‹ Leçons de statique graphique (volume 2)Chapitre 164 sur 251 · IV. — Correspondance entre les courbes · texte numérisé non relu

IV. — Correspondance entre les courbes

232. La distinction des courbes planes étant faite d'après leur ordre et d'après leur classe, nous dirons que :

Une courbe plane du n'€'"e ordre présente en général, et tout au plus, n points communs avec une droite de son plan.

Une courbe plane de la nieme classe présente en général, et tout au pi us, n tangentes issues d'un même point de son plan.

Deux systèmes plans collinéaires étant donnés, au\ points et aux tangentes d'une courbe dans l'un correspondent les points et les tangentes d'une courbe dans l'autre.

Quand deux courbes correspondantes sont du même ordre et de la même classe, à un point multiple et à une tangente multiple de l'une correspondent un point équimultiple cl une tangente équimultiple de l'autre.

233. Deux courbes projectiles du second ordre peuvent toujours être considérées comme courbes correspondantes dans deux systèmes plans collinéaires.

Soient A, B, G trois points quelconques de la première courbe k, et A,, B,, G, les trois points respectivement correspondants de la seconde courbe k{ ; soient, en outre, D le pôle de AB par rapport à À" et D, le pôle de A, B, par rapport à A,. Si les courbes appartiennent à deux systèmes plans collinéaires correspondants, les tangentes à A en A et B doivent correspondre aux tangentes à A", en A, et B,. Gonséquemment, D et D, sont aussi deux points correspondants des systèmes collinéaires.

On peut maintenant rapporter (231) collinéairement entre eux les systèmes plans dans lesquels se trouventles courbes, de telle sorte qu'aux quatre points A, B, C, D de l'un correspondent respectivement les points A,, B,, G,, D, de l'autre, et qu'à la courbe A", qui passe par G et qui touche en A et B les droites DA et DB, corresponde la courbe A,, qui passe par C, et qui touche en A, et B, les droites D,A, etD,B,.

ig6 GÉOMÉTRIE DE POSITION. — CHAPITRE XV.

231. Deux courbes collinéaires du même ordre et de la même classe peuvent se présenter dans des conditions très-différentes, eu égard à leurs points à l'infini.

Soient de nouveau 2 et 2, les systèmes plans collinéaires dont les courbes A et /.,, de même ordre et de même classe, sont des formes homologues, et soient A,, B, deux points de 2, qui correspondent respectivement aux points A et B de 2. A deux rayons quelconques a et b de 2, parallèles entre eux et passant respectivement par A et par B, correspondent, dans 2,, deux rayons «, et Z>, qui passent respectivement par A, et B,, mais qui ne sont pas nécessairement parallèles. Au point à l'infini, où se coupent les rayons a et b, correspond clone généralement un point propre d'intersection desrayons aK et £,, et à la droite qui joint deux points à l'infini du système 2, c'est-à-dire à la droite à l'infini de 2, correspond en général une droite qui joint deux points propi'es de 2,, c'est-à-dire une droite propre de 2, ; pareillement, à la droite à l'infini de 2, correspond en général une droite propre dans 2.

11 s'ensuit que les points à l'infini de la courbe A ne correspondent pas nécessairement à des points à l'infini de A,, et que les asvmptoles de h, c'est-à-dire les tangentes aux points à l'infini de cette courbe, n'ont pas non plus nécessairement pour correspondantes des asymptotes de A, .

235. Soient 2 et 2, deux systèmes plans réciproques. A tout point P de 2 correspond alors un rayon />, de 2,. Si P parcourt dans 2 une courbe quelconque A, pK décrit en même temps dans 2, une suite continue de rayons, c'est-à-dire un faisceau K, de rayons, et, si P s'approche d'un point fixe Q de la courbe A, />, s'approche d'un rayon fixe </, du faisceau K, ; au rayon PQ, qui pivote autour du point Q, correspond le point /;»</,, qui se meut sur la droite qK. Lorsque le point P est à une distance infiniment pelile du point Q, la droite PQ arrive à coïncider avec une droite fixe, qui est la tangente q du point Q; en même temps le point />,</, coïncide avec un point fixe, qui est le point de contact Q, du rayon y, , et qui correspond dès lors à la tangente </ (78). En un mot : au faisceau K de tangentes, (jui enveloppe la courbe A, correspond une courbe A, qui est enveloppée par le faisceau K( .

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