‹ Leçons de géométrie analytique à deux et à trois dimensionsChapitre 118 sur 146 · DU PÔLE ET DE LA POLAIRE D'CN POINT PAR RAPPORT A UNE CONIQUE · texte numérisé non relu

DU PÔLE ET DE LA POLAIRE D'CN POINT PAR RAPPORT A UNE CONIQUE

(1) Aî/« + B«y + C««+Dy + Erp + F=0,

nne éqaation quelconque du second degré; les dériyées du premier membre par rapport à s et par rapport à y sont : By+20+E , 2Ay+Bff+D. Soient oc', \f les coordonnées d'un point quelconque M du plan de la coni« que représentée par Téquation (1) ; Téquation du premier degré

(2) (2Ay'+ B!r'+ D)y+ (By'+ 2C«'+ E)» + 1^+ E»'+ 2F=0 ,

représentera une droite D qui est dite la polatre du point M par rapport à la courbe. Réciproquement le point M est dit le pôle de la droite D. Il est important de remarquer que si le point (x', yf) est sur la courbe (1), Téquation (2) est celle de la tangente en M à la courbe (n* 120); d'où il suit que la polaire d^un point de la courbe n'est autre chose que la tangente en ce point. On toit que l'équation de la polaire de l'origine des coordonnées est simplement :

Dy + E« + 2F=0.

jt&7. Toutes les propriétés des pôles et polaires découlent immédiatement d'un seul principe , que l'on peut énoncer de l'une des deux manières suivantes :

Étant donnés deux points M et M', si la polaire de M , par rapport à une conique , passe par W, réciproquement , la polaire de M' passera par M ; ou , étant données deux droites D et b\ si le pôle de D est sur W, réciproquevMnt le pôle de If sera sur D.

Gê priDdpe résulte ée ce que Féqnation {%) ne disag» pu qmA m change s et y en oc' et y' et réciproquement; en d'autres termes, si l'on représente , pour abréger, Téquation (2) par

on aura l'identité :

Gela posé, soient les deux points M (a^, y'), M'(»", y"); les polaires D et D' de ces points auront pour équations :

Or si le point M' est sur D, on a l'identité :

r(«", y", a^, !/*)=<), qu'on peut écrire aussi :

elle exprime alors que le point M est sur ly,

mn. Ce qui précède permet de traduire géométriquement la définition analytique que nous avons donnée de la polaire d\in poîAt.

Soit M un point extérieur à une conique; menons, par ce point, deai tangents à la eonrbe , désignons par A et B les points de contaet et tirons AB ; je dis que AB est la polaire du poAnt H; en eftnd , le point 1 est sur la droite MA qui est la polaire du point A , donc la polaire du point M passe par le point A ; le même raisonnement prouve qu'elle passe par le point B ; c'est donc la droite AB. 11 résulte de là que :

La polaire d^un point extérieur à une conique ^ par rappùrt à cette courbe f est la ligne qui joint les points de contact des tangenHs menées à la conique par le point.

Mais on peut comprendre dans une même définition le cas du point Intérieur et celui du point extérieur. Soit M un point quelconque inté* rieur ou extérieur à une conique ; menons par ce point M une sécante quelconque qui coupe la courbe en A et B ; enàn , par les points A et B menons à la courbe des tangentes qui se coupent en P. D'après ce qu'on a vu plus haut , AB est la polaire du point P , d'ailleurs elle passe par le point M, donc la polaire du point M passe par le point P; il résulte de là que :

La polaire d*un point quelconque M par rapport à une coni^w est le

géométrique des iommeU des angUs Hreonsçrits à la conique et dont or des de contact avec cette conique passent par le point M. marqtte. Il est évident que cette déftnition embrasse piâme le cas \ point M est sur la conique elle-même»

proposition précédente fournit un moyen de trouyer la polaire d'an t donné par rapport à une conique; il est aisé de voir qu'elle permet i de trouver le pôle d'une droite donnée. Efifectivement, si par un t de la droite donnée on mène deux tangentes à la conique, la :e qui joindra les points de contact passera par le pôle cherché. En ant de même pour un second point de la droite donnée, on aura seconde corde de contact qui, par son intersection avec la pree , déterminera le pôle.

jt&9. Si , par un point P quelconque (fig. 141 ) situé dans le plan d'une conique, on mène deux sécantes qui rencontrent la conique, la, première en A et A\ la seconde en B et B'; que Von joigne AB et A'B' qui se coupent en N, AB' et BA' qui se coupent en M, la ligne MN sera la polaire du point P.

