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dix-six, l'usage a fait prévaloir les mots onze, douze, treize, quatorze, quinze, seize.
Après dix-neuf, la même règle conduirait à dire dix-dix; ce nombre n’est autre chose que la somme dix plus dix, ou deux fois dix ; ce nombre deux fois dix s'appelle vingt; on désigne de même les neuf nombres qui suivent vingt en faisant précéder du mot vingt les noms des neuf premiers nombres : ainsi, l'on dit vingt-un, vingtdeux,.…, vingt-neuf; la même observation que l'on a faite plus haut s'applique encore : ces mots ont le même sens que vingt plus un, vingt plus deux, …, vingt plus neuf. Après vingt-neuf, au lieu de vingt plus dix, ou de deux fois dix plus dix, ou de trois fois dix (1), on dit trente ; et l’on continue de la même façon en disant trente-un, trente-deux, …, trente-neuf ; il suffira ensuite de dire que les mots quarante, cinquante, soixante, septante, octante ou huitante. nonante, cent ont le même sens que : quatre fois dix, cinq fois dix, six fois dix, sept fois dix, huit fois dix, neuf fois dix, dix fois dix, pour savoir comment on nomme les cent premiers nombres de la
suite naturelle.
Toutefois l'usage a apporté quelques dérogations à ces règles : au
lieu de septante, on dit soixante-dix ; on dit de même soixante-onze,
soixante-douze, soixante-treize, .…, soixante-dix-neuf, au lieu de septante-un, septante-deux, septante-trois,.…, septante-neuf; puis on dit quatre-vingts (*) au lieu de huitante, quatre-vingt-dix au lieu de ponante, puis quatre-vingt-onze, quatre-vingt-douze..., quatre-vingtdix-neuf au lieu de nonante-un, nonante-deux, ..., nonante-neuf.
On nomme les quatre-vingt-dix-neuf nombres qui suivent cent en plaçant le mot cent devant les noms des quatre-vingt-dix-neuf premiers nombres ; cent quatre-vingt-dix-neuf plus un, c'est la même chose, en vertu d’une remarque déjà faite, que cent plus cent ou deux fois cent ; au lieu de deux fois cent on dit deux cents ; on dira de même trois cents, quatre cents,.….., neuf cents au lieu de trois fois cent, quatre fois cent, …, neuf fois cent. Les noms des quatre-vingtdix-neuf nombres qui suivent deux cents se nomment en plaçant les mots deux cents devant les noms des quatre-vingt-dix-neuf premiers
4. Le lecteur observera que, en disant « deux fois dix plus dix est la même chose que trois fois dx », on applique en fait le théorème du n° 42 (p. 33). La même observation s'applique plusieurs fois.
2, C'est le reste de façons de parler qui ont encore leur trace dans les expressions six-vingts, quinze-vingts. Quatre-vingts, six-vingts, quinze-vingts ont le sens de quatre fois vingl, six fois vingt, quinze fois vingt. Le trait d'union indique ici, non une addition comme dans les mots dixsept, dix-huit... mais une multiplication. Les anciennes expressions septante, octante ou huitante, nonante se sont conservées dans la Suisse romande; il est regrettable qu'elles soient tombées en
désuétude chez nous.
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nombres ; deux cent quatre-vingt-dix-neuf plus un c’est deux cents plus cent, ou trois cents ; et ainsi de suite. On nomme ainsi tous les nombres jusqu'à neuf cent quatre-vingt-dix-neuf ; neuf cent quatrevingt-dix-neuf plus un, c’est neuf cents plus cent, ou ax fois cent ; au bee de dix fois cent, on dit mille.
Arrêtons-nous un instant ici, supprimons toutes les irrégularités de langage que l'usage a introduites dans la facon de nommer les mille premiers nombres, et remarquons même qu’au lieu d'employer les mots vingt, trente, .…., nonante, on aurait très bien pu dire deux dix, trois dix, .…., neuf dix, comme on dit ensuite deux cents, trois cents, …, neuf cents ; au lieu de dire vingt-un, vingt-deux, .…, on dirait deux dix un, deux dix deux, etc. ; la numération parlée serait alors entièrement régulière jusqu'à mille ; les mots nouveaux qu’on est obligé d'introduire après les noms des neuf premiers nombres sont dix, qui vaut dix unités, cent qui, vaut dix fois dix, mille qui vaut dix fois cent ; en sorte que, avec douze mots différents, on a pu nommer les mille premiers nombres ; en outre, on voit que, après les dix premiers nombres, les mots nouveaux s’introduisent pour nommer des nombres qui sont de dix en dix fois plus grands. Il aurait peut-être été plus régulier de continuer ainsi et de créer des mots nouveaux pour dire dix fois mille, cent fois mille, etc... :; mais c’est une autre règle qui a prévalu.
On compte par mille comme on a compté jusqu'ici par unités, <’est-à-dire qu'on emploie les expressions deux mille, trois mille, …, dix mille, .…, vingt mille, …, quatre-vingt-dix-neuf mille, cent mille, deux cent mille, ..…., neuf cent quatre-vingt-dix-neuf mille, avec le mème sens que deux fois mille, trois fois mille, ..…, dix fois mille, | vingt-lois mille, .…, quatre-vingt-dix-neuf fois mille, cent fois mille, deux cents fois mille, ..…., neuf cent quatre-vinet-dix-neuf fois mille, et l'on ne crée de mot nouveau que pour mille fois mille, que l'on appelle un million.
Pour nommer les neuf cent quatre-vingt-dix-neuf nombres qui suivent mille, on fait précéder du mot mille (ou mil) les noms des neuf cent quatre-vingt-dix-neuf premiers nombres ; ainsi l’on dit : mille un, mille deux, .…., mille neuf cent quatre-vinet- dix- neuf ; mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf plus un, c’est mille plus mille ou deux mille; de même entre deux mille et trois mille, …., entre neuf cent quatre-vingt-dix-neuf mille et un million.
On compte ensuite par millions, en disant deux millions, trois millions, .…., neuf cent quatre-vingt-dix-neuf millions, avec le sens de deux fois un million, trois fois un million, .., neuf cent quatre-