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IV. La vanité et Torgueil au point de vue pédagogique. — La

vanité et Torgueil se rattachent étroitement à cette forme, en quelque sorte spirituelle, de l'amour de soi que nous avons décrite sous le nom d'instinct de la personnalité et que l'on désigne habituellement par le mot amour-propre. En particulier la vanité, c'est un amour-propre qui tend à son objet à travers l'opinion d'autrui, comme Ta dit Pascal :

a Nous ne nous contentons pas de la vie que nous avons en nous et en notre propre être : nous voulons vivre dans l'idée des autres d'une vie imaginaire, et nous nous efforçons pour cela de paraître. Nous travaillons incessamment à embellir et à conserver cet être et nous négligeons le véritable. »

Chez les enfants, la vanité ,est parfois un effet du tempérament, s'il est vrai que les tempéraments sanguin et nerveux y prédisposent; mais, plus souvent encore, elle est due à la complaisance ou à la vanité des parents eux-mêmes.

« Le plaisir qu'on veut tirer des jolis enfants, dit Fénelon, dans VÉducation des filles, produit un effet pernicieux : ils s'aperçoivent qu'on les regarde avec complaisance, qu'on observe' tout ce qu'ils font, qu'on les écoute avec plaisir : par là ils s'accoutument à croire que le monde sera toujours occupé d'eux. Pendant cet âge où l'on est applaudi et où l'on n'a point encore éprouvé la contradiction, on conçoit des espérances qui préparent des mécomptes infinis pour la vie. J'ai vu des enfants qui croyaient qu'on parlait d'eux toutes les fois qu'on parlait en secret, parce qu'ils avaient remarqué qu'on l'avait fait souvent; ils s'imaginaient n'avoir rien en eux que d'extraordinaire et d'aimable. Il faut donc prendre soin des enfants sans leur laisser voir qu'on pense beaucoup à eux. Montrez-leur que c'est par amitié et par le besoin où ils sont d'être redressés que vous êtes attentifs à leur conduite et non par admiration de leur esprit. »

Si le vaniteux cherche à tout prix à se procurer l'estime d'autrui par des petits moyens qu*il croit grands, Torgueilleux prend avantage de qualités qui ont leur prix : la gloire des ancêtres, l'intelligence, le mérite littéraire ou artistique, les services rendus à la patrie ou à l'humanité ; selon le mot de psychologues contemporains S

(1) Rauh et Revault d'Allonnes. Psychologie appliquée à la morale et à Véducation .

« il se soucie plus que de raison de se procurer à lui-môme sa propre estime ».

L'orgueil est donc très voisin de la vanité, qui est en quelque sorte l'orgueil des eniants et des petites âmes, un orgueil ce en dehors ». Cependant il existe des enfants orgueilleux a en dedans » qui ont leur idéal de fauifôe grandeur, de faux mérite. S'estimant eux-mêmes à Texcès, ils ne peuvent que mépriser Topinion des autres, parfois môme lorsqu'elle est conforme à l'opinion qu'ils ont d'eux-mêmes. Ils manquent surtout' de souplesse et se montrent souvent insolents et brutaux.

Il est bien rare d'ailleurs que ces différents défauts ne soient pas plus ou moins étroitement associés entre eux et ne se confondent pas pour ainsi dire dans cette résultante qui s'appelle l'égoîsme. Toute la question au point de vue pédagogique revient donc à déterminer les moyens les plus propres à prévenir l'égoîsme ou à le combattre.

Les moyens préventifs les plus efficaces sont d'abord V exemple des parents et des maîtres qui doivent^ en présence des enfants et avec la plus entière sincérité^ s'oublier eux-mêmes, se déprendre d'eux-mêmes pour venir en aide aux autres, par une sorte d'enseignement vivant du dévouement et de la bonté ; puis les encovn ragements qu'ils leur donnent lorsque ceux-ci se sont dévoués dans la mesure de leurs forces, cherchant à leurtour à rendre service à leurs parents, à leurs frères, à leurs camarades, etc. ; enfin l'appel à leur dignité et à leur raison, II faut que les enfants sentent eux-mêmes quels sentiments différents leur propre conduite laisse dans leur âme, selon qu'ils ont brutalement recherché leur intérêt propre ou qu'ils ont au contraire sacrifié leurs intérêts et leurs plaisirs d'écoliers à la joie si pure de contribuer au bonheur d'autrui.

Parmi les moyens Curatifs, la pédagogie peut recommander l'emploi des réactions naturelles et des punitions, le blâme et l'appel au sentiment de l'honneur. Que l'enfant égoïste souffre le premier des suites fâcheuses de son égoïsme, en voyant ceux qui l'entourent d'autant moins disposés à lui venir en aide ou à lui rendre service, qu'il se montre lui-même plus porté à ne rechercher que son intérêt personnel. On peut même, surtout si on a sur lui une certaine autorité morale, le priver, à titre de sanction naturelle, de certains plaisirs auxquels il attache du prix, el l'obliger par la crainte du châtiment à des actes qui exigent

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de sa part le sacrifice momentané de son intérêt ou de sea aises.

