NUMÉRATION. PRATIQUE DES OPÉRATIONS
$ 1. — Numération parlée.
69. Je vais maintenant m'occuper de la façon dont on nomme les nombres. Si l’on se bornait à donner aux nombres des noms différents entre eux, d'ailleurs quelconques, la mémoire ne pourrait retenir que bien peu de ces noms ; en outre, en nommant l'un de ces nombres, on aurait difficilement idée de son ordre de grandeur, de sa place dans la suite naturelle. Nous allons voir comment, au moyen d'un petit nombre de mots combinés entre eux d'après des règles simples, on apu nommer beaucoup de nombres et leur attribuer des noms qui donnent de suite une idée de leur grandeur.
J'ai déjà dit qu'on avait donné aux premiers nombres de la suite
naturelle les noms :
un, deux, trois, quatre, cinq, Six, Sepi, huit, neuf, dix,
On nomme les neuf nombres qui suivent dix, en plaçantle mot dix devant les neuf premiers nombres ; ainsi, l’on dit:
dix-un, dix-deux, dix-trois, dix-quatre, dix-cinq, dix-six, 2 dix-sept, dix-huit, dix-neuf.
Dix-un, par définition, s’obtent en ajoutant un à dix; dix-deux s'obtient én ajoutant un à dix-un, et par conséquent, en ajoutant un
et un, ou deux, à dix. C’est une application de ce théorème quon
obtient le même résultat en ajoutant à un même nombre deux nombres successivement ou bien leur somme, un et un, ou leur somme deux: de même, dix-trois peut être regardé soit comme dix-deux plus un, soit comme lasomme de dix et de trois, etc. Dans les mots dix-un, dix-deux, …, dix-neuf, le trait d'union a le même sens que le mot plus.
Au lieu des mots dix-un, dix-deux, dix-trois, dix-quatre, dix-cinq,