‹ Leçons de calcul différentiel et de calcul intégralChapitre 112 sur 129 · C",-I,OI · texte numérisé non relu

C",-I,OI

,3...(ni-ir— • l ,;

Si Ton remarque qu'en vertu des formules établies dans la dixième leçon , une intégrale multiple d'ordre m

est égale à une fonction de x , augmentée de la somme C, 4- C,* -h C3x» -f-. . .-hC**—',

il sera prouvé que la valeur de çit^ri), et par suite l'intégrale cherchée, renferme m constantes distinctes. Pour la réduire en intégrales simples 9 on aurait recours

TRENTE-SEPTIÈME LEÇON. 6l3

k la formule

/.../F(x)rfr»

[*^F(*)d^(ji— i^

-f- a -+- Car 4- CV-f- . . . -f- CW*"-1, .

que Ton déduit facilement des diverses formules établies n° 65 , et que Ton vérifie immédiatement à l'aide de plusieurs intégrations par parties.

244. Le procédé que nous venons de suivre a beaucoup d'analogie avec une des méthodes qui nous ont conduit à l'intégration de l'équation linéaire. L'équation

+Cyer*-'»H*r/. . . mfir-*mr-Jsdr. . .+&»"*) feï*- ''^dx+C* J ' convenablement développée, ou sa transformée (B), p. 5p4, donneront, dans tous les cas, la valeur de l'intégrale générale avec n constantes arbitraires distinctes.

Si toutes les racines r,, r„. . ., rn de l'équation auxiliaire f{f) = o étaient égales, c'est-à-dire si l'on avait à intégrer l'équation

+" T^ rT'Kx^rr'Dijr q= r« = o, dont l'équation auxiliaire est

alors tous les coefficients A,, ).l9 As,. . ., A„ se présentent sous la forme infinie ; mais en ayant égard à la formule qui précède , on trouvera

r<txfdxf<lx...f\<r"dx+ C'fff. . .fdi* +C"fJ'f...fdjr-'+.. .+C<*-*>/,&4-CW].

CALCUL 1KTÉGHAL.

second membre est évidemment le développement de fff' • -f%&*&F\ on aura donc

en développant , ^

3Ï)L ■+■ Cx""1 -+- C".r— * -K . .-h Om)« 4- C>

L Considérons enfin le cas où quelques-unes des ra-

es de l'équation auxiliaire sont imaginaires. Comme

%acines imaginaires vont toujours par couple , il suf-

ie chercher ce que deviennent les deux termes de la

Mulç correspondant à deux racines imaginaires conju-

>. Supposons donc que Ton ait

et représentons par R la somme des termes correspondant aux racines réelles. Les deux coefficients Xt, A, pourront être imaginaires, et Ton aura, en général,

: A 4- Bl/^7, a, = A — Bl/^T;

les autres coefficients seront toujours réels, car ils renfermeront à la fois les deux facteurs

(r„— r,) = (rm— « — £ l/— i ), r,,— ra = (/•„,— «+• l/— i ),

dont le produit est (;m — « )2 -f- ê*. Cela posé, on aura

"~ A + BJ/^T

ou, en réduisant au même dénominateur, remarquant que

TRENTE-SEPTIEME LEÇON. 6lS

ccfc«*V/3ï . cos çx -f- ^ — , sin 6 ar , et représentant par aC, aC" les constantes indéterminées Cf + Ct et

,T (A cosCe -f- B 8inCx)(C -+- fHe~** co»C*dg) „ ( A sin Cr — B cos îx) (C -f- rTLe~**àn Cxdx)

+2^ urtw^ -HR-

Il sera facile , dans chaque cas particulier, d'effectuer les intégrations du second membre; on a, en effet, n° 29,

J" . a* a* sin bxdx = -=- — (la sin bx — b cos bx) ,

la* cos bxdx = — — (\a cos bx — b sin bx) ;

or

d.\fa*sin bxdx=z dTLJ° a* sin bxdx -f- Xa* sin bxdx; donc

J ILa* si n £ x<ir = X^/' a* sin £x<£r — /V Xfa* sin &r<£r , et , en substituant pour fax sin bxdx sa valeur, il vient

Ja* Xfl* sin 6,rd!x = -; ; — (la smbx — b cos bx) X b2 -f- l«a

— •; . — / DxX.flxsin bxdx-\- T ; — lDs\.ax cos bxdx :

b1 H- la" »/ 0* -h ltf V

on trouverait de même llUa* cos &r c/j: = -. -.-- (\a cos bx H- b sin &r)

— - ; — / DxX.a* cos bxdx — -j : — / DxX.flx sinfar<£r.

Substituant tour à tour dans ces formules DXX ct DiX, DiX et DiX, D; X et DiX,... ; à la pince de X et D,X,

CALCUL JSTÉCRAL,

les COI ) sta 1 1 les arbitra ires , puisque X =o, on aura

or

Ctfe-»dxfdx = - ^ <r**(* -+- i),

donc

3°. Di x — 8Di^ + 26DIr ~ 48 D,/ -4- ftx = o: l'équation auxiliaire est

H — 8r3 -f- a6r' — 48r + 45 = o, et elle a pour racines

r, = 3, r, = 3, r3 = i -f- 2 V— I, r4 = i — al/^ï- La même formule (A) donnera

L +C,fdxfe--,('-^Z:')'dx-hCs/tùc+Cty en développant, on trouvera

r = e* [C, cosax -f- C, sin ax -+- <?" (C3x -+- C4) ]. g?

réquation auxiliaire

r" — /iA/"-1 — ^-^-^A1r,,-a...lE:/îA,,-,±:A"=(r— A)" = o 1.2 ^ '

a toutes ses racines égales; et l'intégrale générale sera

X =r'".*(C1*'l~1 -hCtX—t-h-Cït»-3 4- • . . -4-Ç— ,*-f- C»).