Mais le premier moyen de prévenir et de combattre chez les écoliers cette fâcheuse disposition à Tégoïsme sera toujours de gagner leur cœur en leur témoignant sans exagération et sans faiblesse de la sympathie et de Taflection. Que si leur âme est incapable de répondre à Tappel de la nôtre, il reste cette suprême ressource de combattre Tamour-propre par Tamour-propre lui-même en développant chez eux le sentiment de la dignité personnelle.

Quels sont les moyens dont l'éducateur dispose pour développer le sentiment de la dignité personnelle ?

V. Moyens de développer le sentiment de la dignité personnelle.

!• V exemple. — L'exemple est le premier moyen dont Téducateur dispose pour développer le sentiment de la dignité personnelle.

Imitateur par excellence, Tenfant reproduit les mouvements, les attitudes, les actes de ceux qui l'entourent ; cette imitation lui suggère, par un progrès presque imperceptible, les sentiments dont ces mouvements sont les effets et les signes. C'est ainsi que,dans certaines familles, les enfants ont, tout jeunes, le goût de la propreté, de la bonne tenue, de la décence et même d'une certaine . élégance dans le maintien, de l'ordre dans la disposition des objets dont ils se servent, la notion du beau langage, le sentiment déjà très prononcé de la politesse, de l'obéissance, du respect, joint à une noble assurance, en un mot la notion et le goût de ce qui convient particulièrement à leur âge. Ces qualités, il les ont acquises peu à peu, sans le moindre effort, par le conunerce quotidien de leurs parents, dans l'intimité pénétrante et douce de la famille.

Une des lois essentielles de l'imitation, c'est qu'on imite de préférence ceux qu'on aime ou ceux dont on subit l'ascendant. Cette influence prépondérante de l'éducation familiale sur le premier développement des inclinations personnelles explique la nécessité qui s'impose aux parents de surveiller sévèrement leur tenue, leur langage et leurs actes en présence de leurs enfants. Mais d'autres influences peuvent, selon les cas, accroître ou diminuer, ou même détruire les effets des bons exemples domestiques. Aussi ne sufiitil pas que les parents soient eux-mêmes des modèles de dignité : ils doivent encore surveiller de très près les fréquentations, les conversations, même les lectures de leurs enfants et, au besoin, faire preuve de la plus grande énergie, sans le moindre délai, pour les soustraire aux dangers d'une contagion déprimante ou perverse.

A l'influence de la famille s'ajoute bientôt celle de Técole. Sans doute rexemple d'un maître aimé et respecté peut être aussi-fécond, pour certains écoliers, que celui de la famille; mais l'enfant, dans Técole, vit au milieu de camarades dont l'influence s'exerce sur lui à tout instant, sous des aspects très variés, parfois avec une puissance de contagion extraordinaire et malheureusement décisive.

Aux exemples concrets et vivants dont les jeunes écoliers subissent l'influence immédiate et profonde dans la famille et dans l'école doivent s'ajouter les grands exemples historiques ou ceux qu'ils trouvent dans les livres de lecture. Plus saisissants peut-être par le relief et l'ampleur des circonstances ou des personnages, n)ais moins accessibles à l'imitation, ces grands exemples ne peuvent émouvoir que par échappées certains enfants de sensibilité et d'imagination plus vives, alors que l'action de la famille et de l'école est continue et universelle.

Ces réserves faites, on peut dire avecBlackie : « Il n'y a pas de plus sûre méthode pour devenir bon que de vivre de bonne heure dans le commerce des hommes grands et bons. Il n'y a pas de sermon qui vaille l'exemple d'un grand homme. »

2* La culture intellectuelle et V appel à la raison. — La raison se manifeste chez l'enfant d'assez bonne heure pour que les parents et les maîtres puissent déjà lui faire comprendre ce qui est digne ou indigne de lui.

D'ailleurs, bien des défauts, bien des vices, tels que le bavardage, la vanité, l'orgueil, la grossièreté, la brutalité, la malpropreté, etc., impliquent une certaine ignorance. Par exemple, le vaniteux désire vivement être l'objet de l'estime et de l'admiraration des autres; mais s'il savait à quel point son défaut le ridiculise et le rend insupportable, il le dissimulerait, même par vanité. De même, l'égoïste, par intérêt, devrait disssimuler son égoïsme, qui dispose les autres à s'éloigner de lui et à lui refuser tout service. Il en est ainsi, dit Paul Janet, « de tous les vices qui s'étalent et qui auraient intérêt, pour jouir d'eux-mêmes, à se cacher SOUS les apparences de la vertu ». C'est qu on s'imagine naïvement donner le change à autrui : on ne se doute pas que ceux avec lesquels nous vivons savent presque toujours discerner très finement notre véritable visage sous le masque dont nous prétendons le couvrir.