En effet , prenons pour axe des X la sécante PAA' et pour axe des y la sécante PBB' ; désignons en outre par a et «' les abscisses des points A etA', par l) et l»' les ordonnées des points B et B'. Les équations g ^^j des droites AB et A'B' seront :

B8 des droites kW et BA' seront :

Si aisé de voir, d'après cela, que la droite MN a pour équation :

En effet , Téquation (3) est obtenue en ajoutant membre à membre, soit les équations (1), soit les équations (2); la droite .qu'elle représente passe donc par le point de rencontre des droites (1) et par le point de rencontre des droites (2). Gela posé, soit

Ay« + Ba?y-hC«* + Dy + E« + F=0

réquation de la conique donnée; en y faisant suooessiyement y=0 et «=0, il vient :

Ca^-hE»+F=0, Ay« + Dy + F = 0;

les racines de la première de ces équations sont a et a% les racines de la seconde sont & et &' ; oh a donc :

6 + b' = J, W = l; d'où -; + J- = -£.

D'après cela Féquation (3) peut s'écrire :

Dy + E» -h 2F = 0.

€ette équation représente la polaire du point P par rapport à la c(h nique; ce qu'il fallait démontrer.

Corollaire. Ce théorème permet de construire, au moyen de la règle seulement, les tangentes à une conique par un point extérieur donné; en effet, on aura immédiatement, par ce qui précède, la polaire du point donné ; les points où cette polaire rencontrera la courbe seront les points de contact des tangentes demandées.

/SOO. Si un qtiadrilatère ABB'A' (fig. 141) est inscrit dam une conique^ la ligne MN, qui joint le point de rencontre des diagonales avec le point de rencontre de deux côtés opposés AB, A'B', passe par les pàUs des deux côtés opposés KM et BB'.

En effet, d'après le théorème précédent , la ligne MN est la polaire du point P ; mais le point P est situé sur les droites AA' et BB', donc la droite MN passe par leS pôles de AA' et BB'.

Corollaire. Ce théorème permet de mener une tangente à une conique

au moyen de la règle seulement, par un point donné sur la conique. Supposons qu'il s'agisse de mener la tangente en B ; on mènera une corde quelconque BB', puis deux autres cordes quelconquesAA, B^'; joignant ensuite BA' et B'A , puis MN , on aura une droite passant par le pôle de BB' ; on construira de la même manière une seconde droite qui , par son intersection avec la première, donnera le pôle de BB'; joignant ensuite ce pôle au point B, on aura la tangente demandée.

!Mt. Pour mieux étudier les positions respectives du pôle et de la polaire d'un point par rapport à une conique , nous examinerons successivement les trois cas que présentent ces courbes.

Elupse. Soient P un point et HH' sa polaire par rapport à une ellipse ; prenons pour axe des x le diamètre qui passe par le point P et pour axe des y le conjugué; on aura , pour ce point P :

xzzzx', y = 0, et pour Vellipse :

enfin l'équation de la ligne HH' sera:

cette droite est donc parallèle à l'axe des y. Le point Q où elle coupe Taxe des x est situé du même côté du centre 0 que le point P ; on a en outre :

OPXOQ = a«.

Deux points P et Q , situés sur un même diamètre de l'ellipse , d'un même côté du centre et qui sont tels que la précédente équation ait lieu , sont dits points conjugués; la polaire de chacun d'eux passe par l'autre, et les deux polaires sont parallèles au diamètre conjugué de celui qui passe par les deux points.

Hyperbole. Soit P un point quelconque et HH' sa polaire par rapport à une hyperbole; prenons pour axe des x le diamètre qui passe par le point P et pour axe des y le conjugué. On aura pour le point P :

aj=a^, y=0;

et , si l'axe des x est transverse, l'équation de l'hyperbole sera :

enfin l'équation de HH' sera :

Le point Q , où cette droite coupe l'axe des x , est situé du même côté do centre 0 que le point P, et on a comme dans Tellipse :

0PX0Q=o».

Mais si Taxe des x est un diamètre non transTerse de ^JI^Berbole, Péquation de cette courbe est : K-

et celle de HH' est :

ici le centre 0 est situé entre le point P et le point Q où Hfi' eoopt rm des a; ; on a comme précédemment :

0PX0Q = a*.

Dans les deux cas , les points P et Q sont des points conjugués.

Parabole. Soit P un point et HH' sa polaire par rapport à une paral)ole; prenons pour axe des x le diamètre qui passe par le point P, pour ue des y la tangente à Textrémité de ce diamètre, on aura, pour le point P

pour la parabole :

et pour HH' :

x = x', t/ = Oî

y*=2îM?,

aJ-|-fl5'=^0;

ce qui montre que HH' est parallèle à Taxe des y, et si Q est le point où elle coupe Taxe des a;, on aura :

Les points P et Q sont encore des points conjugués. Il est aisé de voir, par ce qui précède, que la polaire d*un foyer d'une conique quelconque est la directrice qui correspond à ce foyer.

SOS. Il est aisé de démontrer que toute corde (Tune conique ^ menée par un point quelconque P, est divisée par ce point P et par sa pokiff

^ties proportionnelles. Nous engageen» 1^ MHpr à chercher ta aération de ce théorème.

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