‹ Lecons sur le calcul différentielChapitre 30 sur 48 · Théorème. Soit · texte numérisé non relu

Théorème. Soit

cc = r(cos« + v/~s'nt)

une variable imaginaire, dont r désigne le module. Soit de plus /(*) une fonction de x qui reste finie et continue, ainsi que ses dérivées des divers ordres, entre les limites

et supposons que jamais les dérivées de f{x) ne s évanouissent toutes à la fois. Si Von peut choisir le module t- entre les limites r, , r, , et l'angle ? entre les limites f, , t,, de telle sorte que la fonction

(5^- f{x) = [r (cos« + v/Tsint)]

conserve toujours un module supérieur à celui de l'expression (56), tandis que Von fait varier r entre les limites r,, r, , en attribuant à t l'une des valeurs l, ,

t7 , ou t entre les limites tt , <a , en attribuant à r l'une des valeurs r, ,

r7; l'équation (1) admettra une ou plusieurs racines réelles ou imaginaires, correspondantes à des valeurs de t comprises entre les limites (37).

On pourrait encore au théorème 5 joindre la proposition suivante qui se démontre aussi facilement et de la môme manière que les théorèmes 3 et 4.

6.e TnûonÊME. Soient x une variable imaginaire, et p,q deux variables réelles liées à la première par l'équation

Soit de plus

une fonction de x qui reste finie et continue, ainsi que ses dérivées des divers ordres , entre les limites

et supposons que jamais les dérivées de f(x) ne s' évanouissent toutes a la fois. Si

l'on peut choisir la quantité X entre les limites pt , />, , et la quantité p entre les limites qx , <7, , de telle sorte que la fonction (59) conserve toujours un module supérieur à celui de l'expression

MO /(»+i* V~).

tandis que l'on fait varier p entre les limites px , p 3 en attribuant à q l'une des valeurs qx,q2, ou q entre les limites qt,q2. en attribuant à p l'une des valeurs px , p2 ; l équation (1) admettra une ou plusieurs racines imaginaires correspondantes à des valeurs de p et de q comprises entre le-s limites (4o). »

Lorsque 1 équation (1) admet des racines réelles ou imaginaires dont les modules sont très-considérables, les théorèmes 4 et 5 peuvent servir à constater l’existence de ces racines , et à en fournir des valeurs approchées. Pour donner la preuve de cette assertion , posons de nouveau

Alors à chaque racine de l’équation (1) correspondront des valeurs de r et de t propres à faire évanouir le module II déterminé par la formule (20) , ou, ce qui revient au même, par la suivante

(4a) R * =. [e, c,“ — rcos(rsin£ — «)]a 4. [rsin(rsini — «)]*.

De plus , la somme de deux carrés ne pouvant être nulle qu’autant que chacun d’eux se réduit séparément à zéro, l’équation R = o entraînera les deux formules

(43) rsin(rsin* — t) =0 , ertolt = rcos (rsin/ — t) ,

que l’on pourra réduire à

(44) rsine — « r= ± 2 7177 , 6r«o.t __ r ,

en désignant par n un nombre entier , et en observant que pour satisfaire à la seconde des formules (43) , il est nécessaire de supposer le module r différent de zéro , et la quantité cos(rsin* — t) positive.

Concevons maintenant que l’on attribue au nombre entier n et par suite au module r une très-grande valeur. Comme l’expression réelle

QUATORZIÈME LEÇON. i73

qui admet un seul maximum correspondant à r = e, décroît indéfiniment à partir de ce maximum , pour des vateurs croissantes de r ; cette expression , ou la valeur de cost tirée de la seconde des formules (44)» deviendra sensiblement nulle. Donc

l’angle t, compris entre les limites mules (44) donneront à très-peu près

— ■ 7r , -f- TT , différera peu de 1 ^an7r+-^-

cost == -

tr

ztz , etlesfor-

Nous sommes donc conduits à penser que, si l’équation (î) admet des racines dont les modules soient très* considérables , ces racines correspondront à des valeurs de r et de t peu différentes de celles que fournissent les équations (45). Or on constatera sans peine l’existence des racines dont il s’agit h l’aide du théorème 5, en opérant comme il suit.

Supposons, pour fixer les idées, l’angle t positif. Alors, si l’on désigne par t et par t les valeurs de r et de t que fournissent les équations (45) , on aura

(46) t, = 2 717T 4“ On trouvera par suite

t = arccos

t-COSr

et l’on tirera de l’équation (20) , en prenant r = v , t = r ,

» (48) /?’ = va[a — 2cos(vsinr — t)] = 4t,»sin> [— sinT~T ] ,

ou, ce qui revient au même,

D’ailleurs, pour de très-grandes valeurs du nombre entier n , cost acquerra une valeur numérique très -petite, ainsi que la différence — — r , et l’on pourra en dire autant non-seulement du produit

['H+tIT

vcos*r =

mais encore des deux expressions

tSUlT — r — 2 nrc = - -

. / vsinT-r

(5s) sm - —

IÎDT-T \ , . i 1 / 7T t,COS*T

-T-)=±,,n — TTIiïïT

Donc la valeur de — , tirée de l’équation (49) , sera sensiblement nulle. Faisons

(53) /=t4 -u, cos< = (i — 'u)cosr.

Soient de plus r, , ra , , ea les valeurs que prennent les variables r et t quand

on pose successivement

en sorte qu'on ait

u = ît, v = — 1, v — 1 ;

COSt, = 2COSr, cosf, =0,

ou, ce qui revient au même.

Le module * sera évidemment compris entre les modules r, , ra , et l’angle t entre les limites t, , t, . Or, si l’on renferme la valeur de u entre les limites — tt , 4-tt , on tirera de la formule (21) , i.# en supposant t = t, ,

« (ir>|H+cM.+f)ï.

Page 1