V. 50skPH RECONNU PAR SES FRÈRES
On venait en Égypte de toutes les contrées voisines pour y avoir du blé. Jacob fut nième obligé d'y envoyer ses enfants : il ne retint auprès de lui que Benjamin, le plus jeune de tous, et fils de Rachel comme Joseph. Joseph, les ayant reconnus d'abord, voulu savoir s'ils n'auraient pas commis contre Benjamin un erime semblable à celui dont ils s'étaient rendus coupables contre ii-même, Il feignit de les prendre pour des espions, il les retint trois jours en prison, Alors, saisis de frayeur et se rappelant leurs anciennes iniquités, ils s6 dirent les uns aux autres duns leur langue naturelle, qui était l'hébreu : € Hélas ! nous méritons bien ce qui nous arrive aujourd'hui. Nous avons péché contre notre frère : c'est son sang que Dieu nous redemande” Joseph, qui les Cemprenait sans qu'ils le sussent, fut touché de leurs regrets, eï ge retira pour laiser couler ses larmes, Il leur fit donner du blé, et commanda qu'on remit secrètement leur argent dans leurs sncs ; mais il retint Siméon en otage, juxqu'à cé qu'ils -eusnent amené Benjanm, A leur retour en Egypte, Joseph, après avoir reçu leurs hommages, les adanit à manger à sa table, Ce traitement honorable les étonna ; mais ils furent bien plus surpris lorsqu'au moment de leur départ on les arrêta en les accusant d'avoir volé Ja coupe du Premier ministre, Joseph, avant de se faire connaître à ses frères, voulait, par cette deruière épreuve s'assurer pleinement de leurs dispositions. On visita tous dors sacs, et la coupe 8e trouva dans celui de Benjamin, où l'intendant de Joseph l'avait cachée par ordre de son maître. Benjamin paraissait coupable, et Joseph feignit de vouloir le retenir comme esclave, Mais Juda lui représenta d'une manière si touchante quelle serait l'afiction de Jacob s'ils retournaient sans Benjamin, qu'ils avaient promis de lui ramener, que Joseph, ne pouvant plus retenir ses larmes, jeta un grand eri et leur dit: “Je suis Joseph votre frère. Men père vit-il encore ? ” Ses frères ne purent d’abord lui répondre, tant ils étaient comsternés à li vue de celui aw'ils avaient sutrelsis si jndgncment traité. Mais Joseph les fit appvocher, les embrussa tous les uns après les autres, avec une tendresse qui leur prouva que leur crime était effacé de sa mémoire.