ESCOMPTE
en toutes lettres la somme qu'il veut payer, ainsi que la date du jour. Le chèque doit être présenté chez le banquier dans un délai très court (cinq jours pour une même ville, huit jours s'il doit être payé dans une place autre que celle où il a été émis). Il peut d'ailleur$ être négocié, remis à un tiers en paiement. La somme qu'il porte ne doit pas être supérieure à lapwision chez le banquier de celui qui Ta émis, c'est-à-dire à la balance des capitaux relative au moment où il est émis. Les intérêts des comptes de chèques sont habituellement
très faibles : ce sont des nombres tels que 5, 1, - V».
384. Escompte. — Escompter une somme payable à ferme, c'està-dire à une date déterminée, dans l'avenir, c'est fournir immédiatement cette somme, diminuée d'une certaine quantité, qui est ce qu'on appelle Vescompie de cette somme. Cette opération s'effectue principalement sur les effets de commerce. Un effet de commerce est un engagement écrit par lequel un négociant promet de payer à une personne déterminée ou à son ordre, à une date fixe, une certaine somme, pour marchandises reçues. Cette somme est la valeur nominale de l'effet; la date à laquelle doit se faire le paiement est X échéance. L'intérêt que porterait cette somme entre une date déterminée et l'échéance est Vescompie commercial-, la valeur nominale diminuée de l'escompte commercial est la valeur escomptée ou la valeur au comptant de Teffet, à la date considérée. Le possesseur de l'effet peut, s'il veut se procurer du numéraire, se présenter avant l'échéance chez un banquier qui fait ^escompte. Le banquier lui remet, en échange de l'effet dont il devient possesseur, la valeur au comptant de cet effet le jour où on le lui présente; le jour de l'échéance il touchera la valeur nominale; la différence sera son bénéfice. Au lieu de présenter l'effet de commerce au banquier, son possesseur peut d'ailleurs le donner en paiement à un autre négociant, qui le reçoit pour une somme égale à la valeur au comptant, le jour de la transaction. Ajoutons enfin que, outre l'escompte, le banquier peut percevoir une commission, évaluée à tant pour cent
de la valeur nominale, par exemple -V» ou — — de la valeur nomi-
nale, et encore un change de place, évalué de la même façon, si la valeur nominale de l'effet doit être payée dans une autre ville que celle où il réside. En dehors de ces frais accessoires, le calcul de l'escompte commercial étant un simple calcul d'intérêt, il n'y a pas lieu de nous y arrêter davantage.
Tamnbht. 23
385. L*usage d'après lequel on calcule Tescompte commercial n'est pas conforme à la notion que Ton a de l'intérêt. Si A est la valeur nominale de reffet payable dans n jours, le banquier paie au possesseur de Teffet \'\
somme A ( 1 — -), en désignant toujours par d le diviseur relatif au taux
de rintérôt. Il devrait "en réalité payer la somme B qui, placée au même taux pendant n jours, acquerrait la valeur A (n" 378). Au bout de n jours»
la valeur arquise par la somme B est B ( 1 + -j V. on devrait donc avoir :
L'escompte serait alors
au lieu d'être A-j-, l'escompte calculé par la formule
est ce qu'on appelle l'escompte en dedans; il est plus faible que l'escompte commercial; la règle usuelle est donc avantageuse au banquier : toutefois la différence est faible, si l'effet n'est pas à longue échéance ; il est eu
effet aisé de voir qu'elle est moindre que A( -^J , c'est-à-dire moindre que
l'escompte commercial multiplié par -j , nombre qui, habituellement, est
petit. Si, par exemple le taux de l'intérêt est 6 Vo, si la valeur nominale est égale à 9000 francs, si enfin l'effet est à 90 jourSj c'est-à-dire payable dans 90 jours, l'escompte commercial serait de 135 francs et l'escompte en <ledans à peu près égal à 133 francs.
Quoi qu'il en soit, c'est l'usage de Tescompte commercial qui a prévalu, et dans les problèmes qui suivent, c'est de cet escompte seul que Ton parlera.
3B6. On a plusieurs effets de commerce payables à des échéances diverses; ou connaît ces échéances ainsi que les valeurs nominales de ces effets; on veut les remplacer par un seul effet payable à une époque déterminée, dite échéance commune ; quelle devra être la valeur nominale de cet effet unique ?