‹ Leçons d'arithmétique théorique et pratiqueChapitre 218 sur 235 · THÉORÈME DE WILSON · texte numérisé non relu

THÉORÈME DE WILSON

Si on considère la suite a, 24, ..…., (b —1)a, les seuls termes de cette suite qui, relativement au module b, fournissent des termes premiers à b sont les nombres 7,4, 74, .…, 7,4; ces termes fournissent d’ailleurs comme restes des nombres distincts, inférieurs à b et premiers à b, c’est-à-dire les nombres 7, los, TX pris dans un certain ordre. Dans leur ensemble, les nombres r,4, 1,4, ..…,7,4S0ntdonc congrus (mod. b) aux nombres 7, lo, ..., Ty: il en résulte que (a* —1}r,r,… r, est divisible par b; mais ce dernier nombre étant premier à 74, Ta …, gs il faut que l'on ait

d'—1—=0 (mod.b).

C'est dans cette congruence que consiste le théorème d'Euler : il contient le théorème de Fermat, car si b est un nombre premier, # est égal à b—1.

On donnera plus loin un procédé pour calculer le nombre #, connaissant b (n° 527). Observons seulement ici que le théorème de Fermat généralisé fournit, si l’on sait calculer 4, un moyen de résoudre la congruence du premier degré

ax + a = 0 (mod. b),

en supposant a et b premiers entre eux; il suffira, en effet, de prendre

æ= — da! (mod. b).

En particulier, si b était premier, on pourrait prendre, en vertu du théorème de Fermat lui-même,

æ—=—a'a? {mod.b).

$ 4. — Nouvelle démonstration du théorème de Fermat. Théorème de Wilson. Restes quadratiques.

516. Revenons au théorème de Fermat pour en présenter la démonstration sous une autre forme, qui va nous conduire à des conséquences nouvelles et importantes.

Soit p un nombre premier plus grand que 2 et a l’un des nombres 1,2,..., p—1; soit D un nombre quelconque, non divisible par p.

La congruence

ax=D (mod.p)

admet une racine, puisque p est premier à a; cette racine, ne pouvant être 0, est congrue (mod. p) à l’un des nombres 1, 2, …, p — 1; il y a donc parmi ces nombres un nombre a’ et un-seul tel que l'on ait

aa = (mod. p).

Ce nombre a’ peut être égal au nombre a ou différent; s’il lui est égal, c’est que l’on a \ =D (mod.p)

et que, par conséquent, la congruence du second degré

x =D (mod. p) admet une solution a.

Ceci posé, deux cas peuvent se présenter.

1° Le nombre D est tel que la congruence

=D (mod. p)

ne puisse pas être vérifiée; s’il en est ainsi, les nombres a, a! pris parmi les nombres 1,2, ..…., p — 1 sont certainement différents et ces p — 1 der-

niers nombres peuvent être séparés en Ls . couples tels que le produit de.

deux nombres pris dans un même couple soit toujours congru à D (mod. p};

dans ce cas, on a p—1

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