‹ Leçons sur la théorie générale des surfaces et les applications géométriques du calcul infinitésimalChapitre 13 sur 146 · VI) = '^(V/'X · texte numérisé non relu

VI) = '^(V/'X

et celle de f à la suivante

■^(f.)=^(rr);

où '3' i^z) désigne le symbole -

D'après cela, si l'on pose

l'équation

doit admettre les solutions particulières

sfl, p \/a, q \J\ et ri ^X,

que l'on obtient en remplaçant, dans l'équation (9), v par les différentes valeurs qu'il peut recevoir. Les trois premières solutions seront connues dés que l'on connaîtra la surface (S). Désignonsles par 01, 0o, 03, ou, plus exactement, posons

Gomme r, est une fonction inconnue, nous poserons

0) étant la solution générale de l'équation (11). Remontant de proche en proche, les formules (5) nous donneront d'abord

et de même

dx

àx

„ wui , à%t

di "

" doi

et de là on déduira dz par la formule

dz =^ p dx -+■ g dy,

de sorte que, tout calcul fait, on aura les coordonnées x, y, z par les formules

et la surface correspondante (S,) sera définie par les formules

9<) ^1» ^3 étant trois solutions particulières, et oj la solution générale, d'une équation de la forme suivante ( ' )

870. Un jeune géomètre, M. Lelieuvre. a été conduit par ses recherches personnelles aux élégantes formules (B) qui définissent une surface rapportée à ses lignes asjmptoliques (^). V oici comment on peut les démontrer par une méthode simple et directe.

Désignons par c, c', c' les cosinus directeurs de la normale à la surface (S). On aura

et de là on déduit, en différentiant la première équation par rapport à (3, la seconde par rapport à a, et retranchant.

, ,, C^ / àc àx àc dx\

Comme l'équation différentielle des lignes asymplotiques est

^ de dx = o.

on obtient, en é^^alant à zéro les coefficients de dx-, dZ- dans

C) Dans la Note déjà citée de 1870, M. Moutard n'a pas publié sa méthode, mais il annonce que la difficulté du problème se ramène à l'intégration d'une équation de la forme (D).

(') Lelikuvre, Sur les lignes asymplotiques et leur représentation sphérique {Bulletin des Sciences mathématiques, 1888, p. 126).

cette équation, les deux relations

S de dx r\ de dx

Les équations (i3) et (i5) peuvent être remplacées par les suivantes

\ dx , / , dd' „ de \ ^•^' / ' ^'^" '/ ^^'

dy ^ l ,1 ^'^" àc" \ (^y ( Il '^^ ^'^"

^ '^ c>a \ da. da. J d]i \ d{j dp

\ dz , / de' -, de\ dz [ de , de \

d<x \ doc da / dp

I de ,dc \

où ?i et fjL désignent deux fonctions auxiliaires. Si l'on substitue les valeurs ainsi obtenues des dérivées de oc^ y, z dans la condition d'intégrabilité (i4) il vient

Le déterminant n'étant pas nul ('), on doit faire ft = — a. Portant cette valeur de /a. dans les formules (16) et posant

on obtient les formules définitives

Si l'on exprime enfin que dx. dy, dz sont des différentielles

C) Si le déterminant était nul, on aurait

la surface serait développable. Or ce résultat est inconciliable avec l'iiypothèse que les paramètres a et p des lignes asymptotiqucs sont des variables distinctes.

exactes, on est conduit seulement à deux relations

I fPds I à'-b., j à^-Hj 6^ àaâ'i ~~ V. âoi â'^ ~~ 81 àx à";i '

qui nous montrent que 9,, 63, 63 sont des solutions particulières d'une équation de la forme

= kH,

et complètent la démonstration des formules (B).

871. Si l'on prend ces formules comme point de départ, la solution du problème proposé s'obtient d'une manière nette et rapide. Reprenons en effet l'équation à vérifier

d.i- </./ 1 -t- dy dvi -h dz dzi = o,

et remplaçons-ï' dx. dy. dz par leurs valeurs tirées des formules (B). En égalant à zéro les coefficients de dx'^ docdZ, d?>-, nous aurons les trois équations

àa. àoi. àx

àx\ dvi dzi

àa âoi àoi

àjTi âvi àzx

Oî

àx-

Ifj

àXy

àji

àzr

àxi

àVi

àz.,

àp

àa

àa

àa

Les deux premières nous permettent de poser

— - = AOi-i- B— -, c'a àa

àa ' àa

__Ae.^B— ,

= Ae. + B ^,

àz^

A'Ô.^B'^, àj

A, B, A', B' étant des fonctions auxiliaires, et la troisième conduit

à la relation

On peut donc poser, en changeant la notation, B= — B' = — w.

Ecrivons maintenant les conditions d'intégrabilité pour ^i, y,, Zn\ nous aurons, par exemple,

ou, en développant et remplaçant - — -^ par sa valeur déduite de l'équation (19),

k dk' , \. rie, /(^o) .A d^^ ( . rÀo\

Comme l'équation doit subsister quand on y remplace Ô^ par O2 et 03, il faut qu'elle ait lieu identiquement; ce qui donne

, , dtà

dk dk'

— 2 A:co = 0,

ou encore

Remplaçant A, A', B; B' par leurs valeurs dans les formules (20), on retrouve bien les formules (C) de notre première solution.

872. Cette solution écarte, nous l'avons déjà remarqué, le cas où la surface (S) serait développable; mais, comme on sait résoudre le problème de la déformation finie pour toute surface développable, on saura, par cela même, résoudre aussi celui de la déformation infiniment petite.

Pour le plan, par exemple, qu'on peut supposer représenté par l'équation

on aura

Xi = — h y -+- a, Yx =^ hx -\- b^

A, a, b étant des constantes et 5, pourra être choisi arbitrairement. Nous reviendrons plus loin sur ce cas particulier.

873. Revenons aux formules (B), où 9<, Oa? ^z sont liés aux cosinus directeurs c, c', c" de la normale par les relations (17), d'où l'on déduit immédiatement

(22) À = ef-+-e|-i-o^

En substituant c, c', c" à O4, Oj, O3, on peut encore écrire les équations (B) sous la forme

i, , / , de' „dc' \ , . / , àc' .dc'\ ^ , ^ I de , dc\ , ^ l de ■ àc\ ^^

«; = /.{ c -— — c -:- 1 aa — A ( c -1-, c -J7- ) aà. \ ou âx / \ dp dp '

qui, d'ailleurs, se déduit immédiatement des tormules (16) où l'on remplacera \i. par — X. La comparaison des formules précédentes avec celles que nous avons données d'après Gauss au Livre VII, Chapitre III [III, p. 242 et suiv.], permet de faire une étude approfondie de la surface rapportée à ses lignes asymplotiques. Si l'on pose

<-> s(^:r=- s^:i=/^ s(sy=-

on verra aisément que l'on a

^')' m)'-'--" ^n-'-f' s(ir='-'-

et l'on pourra appliquer toutes les formules du Livre VII, Chapitre IIL en y remplaçant u et c par y. et P, puis faisant les substitutions suivantes

A désignant le déterminant

3o LIVRE VMI. — CHAPITRE II.

dont le carré a pour valeur

(25)' ^'^^eg-r-.

Ou trouvera, par exemple, que l'équation différentielle des lignes de courbure prend ici la forme

(26) e dt"- ^= g d^"- ,

et que l'équation aux rayons de courbure principaux devient

Et de là résulte la signification géométrique 6/e X : on a

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