‹ Lec̜ons sur les coordonnées tangentielles (volume 3)Chapitre 80 sur 122 · OMBILICS ET DROITES QUI ONT MÊME PÔLE PAR RAPPORT A DEUX CONIQUES · texte numérisé non relu

OMBILICS ET DROITES QUI ONT MÊME PÔLE PAR RAPPORT A DEUX CONIQUES

201. On appelle ombilic relatif à. ilnix coniques on point de rencontre de deux tangentes communes.

Comme, en général, deux coniques admettent quatre tangentes communes, les six sommofs du quadrilatère forme pur ces tangentes seront des ombilics. Deux sommets opposés de ce quadrilatère constituent ce que nous appellerons deux ombilics correspondants ou un couple d'ombilics ; il en résulte qu'un couple d'ombilics peut être considéré comme une conique singulière inscrite dans le quadrilatère des tangentes communes.

Cette remarque va nous permettre de déterminer analytiquement les ombilics.

Soient, en effet, /*(«, v, w) = au : + aV-t- a'ufl -+- 2bmv -f- 2*'»:» ■+- 21/uv = 0, [C) fjjt, o,!e) = aiu s +fl',» ï -i-a 1 îi) a 4-26it)ît'+2i{wtt+24ï«o= : (C,)

les équations des deux coniques.

L'équation générale des coniques tangentes aux langentes communes à (C) et à (C,) est

fi«,v,w) + \fcu,v,n) = Q, (1)

et cette équation représentera doux ombilics correspondants

Hosted by

si le discriminant du premier membre est nul, c'est-à-diw

l U\ b + U, a"-±-la"t

Celte équation est du troisième degré par rapport à à chaque racine de cette équation correspond un couple d'ombilics, on voit bien que les deux coniques admettent en général six ombilics qui seront déterminés si l'on peut résoudre l'équation (2).

Connaissant les ombilics, on en déduit aisément les tangentes communes ; la recherche de ces tangentes est donc ramenée à la résolution d'une équation du troisième degré, au Heu de l'équation du quatrième degré que nous avons discutée dans le chapitre X.

Mais la considération des ombilics et l'étude de l'équation (2) présentent un intérêt [dus puissant que celui qui s allache h la simplification toute théorique du calcul des coordonnées des tangentes communes.

Nous allons montrer en ellct dans ce qui va suivre que de la nature des racines de l'équation (2) on peut déduire la nature des tangentes communes aux deux coniques.

Auparavant il est utile de rappeler qu'étant donnée une équation du second degré

= («, v, «•) = dont le discriminant du premier membre est nul, cette équation représente deux points distincts si tous les mineurs du discriminantno sont pas nuls.

Les coordonnées de la droite qui joint ces deux points vérifient les équations

lesquelles n'admettent qu'un seul système de solutions.

En outre l'équation ponctuelle correspondante représente une droite double, qui est précisément la droite joignant les deux points.

228 cooudoniSées tangf.xtielles. — eÉouÉ'nw: it.aak

Si maintenant tons les mineurs du discriminant de la fonclion o[u, y, w) sont nuls, l'équation d(u, o, w) = représente deux points confondus ou un point double, et les équations

ont leurs premiers membres proportionnels et son! vérifiées par les coordonnées d'une droite quelconque passant par le point double.

202. Désignons par A- B , k{. K, B-„, Bi, B'i les coefficients

de a-\-la,, a'-\- ),a\ , . . . , b"-\~'/-b", dans le développement du déterminant à()>); on aura les formules (93'

(o+xai)A(X) = ma;:— b;, (A+xft.ji^) = b:.b;-a,b„ ,

la'+k'Jill) = K\;~ K', (é' + X*i)*(ï) = BÏBx— A1B-1, • (3) ;a" + X«;)i().) - AiAi—BÏ», {b" -+- X6' t )a(X) = B^Bi— AJb;. J

Ces équations nous montrent que si une racine X' de l'équation (2) annule tous les mineurs de i(X), les seconds membres des équations (3) seront divisibles par (), — À'} 2 , et comme ).' ne peut annuler toutes les quantités a-h\a u s' + lflu . . . , car alors les coniques coïncideraient, on en conclut que À' est au moins racine double de l'équation (2).

La réciproque n'est pas vraie ; toute racine multiple de l'équation (2) n'annule pas nécessairement les mineurs du déterminant A(>.).

203. Il résulte do ce qui précède qu'à foute racine simple de l'équation (2) correspond un couple d'ombilics distincts.

A toute racine multiple correspond soit un couple d'ombilics distincts, soit un ombilic double,

204. On retrouve la même équation (2) quand on cherche les droites qui ont même pôle par rapport aux deux coniques (C) et (CJ.

Hosted by

OMBILICS 229

En effet, pour qu'âne droite («, v, w) ait même pèle par rapport aux coniques (C) et (G,), il faut et il suffît que les équations

représentent le même point, c'est-à-dire que Ton ait

n- /ïr /■;..'

ou, en désignant par — X la valeur commune de ees rapports,

fi + Vî. = o, 1

fi + y;„=o. !

Pour que ces équations admettent des solutions en u, t>, kj, il faut que le déterminant i(X) soit nul.

Si une racine À' n'annule pas tous los mineurs, les équa- Lions (4) ont un seul système de solutions ; elles déterminent une seule droite ayant même pôle, c'est la droite qui joint les ombilics correspondant à la racine X'.

Si au contraire la racine V annule tous les mineurs de .i(À), les équations (4) ont leurs coefficients proportionnels ; elles déterminent une infinité de droites passant par l'ombilic double relatif à la racine X', et toutes ces droites ont même pôle par rapport aux deux coniques.

205. Théorème. — Les droites doubles ■■'> relatives à deux racines différentes de l'équation (% sont conjuguées par rapport à toutes les conique-; du faiseeau il!.

Soient, en effet, u,, «,, w, et u 2 , w 2l io } les coordonnées de ces droites, et X,, X 2 les racines correspondantes ; on a

{11 11 est naturel d'appeler droite double lit droite joignant deux ombilics rorn.'spond.inls, puisque lu premier membre de l'équation ponctuelle correspondante est carré parfait, ['tic. droite ayunl mMiie pôle dans les deux

coniques sera donc une droite double et ir

Hosted by

COOBDOSXÉES TA>

■ GEXTIELLES. GÉOMÉTB

Page 1