Rappelons et complétons la définition du n"238. Soit
une suite infinie donnée de nombres rationnels ou irrationnels : en disant que cette suite est infinie, nous entendons seulement que chacun de ses termes est suivi d'un autre; en disant qu'elle est donnée, nous entendous qu'on se donne un moyen de calculer un terme quelconque connaissant son rang : si ce terme était irrationnel, cela voudrait dire qu'on se donne la loi do séparation des nombres rationnels en deux catégories qui le définit.
On dit que cette suite a une limite, ou mieux que a„ a une limite quand n grandit indéfiniment, ou pour n infini, s'il existe un nombre A jouissant de la propriété suivante : quelque petit que soit le nombre t, autre que zéro, on peut lui faire correspondre un nombre entier p tel que tous les termes de la suite qui suivent le p**™*^ aient avec A une différence moindre que t. A est alors la limite de la suite (ou la limite de a„, pour n infini).
464. Considérons, par exemple, un nombre irrationnel A et la suite de
Ton ait -— < t, et il est clair que l'on aura A — «,i < c, pourvu que l'on
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ses valeurs approchées à — » — , ... , — , ... près, par défaut, a,, a^, ... ,
a„, ... . La différence A — a„ est inférieure à — : quel que soit le nombre • autre que zéro, on peut évidemment trouver un nombre entier p, tel que
suppose n supérieur (ou égal) à p. A est donc la limite de la suite précédente.
Ainsi un nombre irrationnel quelconque est la limite, quand n grandit indéfiniment, du nombre que Ton déduit de sa représentation décimale en conservant n chiffres décimaux.
On voit aussi bien que le nombre irrationnel A est la limite de la suite
formée par les valeurs approchées à — , — » .... — , .... près, par excès. ^ ^^ 10 100 10" '^ '^