Or, c'est surtout de notre temps et dans une démocratie qu'il

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importe de laire connaître aux enfants les véritables caractères de la dignité personnelle. Il semble en effet que chez beaucoup de nos contemporains le sentiment de Thonneur se soit altéré : il n*est plus le respect de soi-même, le souci de la beauté de sa vie ; sous rinfluence des idées mal comprises de liberté et d'émancipation individuelle, il est devenu Tamour de soi, mesquin, excessif et parfois violent : on est moins disposé à faire ce qu'il faut pour conserver et agrandir le véritable honneur qu'à protester avec véhémence contre tout ce qui offusque Tamour-propre.

C'est ainsi que le respect de l'autorité et l'obéissance raisonnable, qui n'est que l'adhésion réfléchie à des principes d'ordre nécessaires dans toute société bien organisée, deviennent des vertus trop rares, bien qu'elles soient la condition essentielle de l'existence et du progrès d'une société démocratique.

a Toute règle est une limite, et la règle, après tout, c'est l'introduction de la raison dans la vie. Or, comme les règles auxquelles on doit se soumettre ne sont presque jamais de celles qu'on s'impose volontairement et de soi-même, comme en général on y est conduit par autrui et pour le bien de la société, il suit de là que, si vous désirez être un membre digne du corps social, vous devez d'abord apprendre à obéir. » (Blackie, Op. cit.)

Pour faire pénétrer ces vérités dans rintelligence, le maître doit choisir d'abord ses exemples dans le milieu où vit l'enfant. II l'habitue, suivant le conseil de Montaigne, à u sonder la portée d'un chacun : un bouvier, un maçon, un passant ; il faut tout mettre en besogne et emprunter à chacun, selon la marchandise, car tout sert en un ménage ; la sottise même et la faiblesse d'autrui lui seront instructives; à contrôler les grâces et façons d'un chacun, il s'engendrera envie des bonnes et mépris des mauvaises ». L'enfant comprend ainsi, par degrés, que, dans l'école, dans la famille, dans la commune et, par analogie, dans la société, pour que l'ordre règne, chacun doit s'incliner volontairement devant des règles de justice ou d'intérêt général.

Ces vertus ne doivent pas être enseignées à la légère et par échappées ; il faut qu'elles se mêlent à l'enseignement tout entier, c'est ainsi qu'elles entrent et se fixent dans les âmes, a La philosophie, dit Montaigne, comme formatrice des jugements et des œuvres, a ce privilège de se mêler partout. >

Ënfin, et ceci est essentiel dans la culture des inclinations personnelles, que l'enfant s'exerce, le plus tôt possible» et dans la mesure de son intelligence, à s'étudier et à se connaître. C'est le meilleur moyen, s'il le veut, de corriger ses défauts, de conserver et d'accroître ses qualités. Par là aussi, discernant ses goûts et sa

I vocation véritable, il s'épargnera les déceptions douloureuses I d'une ambition exagérée, vaniteuse et brouillonne.

3^ L appel aux sentiments généretix; ^émulation et V encouragement, — De très bonne heure se manifeste chez Tenfant le désir d'être loué, admiré. On peut mettre à profit cette tendance pour accentuer en lui le sentiment de la dignité.

Ainsi, faisant appel à Famour-propre, on le détournera des actes qui le rabaissent, on l'excitera aux actes qui Télèvent et l'honorent. Lorsqu'il a ainsi évité le mal ou fait le bien, on doit le féliciter et l'encourager, en lui laissant comprendre qu'on n'a pas été surpris de le voir se montrer digne de la confiance qu'on avait en loi. n convient de ne pas dépasser ici certaines limites. Des éloges I excessifs donnent à l'enfant une idée exagérée de son mérite et le I rendent outrecuidant et vaniteux. « La louange, dit Fénelon, doit I l'animer sans l'enivrer. » De même les éloges trop fréquents per- ! dent bientôt leur prix. Ën tout cas, ces témoignages de satisfaction doivent être sincères et partir du cœur, si Ton veut qu'ils aillent au cœur. Mais ce qui vaut mieux encore que les éloges, ce sont les marques de confiance, car elles amènent l'enfant à n'ambi* iionner d'autre récompense que l'estime des autres et sa propre satisfaction.

