Leçon. —& 8. L'Harmonie imitative
38. L'harmonie imitative consiste à peindre les objets ou les senti. ments par les sons ou par le rythme.
51. L’'harmonie imitative rend les sons de la nature, par l'emploi des Mots qui imitent le son des choses qu'ils représentent. Ces mots s'appellent onomatopées, -— Ex. : Cliquetis, bêler, linlamarre, cte.
Delille fait «ntendre le mouve
ment d's marteaux des C Tantôt levant, tantot baissant leurs lourds marteaux Qui tombent en cadence, ct domptent Jes métaux,
40. L'harmonie imitative rend les ouvements, par l'emploi de mots longs ct traînants, ou coulants et faciles, où rudes et lourds, — Ex, : Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé, Et de tous les côtés au soleil EXPOSé, Six forts chevaux tiraient un coche...
L’attelage suait, soufflait, était rendu, LA Fonrarve,
41, L'harmonie imitative peint les émotions de l'âme pat la marche de la phrase, tantôt lente ou brisée, comme Ja douleur ; tantôt vive et rapide, comme la joie ; tantôt sourde, comme Ja Consternation. — Jix. :
9 nuit désastreuse! 6 nuit éffroyable 1! où retentit tout à tonnerre, cette étonnante nouvelle : Madame se meurt! Mad
Yclopes dans ces vers :
COUP, Comme un éclat de ame est morte! Bossurr.
nes I. Epithètes. — Donner au nom trois épithètes de plus.
CLARTÉ parfaite, relative, — —
Correcr:on grammatical
PRÉCISION énergique, —, —, — ATUREL simple, aimable, — —, — OBLESSE soutenue, naturelle, —
9 9 — IL. Traduction. — Traduire en prose.
Que le style soit doux lorsqu'un tendre zéphire À travers les forêts s’insinue et respire.
Qu'il coule avec lenteur quand de petits ruisseaux T'raînent languissamment leurs gémissantes Caux, Mais le ciel en fureur, la mer pleine de rage, Font-ils d'un bruit affreux retentir le rivage ? Le vers comme un torrent en grondant doit marcher, Qu'’Ajax soulève et lance un énorme rocher, Le vers appesanti tombe avec cette masse, 0Ye2-vous, des épis cffleurant la surface, Camille-dans un Champ, qui Court, vole et fend l'air ? Le style suit Camille et part comme un éclair, Dy FRESNEL,
€, Savante, —, — —,
les écrivains, On peint les
SOnS par des mots
Mais, dans aucun Cas, on ne doit sacrià l'harmonie initative, On rend les mouvements lents 8 ; On accumule les syllabes brèves, si on veut
On exprime les MOuVements doux ou violents par 8 Chargés de consonnes fortes,
(4, Martur, témoin;
?. neos, nouveau ; 8, ars- 8, temps.)
le premier en France, Fit sentir dans les vers une juste cadence ;
D'un mot mis en sa place enseigna le pouvoir, Et réduisit la muse aux règles du devoir, Borrxav, :
Connaître, mais on ne saurait se piquer d'ins qui se peut appeler la flore littéraire. Si l'on ne c fleurs, comment les Choïsirait-on et les sème
mesure et avec art ? Comment raisonnerait-on ges impressions et apprécierait-on avec justesse le