‹ Leçons de géométrie analytique (volume 3)Chapitre 146 sur 178 · PLANS PRINCIPAUX · texte numérisé non relu

PLANS PRINCIPAUX

48?"— Parmi les plans diamétraux d’une surface du second degré, on distingue en particulier ceux qui sont perpendiculaires aux cordes qu’ils divisent en deux parties égales; ce sont des plans de symétrie de la figure; on les nomme plans principaux. Dans ce qui précède, les axes de coordonnées étaient

[uelconques; dans la recherche des plans principaux, nous supposerons les axes rectangulaires. Si l'on désigne par a, i, Y les cosinus des angles que fait avec les axes une direcion donnée, les équations d’une corde peuvent se mettre sous la forme

a, b, c étant les coordonnées d’un point particulier 1 de cette corde, et x, y, z celles d’un point quelconque de cette même corde. La lettre p désigne la distance du premier point au second, affectée du signe ■+■ ou du signe — , suivant qu’elle est comptée dans la direction donnée ou dans la direction opposée.

On obtient l’équation qui donne les distances du point 1 aux points de rencontre de la corde et de la surface en remplaçant dans l’équation (4) les lettres x, y, z par ap, pp, yp, ce qui donne

(i5) Sp*-(- Tp -t- R = o.

en posant, pour abréger.

S = Aa* + A' P’ + A" Y* -t- 2 B Py + ® l = xf'.(a, 6, cH-P/ï(a, b, c)-h'(fc{a, b,c), R=f{a, b, c).

Si l’on suppose le point 1 fixe et que Ton fasse varier les angles a, P, Y, on peut regarder l’équation (i5) comme représentant la surface en coordonnées polaires. Le coefficient S de p* ne dépend que de la direction du rayon vecteur, le terme constant R ne dépend que de la position du point 1, tandis que le coefficient T varie à la fois avec la direction du rayon vecteur et la position du point 1.

4SS — L’équation du plan diamétral des cordes parallèles à la direction (a, p, y) prend la forme

c’est-à-dire

(17) (Aod B" P B'y) a; -f- (B'’ a -h A' fl -t- B y) y

Soient (t, v les c(»iuus des angles que fait avec les axes des coordonnées la normale à ce plan diaoiélral, 6 l’angle de la normale avec la direction des cordes, on a

g>. + pjx + yv COSÔ

oc (Ag B" [4 “l" B’ Y) -(- [1 (B’ g . .) -I- ...

Pour que le plan diamétral soit un plan principal, il faut que la normale au plan coïncide avec la direction des cordes; on doit donc ayoir les relations

' ' Ag-l-B"(î-t-B'Y“B"gH-A’{l-|-BY“B'g-l-BpH-A''Y~

alors l’équation du plan principal devient

(19) S(g®-t- Py + Y") Cg + C"y

4SO— Les équations (18) donnent les suivantes

/ (A — S)g-+-B’'P-f-B'Y = Oj

(20) B''g + (A' — S)P + By = o,

( B'g + Bp-t-(A"— S)y = o; en y joignant la relation

on a à résoudre un système de quatre équations à quatre inconnues.

Les trois inconnues g, p, y ne pouvant être nulles en même temps, puisque la somme de leurs carrés doit être égale à l’unité, l’une au moins, par exemple y, est différente de zéro. Pour résoudre ce système d’équations, on imaginera les premiers membres des trois équations (20) divisés par y> on tirera

des deux premières les valeurs des rapports - » substituant

dans la troisième, on aura une équation ne renfermant plus que l’auxiliaire S; la quantité S connue, comme on a déjà les

valeurs des rapports -> on obtiendra les cosinus au moyen

de l’équation <at).

Au lieu de diviser par y, supposons qu’on tire des deux premières des équations (20) les valeurs de a et fi, et qu’on substitue dans la troisième, on arrivera à une équation de la forme D,y=o; puisque y est différent de zéro, on posera D,=o; c'est l’équation en S. Mais il est évident que le polynôme D, n’est autre chose que le dénominateur commun des fomiules de résolution du système (20) considéré comme un système à trois inconnues a, fi, y. On observe aussi que l’on peut former ce polynôme en remplaçant dans le polynôme que nous avons appelé D (n° 477) les lettre A, A', A" par A — S, A'— S, A"— S. L’équation qui donne l’inconnue S est donc

- (A" — S) B"*-t- aBB'B" = o;

quand on développe le polynôme par rapport aux puissances de S, on voit que le terme indépendant de S est la quantité ü elle-même.

400 — Lorsque les trois coefficients B, B', B" sont différents de zéro, on arrive à une forme d’équation plus commode à discuter, en faisant l’élimination d’une autre manière : multiplions les équations (20) respectivement par B, B', et retranchons les résultats deux à deux, il vient

(23) [(S— A)B-l-B'B'^a=[(vS-AOB'-l-B"B]P = [(S-A")B"-l-BB']y,

nu

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