LES COEFFICIENTS DE LAPLACE
Or, si nous observons que et que de même
si nous remarquons de plus que les coefficients du premier et du second membre de (19.) qui sont (/(</ H- /r), {s -{- q — \)[s -^ q -{- k — i) sonl des polynômes du second degré en q et par conséquent peuvent s'exprimer linéairement, le premier à l'aide de
I, 2gr-4-A:, {iq -^ k){iq -k- k — \)^
le second à l'aide de
les coefficients ne dépendant que de k et de .v, nous verrons qu'il y a une relation linéaire entre les six quantités
db dtb ,^ db ^d>b
doL aa* d% aa*
relation dont les coefficients ne dépendent que de k et s. C'est l'équation différentielle cherchée.
J'ai supprimé pour abréger les indices s et k de b'^^\
Cette équation s'écrit
(i3) (aî-a^)^-f-|a-(45H-i)a5]^ - [45*Qt«-+- A:«(i - ««)] 6 = o.
Elle peut nous indiquer comment se comporte la série (i i) pour les valeurs de a voisines de i . Les méthodes de Fuchs nous
apprennent en effet que les intégrales de cette équation ne peuvent
d'^b présenter de singularité que quand le coefficient de -j-^ s'annule.
c'est-à-dire pour
Pour a = o, les racines de l'équation déterminante sont ± A*, ce qui veut dire que l'équation admet une intégrale particulière développable suivant les puissances de a et commençant par un terme en a* (cette intégrale n'est autre chose que la fonction 6^*^ qui nous occupe) et que l'intégrale générale est de la forme
S-hA6i^Moga,
h étant une constante quelconque et S une série procédant suivant les puissances entières croissantes positives ou négatives de a et commençant par un terme en a~*.
Restent les points singuliers a = ±: i ; je me contenterai d'examiner le point a =: -h I ; puisque l'équation différentielle ne change pas quand on change a en — a.
Pour a = -h I , les racines de l'équation déterminante sont o et I — 2s; ce qui montre que, outre une intégrale particulière développable suivant les puissances de a — i , l'intégrale générale est
de la forme
SH-Plog(a — I),
où P et S sont développables suivant les puissances entières croissantes de a — I, le développement commençant pour P par un terme de degré o, pour S par un terme de degré i — 2 5.
Pour 5=-» on a i — 2S:=oetSne devient pas infinie, c'est le
second terme qui est prépondérant, de sorte que 6^*' devient infini
pour a= I de la même manière quelog( a — i). Pour 5=-» -> — >
le terme S devient infini et prépondérant de sorte que 6^*^ devient infini de la même manière que
On voit par là que la série (i i) converge pour
et diverge pour |a|>i. Les résuluts précédents se déduisent d'ailleurs immédiatement des propriétés connues de la série hypergéométrique.