PLUS GRAND COMMUN DIVISEUR ALGÉBRIQUE
En effet, si on multiplie A et B par M, tous les restes des divisions successives qui conduisent au plus grand commun diviseur se trouvent multipliés par M ; il en est donc de même pour le plus grand commun diviseur qui est le dernier de ces restes.
Si on divise deux polynômes k etB par leur plus grand commun diviseur D, les quotients obtenus Q et Q' sont premiers entre eux.
En effet, si Q et Q' avaient un diviseur commun r/, autre qu'une constante, on aurait Q = dq, Q' == dq' , A = Y)dq, B = Y)dq\ Dr/ serait un diviseur de A et de B, et D ne serait pas le diviseur commun du degré le plus élevé.
53. Théorème. — SI un polynôme entier en x divise un produit de deux fadeurs et est premier avec l'un deux, il divise l'autre.
Soient A, B, G des polynômes entiers en x, si G divise AB et est premier avec A, G doit diviser B.
En effet G et A étant premiers entre eux ont pour plus grand commun diviseur une constante h; GB et AB, d'après un théorème précédent, ont pour plus grand' commun diviseur /iB.
Mais G divise AB par hypothèse, il divise évidemment GB, donc il divise le plus grand commun diviseur de ces deux polynômes /iB, et par suite B, qui n'en diffère que par un facteur constant.
54. Théorème. — Si deux polynômes entiers en x, A et B, sont prenners entre eux, on peut déterminer des polynômes entiers en X, A' et B', tels que l'on ait identiquement :
AB'-+-BA = i.
En effet, soient :
A = BQ -hR
les identités correspondant aux divisions successives qui condui- ^sent au plus grand commun diviseur de A et de B ; chacun des
restes R, R^ peut s'exprimer en fonction linéaire et homogène de A et de B, par exemple :
R ..= A — BQ
R, = B — RQ, B - Q, (A - BQ)
Il en sera de même du plus grand couuiiun diviseur D, qui est le dernier de ces restes, et l'on aura l'identité
AB, + liAj = D
Aj et Bj représentant des polynômes entiers en x.
D étant une constante différente de zéro, on peut diviser par D les deux membres de l'identité précédente, et l'on aura, en
désignant par A' et B' les quotients j^* et W^, qui sont des polynômes entiers en x,
AB' + BA'=i.
55. — Théorème. — Si deux polynômes entiers en x, A et B, de degrés p et q respectivement, ont un diviseur commun de degré n, on peut trouver deux autres polynômes A, et J3i, de degrés p — n et q — n respectivement j tels que l'on ait identiquement
AB, -f-BAj =0.
Soit D le diviseur commun de degré n des deux polynômes A et B. On a identiquement
A = DQ, B = DO,,
Q étant un polynôme de degré p — n, et Q, un polynôme de degré q — n. On en déduit
AQ, = i)QQ,, BQ = DQ,Q.
et par suite
AQ, — BQ =z o.
Cette dernière égalité est de la forme voulue ; si l'on pose en effet Q == — A,, Q, ^.^ B,, elle s'écrit AB, -\- BA, =z o, Ai étant un polynôme de degré/) — n, et B, un polynôme de degré q — n.
La proposition réciproque peut être énoncée comme il suit :