‹ Leçons de calcul différentiel et de calcul intégral (volume 2)Chapitre 40 sur 84 · Scolie i". En général, on a · texte numérisé non relu

Scolie i". En général, on a

ou

dr^ ""d^r djr -d^

da^^^ d^u dx d^u

"dp 1y^

et par conséquent, i° d*u aura constamment le signe

de -7-^, SI 1 équation

fl?*a d*u

djr^ dxdy dy dx*

dx^ d^u djp d*u

dp dp'

n'a que des racines imaginaires, c'est-à-dire si Ton a

/ d*u Y d*u d^u \dxdy) ^r»" Ij^ ^ ® '

ce qui exige que — -^ et ^-^ soient des quantités de

même signe 5 la fonction u admettra donc un maximum si Ton a à la fois

d^u / d^uy dHid^u

dp "^ ^ ' \dxdyj dp 1j^ <- ^ '

l38 CALCUL DIFFÉRENTIEL.

les équations

du du

se réduiront à

p{p — x){ip — iy — j;) = o ;

on ne peut poser ni p — y = o, ni^ — j: = o, puisque sans cela on aurait

ou

ce qui est absurde \ il faudra donc que Ton ait

2/? — 2 jr — ^ = G , 2/? — 2^ — j: = o , d'où

x=x=\p, z=ip'^x^y=\p.

De plus, pour ces valeurs de a: et de j", on aura

iterf^^ 2 *

— est négatif, et de plus

dy

\dxdy) dy^ dx^ i^ 4

les valeurs de a: et de y donnent donc un maximum de la. fonction zx, et le plus grand des triangles isopérimètres est le triangle équilatéral.

2™^ Exemple, De tous les parallélépipèdes inscrits dans une sphère, quel est le plus grand?

QUINZIEME LEÇON. j^g

Solution. Tous les parallélépipèdes inscrits sont des parallélépipèdes rectangles , leur centre coïncide avec le centre de la sphère, leur diagonale est le diamètre D de la sphère , et en désignant par x^ y deux des côtés ,

le troisième z = kD* — x^ — y^. Cela posé, le volui^e du parallélépipède sera

tf = xyz = xy I/D* — x^ — 7» , du . yr- : x'y

du X ,^

donc

rv 1 1 1 -1 1 d^u d*u d^u

Ueplus, les valeurs correspondantes de -; — , -r-r 9 -r—

^ ^ dx^ dxdy ' dy^

s'obtiendront facilement en ayant égard aux équations

D' — 2j:' — jr»=o, D* — 2j* — a**=o, et Ton trouvera

d^u 2D fl?*w 4D d^u 4^

dx£fy y/3' dx* y/3' //^» y/3'

donc

— <Oi

dy'

^ le parallélépipède maximum sera donc le cube qui a pour

côté — — .

l4o CALCUL DIFFÉRENTIEL.

3"** Application. Soit F (-s) une fonction entière et réelle de z^ si l'on pose z = x+y \/ — i, on aura

f(x + jï/^) = R (cosT + ï/IITsinT) , Y{x—y 1/^) = r(cosT — V/^^sînT), R» = f(:c + yy/^) F(:c— yV^^

Cela posé , il sera facile de prouver que si le module R admet pour z =.x + j^l/— I une valeur minimum, cette valeur minimum sera nécessairement nulle. En effet, soit

F^'*^(j: '±:.y\/ — i ) la première des dérivées qui ne s'évanouisse pas pour z=^x -^yV^—^t de sorte que Ton ait

Téquation connue

donnera , en y faisant

£/».R»= ^«[F(j?+jrV/:iT)F(^— /\/^)]

d'où l'on tire, en posant

X + yX/"^! = r(cos f-|- V/^ sinr), d::p-f-^(/CI7 = p(cosr-|-V^ — « sinr), F (») (x ± j V<^)=: R„(cosT„ -h V<^ sin T„), rf«.R» = 2RR„f« cos(T„ — T H- m-);

or, si la valeur minimum de R ou de R" n'était pas nulle, rf".R' changerait évidemment de signe dans le cas où l'on

QUINZIÈME LEÇON. l4l

donnerait à r, et par suite à dx et dy^ certaines valeurs,

par exemple si 1 on changeait t en t H tt , et par

conséquent la valeur de R dont il est question ne pourrait pas être une valeur minimum.

