemeniz. En la regardant attentivement, on reconnoît que c’est une l qui, selon toute vraisemblance, se sera cassée au tirage. A supposer que ce soit un i, nous aurions 1514 et non 1515. Or, en 1514, Barnabé Chaussard étoit encore vivant.
Un exemplaire de cette édition, provenant de la bibliothèque de M. Rouard, figure au cat. du Ro" James de Rothschild (n° 283) Ajoutons qu’à la vente du duc de la Vallière, (n» 1710 du cat. de Bure) un exemplaire de l’édition donnée par Barnabé Chaussard s’étoit vendu 3 livres !
BIBLIOGRAPHIE
Le 1 1 Livre de 1 1 Tailleuêt grant j | Cuysinier du Roy de 1 1 France. 1 1 Contenant l’art : & science d’appa 1 1 reiller viandes : à sçauoir boul- 1 1 ly, rousty : poisson de mer & 1 1 d’eau douce : sauces, espices & ] | autres choses a ce conuenables 1 1 comme cy apres sera dit. \ \ A Lyon, [ | Par Benoist Rigaud. |j 1580 — In-16 de 96 pages chiffrées.
Le Livre de Taillevent Grand cuysinier du Roy de France. Contenant l’art et science d’appareiller viandes : à sçavoir boully, rousty ; poisson de mer et d’eau douce : sauces, espices et aultres choses à ce conuenables. A Lyon, chez Pierre Rigaud, M. DC III, in-16.
Édition qui figure au catal. Yemeniz (n» 904) mais que nous n’avons pas vue.
Brunet, Manuel, t. V, col. 648, cite une édition de 1602, in-16, portant également le nom de Pierre Rigaud (1).
(1) M. Quérard, Superch. littér., tome III, col. 756, cite l’édition suivante :
— Taillevent, grand cuysinier du Roy de France. — Paris, s. d., pet. iu-8* gotli. Et il ajoute ; réimprimé sous ce titre :
Livre de cuysine très utile et proffitable... par le grand escuyer de cuysine. Paris, s. d., (marque de Pierre Sergent), pet. in-8“ goth., fig. s. bois.
M. Quérard s’est trompé et bien d’autres avec lui. Le Liure de ciipsine n’est pas une réimpression du TaiZZeaent; les deux ouvrages, bien que datant tous deux du XIV* siècle, sont néanmoins absolument distincts, et le texte du premier diffère essentiellement de celui du second. Le Livre de Cuysine très utile est le même ouvrage que le Grand Cuisinier de toute cuisine, que le Livre fort excellent de Cuisine et que le Livre de honnesle volupté. (Voyez Bibliographie gastronomique, col. 227, 367, 526, 527 et 529.)
LE VIANDIER DE TAILLEVENT
Le II Livre de 1 1 Taillevent 1 1 Grand Guy si nier de || France. 1| Contenant l’art : & science d’appareiller 1 1 viandes ; à sçauoir boully, rousty ; pois- 1 1 son de mer & deau douce : sauces, es 1 1 pices & autres choses à ce côuenables : \ | comme cy apres sera dit. | j A Lyon, \ | Chez Pierre Rigaud en ruë Merciere au 1 1 coing de rue Ferrandiere, 1 1 M. DC IIII. — In-16 de 96 pages chiffrées.
Fig. sur bois de Téditioii de 1545.
SUPPLÉMENT
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SUPPLÉMENT
Pendant qu’on achevoit l’impression de ce volume, M. Bernard Prost, à qui nous sommes déjà redevables de plusieurs indications précieuses, nous signaloit une pièce du Trésor des Chartes, datée de novembre 1330, qui nous a paru assez importante pour faire l’objet d’un supplément. Voici cette pièce :
Donalio cujusdam quarterii terrœ facta Guillelmo Tiret
Philippe par la grâce de Dieu Rois de France, nous faisons savoir a tous presens et a venir que, attenduz et considérez les aggreables services que Guillemin Tirel, vallet de cuisine de bouche de nostre très chière compaigne la Royne, nous a faiz en ladite cuisine, en recompensacion des diz services, li avons donné et donnons par ces présentes lettres, pour lui et pour ses hoirs a tousjours mais, de grâce especial fsicj un cartier de terre en l’issue de Saint Germain en Laye et sept chesnes secs qui sont oudit cartier qui se cofronte fsicj d’une partie as terres de Rogier le Sergent et de Pierre Soutiz, d’autre partie, a tenir de lui, de ces fsicj hoirs et de ceus qui de lui auront cause perpetuelement par tel maniéré que li, sui hoir et cil qui de luy auront cause nous paieront chascun an douze deniers de annuel O perpétuel cens, ès termes a coustumes fsic, pour aconstumésj lesquelles choses nous li avons octroyés fsicj, sauve en autres choses nostre droit et en toutes le droit d’autruy. Et pour ce que ce soit ferme et estauble a tousjours mays nous avons fait mettre nostre scel en ces présentes lettres. Donné à Sainte Jame, l’an de grâce mil ccc trente, ou mois de novembre.
Par le Roy a la relation Mess.
G. Brian Sanig (?) '■
Arch. nat., Très, des Chartes, J. J, 06, n“ 817.
(1) Ce doit être plutôt Saing, inai.s le trait qui représente le point de i’i est bien sur le jambage qui précède le rj.
Cette pièce, indépendamment de la donation peu importante qu’elle constate, nous apprend que Taillevent, enfant de cuisine de la reine Jehanne d’Évreux, troisième femme de Charles le Bel, en 1326, étoit, en 1330, valet de cuisine de bouche de la reine Jeanne de Bourgogne, femme de Philippe de Valois. Il étoit encore jeune et le nom Guillemin, diminutif de Guillaume, semble confirmer cette opinion; mais on ne peut guère supposer qu’il eût alors moins de vingt ans, peut-être même vingt-un ou vingtdeux, car il faut admettre qu’il avoit servi quelque temps la reine pour avoir eu celui de rendre au roi les services dont il est parlé dans la charte.
La date de 1310 que nous avons indiquée ( p. xxxii) est très rationnelle ; mais si elle n’est pas exacte, il faudroit plutôt la reculer et Taillevent, quand il étoit enfant de cuisine, en 1326, avoit nécessairement bien plus de onze ans ; il en avoit au moins seize et il en résulte que, lorsqu’il mourut, en 1395, il avoit atteint l’àge de quatre-vingt-cinq ans. Cela n’a rien d’impossible.
D’autre part, on ne peut supposer que ce Guillemin Tirel soit un autre personnage que notre Guillaume, car l’intitulé de la charte porte : Donatio facta Giiillelmo Tirel. Or, Guillelmiis est bien Guillaume.