L'emploi des reproches et des réprimandes exige peut-être encore plus de tact et de mesure. Humilier l'enfant en lui faisant honte de sa faute, surtout devant ses camarades, ou l'émouvoir trop vivement par des reproches trop sévères, par des menaces violentes, voilà le double écueil qu'il faut éviter. Humilié, l'enfant peut perdre le sentiment de ses forces et de sa valeur; découragé, il manquera de confiance et de ressort, quand les circonstances l'obligeront à faire acte d'initiative personnelle. En outre, s'il conserve un souvenir trop vif de cette humiliation, il peut devenir dis; simulé et haineux.

La crainte, dans beaucoup de cas, produit des effets non moins fimestes. Elle rend l'enfant incapable de tout sentiment sincère, de toute initiative généreuse. « Celui qui a tremblé devant ses parents, a dit Luther, tremblera toute sa vie devant le bruit d'une feuille que le vent soulève. » Gomme les paroles humiliantes, la crainte inspire à l'enfant des sentiments d'hypocrisie et de haine.

Après lui avoir fait honte de sa faute, il est nécessaire de lui laisser l'espoir du relèvement. On lui persuade qu'il peut, s'il le ▼eut, redevenir ce qu'il était; on a encore assez de confiance en lui

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pour espérer qu'il saura bientôt réparer et faire oublier ses torts. Aux reproches doivent succéder les encouragements.

C'est ainsi que le maître amène les enfants à se rendre service les uns aux autres et les dispose en revanche à ne compter que sur eux-mêmes ; car rien ne développe l'estime de soi comme cette double certitude : « je me suffis à moi-même et je suis utile à autrui ». Il leur fait comprendre que l'écolier qui copie ses devoirs est à la fois un paresseux, un vaniteux et un menteur; que c'est manquer de dignité que demander avec insistance des permissions, des récompenses et des faveurs, que pleurnicher pour un refus, pour un rien. Il ne tolère pas la délation, qui est l'acte d'une âme basse et jalouse ; il amène au contraire par sa bienveillance les enfants coupables à avouer leurs fautes, en leur faisant comprendre que l'aveu est noble et courageux.

Qu'il évite surtout de reprocher aux enfants l'insuffisance de leurs facultés, car personne ne consent de gaieté de cœur à être traité d'inintelligent ou d'imbécile. D'autre part, ce à force de dire à un enfant qu'il est sot, il peut finir par le croire », et même par le devenir.

4® Le respect des autres et le respect de soi-même. — Mais l'homme est l'être sociable par excellence. En relations nécessaires et quotidiennes avec ses semblables, il est tenu de respecter en eux ce qu'il doit respecter en lui. Gela contribue, par une réaction naturelle, à accroître le sentiment de sa propre dignité. Disposer les enfants à respecter leurs camarades, c'est déjà les amener, sans qu'ils s'en doutent, à se respecter eux-mêmes.

Ainsi, comme Ta recommandé M. Yessiot, ne faut-il pas que dans récole ou pendant leurs jeux « les enfants se permettent de rendre leurs camarades ridicules (contrefaire les autres, faire des croix dans le dos, donner des sobriquets, etc.); qu'ils fassent allusion aux infirmités ou aux difformités de quelques-uns d'entre eux (bossus, boiteux, bancals, borgnes, etc.), à la situation de famille ou aux malheurs de famille de certains autres (pauvreté, vices de naissance, condamnations judiciaires, etc.) ; que les grands tyrannisent les petits, l'abus de la force étant une lâcheté; il faut au contraire encourager les grands et les forts à protéger les petits et les faibles : ils puiseront dans ce rôle un sentiment d'estime pour eux-mêmes ».

S^Zes sanctions. — Si malgré les bons exemples, les conseils et les exhortations, l'enfant manifeste encore, par étourderie ou à bon escient, des sentiments bas et grossiers, on ne doit pas hésiter à faire usage des punitions et à recourir à la crainte ; ce qu'il

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faut avant tout, c'est lui donner l'habitude de se respecter ; or la crainte du châtiment peut, dans certains cas, arrêter le développement du mal.

Cette question sera d'ailleurs traitée avec plus d'ampleur dans le chapitre relatif à la Discipline.

LECTURES

k. Bain. La science de ^éducation, ch. iv, p. 58-59. — François Guizot. Instruction publique. Education. Extraits par Félix Cadet, p. 192. 194, 200. — P. Félix Thomas. L'éducation des sentiments, ch. xx. — Alexandre Martin. L'éducation du caractère, p. 352, 357. — Rauh et Revaultd'Allonnes. Psychologie appliquée à la morale et à l'éducation^ p. 92, 119.

SUJETS A TRAITER

1. L'égoisme; quelles sont les inclinations qui s'y rapportent et que l'éducation doit cultiver î

S. Dans quelle mesure faut-il donner satisfaction à l'instinct de sensualité chez l'enfant? Moyens de culture de cette inclination corporelle.

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