On démontre facilement , à l'aide de ce qui précède , que toute équation entière

à coefficients réels ou imaginaires, admet une ou plusieurs racines réelles ou imaginaires. En eflfet, le module R qui, en désignant par jO,, j&s, . . . pm l^s modules des coefficients Aj , As, As,. • • A^, est toujours plus grand que

et plus petit que

finit par croître indéfiniment avec rou avec a:, j^. Cela posé, parmi toutes les valeurs que prend le module R pour des valeurs finies de a: et de j^, il en est nécessairement une plus petite que toutes les autres : or cette valeur minimum est nécessairement o , comme on vient de le protiver; il existe donc une ou plusieurs valeurs de z de la

forme z = a -|- 6 \^ — i , propres à vérifier Téquation R = o et par conséquent F (a:) = o.

On trouvera plus de détails sur les conditions nécessaires pour qu^une fonction m, d'un nombre quelconque de variables indépendantes, admette un maximum ou un minimum, dans le Calcul différentiel de M, Cauchy, 21"® leçon.

Suite des applications analytiques.

DEUXIÈME APPLICATION. Moxima €t mùuma des fonctions de plusieurs variables, liées entre elles par plusieurs équations.

78. Si les n variables x^ y^ z^. , . au lieu d'être indépendantes , comme on l'a supposé jusqu'ici , étaient liées entre elles par m équations p'==o, tv=o... , pour déduire de la méthode indiquée les maxima et les minima. de la fonction « = F (a: , j^, z , . . . ) , il faudrai t commencer par élîminer de cette fonction m variables différentes à l'aide des m équations données ^ après cette élimination les variables qui resteraient , au nombre de n — m , devraient être considérées comme indépendantes , et l'on égalerait, comme ci-dessus , du ko^ ou à l'infini , etc. Mais la recherche des maxima et des minima peut , dans ce cas ^ être beaucoup simplifiée.

En effet , différentions la fonction m en y conservant toutes les variables données x^jr^ ^,... Téquation du=o deviendra

du du du

et renfermera les n différentielles dx , dy, dz. . . dont n — m seulement sont réellement indépendantes , les

SEIZIÈME LEÇON. l43

m autres pouvant être exprimées à l'aide des m équations 4

du dv , ^ dv ,

^ ^ ^ dw , d(v , dw .

y- dx -jr -y- dy -^ -—■ dz. . . =0,... etc. dx ajr dz

Cela posé, l'équation du = o devant être vérifiée dans le cas du maximum ou du minimum , quelles que soient les diflFérentielles des variables indépendantes , il est clair que si Ton élimine de cette équation un nombre m de différentielles à l'aide des formules (2), les coeflScients des m — n différentielles restantes devront être séparément égalés à o. Or, pour effectuer l'élimination , il suffit d'ajouter à l'équation du-=o chacune des équations di^ = o, dw= o,... multipliée par un facteur indéterminé — X, — /i , ... et de choisir ces facteurs de manière à faire disparaître dans l'équation résultante les coefficients de m différentielles successives 5 comme d'ailleurs l'équation résultante sera de la forme

du dv d(v \

dx dx dx ' /

du du dw \

et comme, après avoir fait disparaître les coefficients de m différentielles, il faudra égaler encore à o ceux des différentielles restantes, il est permis de conclure que les valeurs de X, fx, V . . . tirées de quelques-unes des formules

du dv dw

dx dx dx

du dif dw

dx dy djr

devront satisfaire à toutes les autres \ par conséquent les

l44 CALCUL DIFFÉRENTIEL.

valeurs de o: , y^ z,..« propres à vérifier les écjnations du=^o^ ^1^ = o , . . . ou propres à donner des maxima et des minima, devront satisfaire aux équations de condition que fournit rélimination des indéterminées X, jx, v. . .

entre les formules — X -7- . . . = o , etc. Le nombre de

dx dx

ces équations de condition sera n — ni\ en les réunissant aux m équations 1^ = o, w = o , . • • on obtiendra en tout n équations dont on déduira, pour les variables x,^,^; , plusieurs systèmes de valeurs, parmi lesquelles se trouveront ceux qui pourront rendre maxima ou minima la fonction donnée u = F (a: , j^, z. . .).

