Comme seconde application, considérons F équation
Di/ -f- x.d,/ -+- x,r = x.
Nous ayons vu qu'il suffira de connaître une intégrale particulière de l'équation sans second membre
Djz -f- X,D, z -f- Xaz = o
pour ramener au premier ordre l'équation avec second membre. Soit z, cette intégrale , et posons y = uzx ; en différentiant il viendra
Dxj = uDxzt -f- *(Dcu»
Dix = uDîzt -+- 7.Dxztiyxu -f- ziïlu.
Substituant dans l'équation proposée et réduisant, on trouvera
(*Vxzt 4- X,s,) Dxu -f- ztDlu = X ;
et en faisant Dxii = *>,
2XDX p 4- (aDxZj -+- X^) c = X.
On tirera de cette dernière équation la valeur de e, et l'on en conclura
u = C -h fvdx, x = *i (C "h Jvdx)*
Exemple :
Dx7+Xir = X;
l'équation en z sera
Djz-f- X,* =o,
THENTE-RllTÏEME LEÇON*
F équation en v deviendra
î.Djt' -f- ?.i*Jyszl ~ X, ou zkih H- 2w/*j = X*£r; multipliant par zu et intégrant , on aura
vz] = Cf-f- (*Xzxdx,
L'intégrale générale de l'équation en z sera
z = Câ«x -f £,*, / — •
Comme nous l'avons vu encore pour abaisser le degré de l'équation sans second membre , il n'est pas nécessaire de connaître une valeur particulière de z \ mais la nouvelle équation différentielle du premier ordre ne sera plus linéaire comme la précédente : il suffit pour cela de
faire z = eJxJ , d'où
f* idx DxZ = te** x9 = tz,
Diz = tj}sz -+- zDxt = (Dxt -f- t*)z
Substituant ces valeurs dans l'équation différentielle proposée, z sera facteur commun, et il restera une équation différentielle en t du premier ordre, mais qui ne sera pas» linéaire, puisqu'elle renfermera des puissances de t.
Exemple :
DJ z -h X, z = o;
l'équation en t sera
D,f -f-f1 H-Xa = o.
CALCUL IÎITÉCpHAL.
Puisque U,z = z ' = t z, on aura
et il semble que la valeur de t renfermera deux constantes ainsi que la valeur de z, ce qui ne peut être, puisque l'équation en t est du premier ordre ; mais les deux constantes de la valeur de t se réduiront en réalité à une seule. En effet , la valeur de z est donnée par l'équation
Jr* dx — >
OU
C* dx
pn faisant z,^= zt I -y-, et Ton aura, par conséquent ,
251. Faisons Xj = — aoc"\ a étant un coefficient constant, et cherchons l'intégrale de l'équation
Diz — axmz = o.
L'équation en t deviendra
Dxt -h t* = ax™, ou dt -h f a*£r = axmdx.
C'est l'équation de Riccati , que Ton saura intégrer, par conséquent, si l'on sait intégrer l'équation
Dlz — axm z — o.
Pour y parvenir, posons
TRfJlTfi-Ht'ITlLME LËÇOU.
voyons m DOW pourrons déterminer le nombre et et h fonction fc(ii), de manière a satisfaire à l'équation en z\ on a
D'xz = a' x^-2 / u*<p (u)ç-x udu J o
en substituant dans l'équation D^z — aa^z = o , et exprimant qu'elle est satisfaite, on trouvera d'abord que a — 2 doit être égal à m, ou a = w + 2, et que 9(14) sera déterminé par l'équation
/ \*%xàU* — a. (« — 1 ) u — tf] 0 («) * ""* Va == o.
Or, on peut choisir ^{u) de manière que l'intégrale qui précède, prise entre des limites quelconques, soit
égale à ty(u)e~~x*u\ car, e# différend an t les deux membres de l'équation
on trouve î;.;
et cette dernière équation sera satisfaite, quel que soit «, si Ton a
et — I a
on a donc
J[*»xaa> — *(* — t)u—a]Q{*)é-K*utiu=C* * * '"*'%
et l'intégrale définie prise entre les deux limites o eloo s'évanouira nécessairement, puisque le second membre s'évanouit aux deux limites. D'ailleurs, des équations
4,(u) = Cu*e A, + («) = -«■»»*(«),
on tire
et, en substituant pour <f(ju) sa valeur, on trouvera dé6nitivement que l'expression
/.oo - I X*tt f .■ •' "
'dt
vérifie , lorsque a = m + 2, l'équation proposée
Si, après avoir fait, pour abréger, — = &*, on change u*
en m, on trouvera que la valeur de z prend la forme plus simple
■ = CaÇ c «*
da.
Enfin, si dans cette dernière expression on change u en - , ce qui ne change pas encore les limites , on aura
z^:- c «* du
252. H est facile de prouver , à priori , que cette valeur de z vérifie réellement l'équation proposée. Supposons en effet qu'on fasse d'abord
ou bien , en changeant u en ux,
f{x)=l-fu* c udu,
et mettons en évidence quelques propriétés de la fonction f(x). En différentiant, par rapport à a:, les deux membres de l'équation précédente, on trouve v
et, en multipliant par x,
Intégrons maintenant par parties , en remarquant, i° que si l'on fait
on aura
* " = q\ a° qu'en posant de plus
on aura
,.CC ..00 oo
VW = - I pdq=—pq+ J qdpz=: f qdp,
car pq = u'c u s évanouit pour a = o cl u = x. On a d'ailleurs
dp = - u* erudu — a* <rmdu9 Et
qdp = - if"
du — «« e
'du,
et, par suite,
fldp = xf'{x)=f{x)- f\*e U ~^du.
En différentiant de nouveau par rapport à x, on aura
xf"(.v) = u.v*-1 f u* J o
y(x) satisfait donc à l'équation
v udu= rt^-'/(x);
"^- «îr^-2
.ro*:
qui ressemble déjà beaucoup à l'équation différentielle proposée , mais qui est moins générale parce qu'elle suppose que Ton a a = a* = (m + 2)*. Pour lui donner toute la généralité qu'elle doit avoir, faisons
d'où
D7xz= À-'fff(Ax), z*(*x)*~*z, Vlz=A*«.*x*-*z,
et, en posan' Aa = — >
D's — ax*~~l z = ««***.
H est donc bien certain que la valeur
ot k* x* « a x*
e u* </#< = C J c *%a* du
vérifie l'équation différentielle D£z = aa:*— az.
Exemple. Soit a = 2 , l'équation différentielle se réduit à Diz= az, et Ton a
= Cj e 4* l du;
or
r.CO — u* —
et par conséquent
donc la valeur z, = C, V/V e— * V* est une intégrale particulière de l'équation D^z = az. Mais nous avons vu que son intégrale générale était
donc enfin, l'intégrale générale de l'équation D7zz=az sera définitivement
z — C é-*^* -h C cx[/a .