Supposons que tous les termes de la série
"o + «1 + «I + + u, + etc.
n’aient pas le même signe , et soient
U, , U, , U, UB, etc.
leurs valeurs numériques. Si ces valeurs forment une série convergente, il est facile de voir que la série -f u,-j-.r. sera à plus forte raison convergente. En effet, U0-|-Ui-|-Ui-f— ••
étant convergente , la somme U„ -{- U»+J -|- UB+ pourra
devenir moindre que toute Kmite assignable (377). Or il en sera de même a fortiori pour la somme w„ -f u,1+1 . • * •
formée de quantités ayant respectivement les mêmes valeurs numériques que celle de la première somme , sans être toutes positives ; donc la série u0 -j- u, -f- u, -f- sera convergente (378). . .
388. Si les termes d'une série sont alternativement positifs et négatifs , et qu’ils décroissent indéfiniment , la série est convergente. '
Considérons , en effet , la série
«o — + — + «, — «*+,, etc.
Je peux l’écrire de la manière suivante :
(«o— «»+ u,— Ma-f («**— «-+») — (u***— un+0 — etc.
Chaque terme étant , par hypothèse , plus petit que le précédent , les différences placées entre parenthèses sont toutes positives ; donc la somme de la série indéfiniment prolongée est
Si maintenant j’écris la série proposée sous la forme
(M» — «1 + Ul — «> -)-•••+ «» — «.+») + (««+» — “»+*)
+ («„+,— «„*) + etc. ,
on reconnaît que la somme de la série est
r HOC SESSIONS ST SÉRIES.
Ainsi la somme de la série est comprise entre deux quantités qui ne diffèrent que par le terme «„+, ; et comme la limite de ce terme est zéro, on voit que la série prolongée indéfini-' ment pourra différer d’aussi peu que l’on voudra de chacune d’elles. Cette série est donc convergente.
En s’arrêtant au terme positif «„ , on a pour la somme de la série une valeur trop grande ; et cette valeur devient trop petite, si on la diminue de «„+, ; l’errdtir commise en adoptant l’une ou l’autre de ces valeurs est donc plus petite que «n+i.
5117. Il existe plusieurs procédés pour développer en série une expression algébrique. La formule du binôme permet de développer facilement un radical; ainsi on trouvera pour y/l -f-x et \J\ — x '•
va+*=(i+*p=i+1 T+5î-sî+.le. -
,/r=T= (1 - *)■ = 1 - j — g- - s - g,- etc.
Ces formules peuvent servir à calculer rapidement les valeurs de ces radicaux , lorsque x est très-petit , en prenant seulement les premiers termes de la série.
La division algébrique peut également conduire à un développement en série. Ainsi
1 — x-f-x* — a? + etc.