Nota, Les équations de condition produites par Télimination de X , jul , v . . . resteront les mêmes quand on échangera entre elles, d'unemanière quelconque, les fonctions K, 1^, If'..., ou quand on remplacera ces fonctions par les suivantes u — a, v — i, w — £?..., de sorte que la méthode précédente donnera toutes les valeurs propres à rendre maximum ou minimum non-seulement la fonction M, mais les fonctions i^^ w, ...; u — a, i^ — i, w — c. . . Si les variables sont liées entre eUes par une seule équation ^^ = 0, les équations à Faide desquelles on pourra éliminer X deviendront

du dtf du du du dv

dx dx ^ dy dy ^ dz dz

On en conclut , par Télimination de X ,

du du du

dx dy dz

dp dv dv

Cette dernière formule équivaut k n — i équations distinctes qui, réunies à Téquation ^^1=0, détermineront les valeurs cherchées de x^y^ z.

^. i**^ Exemple, a, i , c , . . . /*, étant des constantes , on demande le maximum de la fonction u={ix+hy+cz +. . . €H supposant les variables assujéties à yërifier Féquation

On aura

du du , du du dv dv

dlr dy ^ dz ^ dx ^ dy '' ^ dz '

et par suite

a h c aj>+^j^-+-cz+... u . l/a*+^*+c'+...

donc

On montrerait que de ces valeurs de m, Tune est un maximum et l'autre un minimum , en remarquant que Ton a

ce qui exige que des deux valeurs

l'une soit maximum et l'autre minimum.

2"* Exemple, On demande le minimum de la fonction

en supposant que les variables a:, y^ z, soient liées entre eUes par l'équation

ax -^ 0/ + cz -4- . . . — A = o.

i46 CALCUL DIFFÉRENTIEL.

On aura encore

abc k V/'a^J^h^+c'... k^

et l'on montrerait que cette valeur est un minimum.

Si les variables x^y^ z. , . se réduisent à trois, et désignent des coordonnées rectangulaires, la valeur de \/u représentera la plus courte distance de l'origine à un plan fixe.

3™* Exemple, On cherche le maximum de la fonction

les variables x ^j^ z , étant assujéties à vérifier l'équation

u zn ax -^ by -^ cz -^ , . . — it = o.

On aura

du „ , P du a du r

— -=1 pxP 'j«z'-=^a, — z=i«, — = -«..., dx X dy y dz z

dv dv , dv

et par suite

—^ - — ~ ■ • • • 9 Ut -I ■ . ^^— — -

ax by cz k a p+q-^-r.,.

ff p +q -jrr. .. c p -j-q -{^ r, , ,

On a encore

du pdx qdy rdz — = -^ -^

^-(")"=-Hl)"-'(f)'-'(T)"- ->

et puisque les valeurs précédentes de a: , j^, z , . . . rendent du constamment nul, et d^u coustanunent négatif, elles fourniront un maximum de la fonction i/.

SEIZIEME LEÇON. l^'J

4^^ Exemple. On demande les demi-axes d'une ellipse

ou d'une hyperbole rapportée à son centre et représentée

par l'équation

«^ = Aar» + Rr^ •+. Or* — R=o.

Chacun de ces demi-axes sera un maximum ou un minimum de la fonction r= u = k^*-}-^, ou du rayon vecteur mené de l'origine à la courbe. Cela posé , comme on a

du X du Y dv . . •* dv ^

et par suite

2Ax4-B7"~2Cr + Bx~ar(2A^+Br)-|-j(2Cr-hBa?)~2R '

les deux racines de cette équation seront les carrés des deux demi-axes qui seront tous deux réels si AK > o , B' — 4-^C < o , mais dont l'un sera imaginaire , si B* — 4AC1 > o.

Troisième application. Déi^eloppement des fonctions de plusieurs variables. ' Extension du théorème de Taylor à ces mêmes fonctions .

Page 1