‹ Leçons d'algèbreChapitre 131 sur 226 · ET DE LOG · texte numérisé non relu

ET DE LOG

îSOO. Développement de log (1 — x). Si l’on divise 1 par 1 — x, on obtiendra facilement (387) la série indéfinie :

r-^— = 1 -+- x x? -j-x’-f- ••• + etc. [1].

Cette série est convergente si x est < 1 (383).

Or, d’une part, si l’on considère la série également convergente

*+ï+ï+ï+-+S+ett- “•

et que l’on forme sa dérivée , on retrouvera précisément (490 et 492) la série [1], D’une autre part, est évidemment la

dérivée de — ~^oj, ~~ ~ (490) *. Donc la série [2] et —

ayant des dérivées égales , ne peuvent différer que par une constante C ; donc :

log(l — x)r , , xt , , & ,

" loge -C + ^+2 + 3+T + -

et par suite

log(l— *)=— loge (c + x + ^ + | + J + -)-

Or, pour le cas particulier de a:=0, le second membre doit se réduire au logarithme de 1, c’est-à-dire à zéro; donc C=0, donc enfin :

log (1 — x) =— loge ^ . .. 4-^pi +•■■ •) [3]

* On a en effet, si «= 1 — x, d’après le principe des fonctions : dérivée de dérivée de (I— sr) = -f ^

ou, en prenant les logarithmes népériens :

(■yJk fjrX \

+i+t+-+2^ti+-)[4]'

801. Développement de log (1 + x). On obtient, en divisant 1 par 1 -J- x, la série convergente :

— -î — =: 1 — x -4- x* — a? -1- ... 4- x*“ — etc.

Le second membre est évidemment la dérivée de la série :

jJlW-l

x1 . x3 xi ,

• etc. ;

le premier membre est la dérivée de ^ ; et l’on arri-

vera facilement , en raisonnant comme au n° précédent, aux formules

/ Ail aJ AifE+l V

log(l+*)=loge(*— f+f-f+-.+^ + ...)[51,

Ces formules, comme les précédentes, supposent essentiellement que x est < 1 , autrement, les séries qui forment les seconds membres seraient divergentes.

802. Si l'on retranche l’un de l’autre les développements de log (1 — x) et de log (1 + x) , on trouvera :

1 og ( 1 -f x) — 1 og ( 1 — x) = 2 1 og e (x + ^ + . . . H- + . . . ) ,

l08(f=l)=sl0*e(*+f+-+^î+-)-

Posons actuellement :

d’où

viendra , en observant que log

Iog(n-fs)— logn,

Si l’on fait z= 1 , on aura :

i«(«+ 1)= io,. +Iio, '[ârfî+|(Sqr,)’+î(s!B),+ ...] m.

formule très-convergente , au moyen de laquelle on pourra calculer le logarithme d’un nombre quelconque (»-f- 1) , connaissant le logarithme du nombre précédent ». Or, on connaît le logarithme de 1, qui est 0; on aura donc successivement :

log 3=log2+2 log, [i+l(‘y+^0'+-]

803. En considérant le système de logarithmes dont la base est a, la formule [7] deviendra :

formule au moyen de laquelle on calculera facilement les logarithmes népériens des nombres.

Pour calculer les logarithmes vulgaires, dans le système dont la base est 10 , au moyen de la formule [7], il faudra commencer par déterminer le logarithme de e dans ce système. Or, on a :

lO'-F^e,

d’où en prenant les logarithmes népériens :

IogellO=le=l

l0*'=nô-

Il faudra donc calculer le logarithme népérien de 10, ce

qui est facile au moyen de la formule [8]. En effet :

on déterminera 12 en faisant n=l dans [8], et on en déduira 14 = 2. 12; puis, en se servant encore de la formule [8], on calculera 1(4 + 1) au moyen de 14.

§ m DÉVELOPPEMENT EN SÉRIE DE ARC TANG x.

504. Si nous développons le quotient de 1 par 1 + x*, nous obtiendrons la série indéfinie

série convergente, si l’on suppose que la variable x reste comprise entre 0 et 1 .

Or, le second membre est la dérivée de la série :

Le premier membre est (499, 3e) la dérivée de arc tang x (remarquons que x variant entre 0 et 1 , la fonction arc tangx

varie entre 0 et ^ et n’a qu’une seule valeur pour chaque valeur de x , de sorte qu’elle est définie d’une manière précise) ; on aura donc

arctangx = +| — j + ~y + .... [1]

(la constante est nulle , puisque le second membre doit s’annuler pour x=0). Cette série est convergente pour x ^ 1.

Si l’on observe que arc tang ( — x) = — arc tangx, on en conclura que

arc tang(— x)=+^^ — t^+t^ —etc.

La formule [1] est donc vraie pour toutes les valeurs de x, comprises entre — l et + 1 .

SOS. Si l’on suppose dans la formule [1] x=l, d’où arc tang* = ^ , il viendra :

Page 1