TUEKTE-SEPTtÈME LEÇON, OIJ

247. II, Équation avec second membre constant: KJ + **K~\r -h AaD^\r+- --+-A.,D^ + ABJ=A.

Dans la formule (B), on pourra faire sortir la constante X = A du signe d'intégration qui l'affecte , puis successivement eu dehors Ae tous les signes d'intégration qui précèdent, et Ton aura

mais

fe-r'*dx = — é-r'x,

J rn

en continuant ces intégrations successives, remontant ' jusqu'au premier signe J , effectuant la multiplication de l'intégrale définitive par efi*9 et remarquant que le produit de toutes les racines rf, r„. . ., r„n rn de l'équation auxiliaire est égal au dernier terme An de cette équation , on aura , pour l'intégrale complète de l'équation donnée ,

Si deux des racines de l'équation auxiliaire étaient imaginaires et égales à a ± 61/ — i, on aurait

y = — -4- e3tX(CIcosCr-f-C,sinC*)H-C3tfr'x-f-. . .-hC«/"x>

si toutes les racines de l'équation auxiliaire étaient égales; alors , en passant toujours la constante X == A en dehors de tous les signes d'intégration, l'équation (B)

CALCUL TKTÉG1UL*

donnera i

Mais Kfdxfdx. , .fv—r**dx = ± — e — r* *, et d'ailleurs r? = ± A„ j on aura donc

y = ^- 4- «r»x(C1*,M -+- C,*-* 4- . . . C-,* -4- Q,). • 248. HI. Équation avec second membre variable:

i °. Dir — 7«1Dî.r h- 6fl3r = *■ : °^#

F équation auxiliaire est

r3 — ^aV -|- 6fl3 = o,

et ses trois racines sont rt = — 3a, r, = 2a, r8 = a; en employant encore la formule (B), on trouvera

y =e-^Je^dxJ(T^dxjxltraxdx-\-Çtle-la* -\- Caff^+C**";

or

rx*e-*xdxz=2-^ ( x* -f- — H ) ;

donc

En substituant , on trouvera

' =87 (*' + ¥a + ife") + C*C~3" + C* C"" + CîC"; c'est l'intégrale générale de l'équation proposée. a°. D>^ +aD9y — 6fl3 v = 6*:

mais

l'étniatioti auxiliaire est

ses deux racines sont r% = a«, rs — — 3a 5 la formule (B) donnera

et, en substituant, on trouvera, pour l'intégrale cherchée,

3°. Dir — 3Dir 4- 7D,r — Sx = *3 :

F équation auxiliaire est

ses trois racines sont r1=i+ 2 l/ — 1, r, = i — aV — i* r8= 1; on aura

- = (r, — ra)(r, — rj) = — 8,

— = (/"a — rt)(r, — r3) ==— 8,

-=(*-*- r«)(r3 — ra) = 4, *3

et la formule (B) donnera

7" t008 s* (c« "+" fx**~*cos2xdx) 4- sin2x (Ca 4- fj?e~* sin a»

Pour avoir en termes finis l'intégrale générale cherchée,

CALCUL ISTÊGRAL.

il suffira de substituer tes valeurs des deux îiitégrata Jx%e~xCte nxdxi fx%û-*s\n*xdx7 déduites des formula que nous avons rappelées ci-dessus,

l'équation auxiliaire est

r1 -+- \tr-h A, = o.

Supposons que les deux racines soient imaginaires et que l'on ait

r* = a H- S V*— T, rt =2 «1 — € Y— \ f on aura

-—[sinCr (C, H-/Xr-"cosS*<te) H- cosCr (C. — / X€-*Jsin tabi] Exemple :

Dix -+- 2D*r H- 2j = j:,

At = 2, Aa = 2, X =Xy et, = — I, • = 1,

CT sinx H- Ca cos x , ,

5°. Dlf + Aar = X :

c'est l'équation du fameux problème des trois cor^s, l'équation auxiliaire est r* + A = o ;

on aura

l/i= 8in(*l/Â)[c, -h/Xcos(^V/Â)^-+- cos(*V/Â)[C— /Xsin(xV

6°. Dir — 8Di7-f-23DJj — 28DTj -f- \*y = x : r équation auxiliaire est

, TRENTE-SEPTIEME LEÇON. 6ïô

' «ta pour racines

rt = 2, r, = 2 , r3 = ! , r4 = 3 ; Féquation (À) donnera (fdxfe-'dxfe** dxjxe^'dx 4- Ct fdxfer*dxfé"dx ' \

et, en développant,

X =— -4-^; 4- C**" -f- Ca<?"4- C3^ 4- CAe**.

V>lX — nrjr-'jr 4- "*"~ ''- ^D^V 4-. .— "rf—D,/ 4- r? /

L'équation auxiliaire est (r — /'j)" = o, et a toutes ses racines égales; on trouvera dans ce cas, en se servant toujours de la formule (A) ,

f%x r*"~ 'fXe-r*xdx-(n- 1 )x»-*fXxe-r>'dx-h...±:fXx+-*e-

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