‹ Leçons sur les fonctions définies par les équations différentielles duChapitre 31 sur 42 · IV. — Élude du cas ^(X|)<Co, ^(Xa) < o · texte numérisé non relu

IV. — Élude du cas ^(X|)<Co, ^(Xa) < o

X| et ^2 complexes.

Nous allons examiner rapidement ce cas à titre de dernier exemple.

Considérons l'ensemble des caractéristiques z de l'équation (4) issues de l'origine avec une valeur initiale a voisine de o. Lorsque [jL = o, cet ensemble jouit de la propriété suivante mise en lumière par l'analyse de la page 70; il ne présente dans tout le plan que deux points critiques ^r^, X2, d'autant plus rapprochés de l'origine que a est plus petit. Dès lors, en vertu des lois de continuité (comparez p. 1 13), on peut trouver un cercle F de centre x^=o et des nombres |i.|, a, tels que, pour | [ji | <; jjli et | a | < aj, l'ensemble des caractéristiques de (4) issues de V origine avec la valeur initiale a ne présente que deux points critiques x^^ Xo dans le cercle F.

Traçons un cercle y, concentrique à F, contenu dans F, mais contenant x^ et x^- Nous nous proposerons de trouver une

expression analytique qui représente, pour les valeurs de x comprises entre y et F, l'une ou l'autre des deux caractéristiques issues de x^ avec la valeur critique o.

Remarquons d'abord que, si [jl = o et si | :r< | est très petit, l'une des caractéristiques considérées est très voisine de w^x entre y et F, tandis que l'autre est très voisine de W2X, En effet, pour les caractéristiques qui présentent des points critiques arbitrairement près de l'origine, la constante C de la page 68 est arbitrairement grande; or l'égalité (3) de la page 68 montre que, lorsque |C| croît indéfiniment, une caractéristique w issue de x^ avec la valeur o

tend (en un point quelconque x)^ soît vers fv<, soit vers (V2. De cette remarque il résulte, par continuité, que, si [Xi et | ^1 1 sont

suffisamment petits, les valeurs initiales \z^z) au point x des deux caractéristiques que nous étudions sont respectivement

voisines de WxX et w^x.

Considérons, par exemple, la seconde caractéristique et posons

(-27) Ç = — =«;|-ha.

Tous les résultats obtenus aux pages i i4-i 18 subsisteront ici sans modifications. L'équation (4) se transforme en l'équation (12) et la branche d'intégrale u de cette dernière équation, qui prend au

point X une valeur initiale u voisine de zéro, est développable (dans une couronne circulaire) par rapport aux puissances de x et de A^^*- [développement (i4)]' Pl^s précisément, on peut déterminer un nombre H et des nombres r',/' {inférieurs au rayon de r) tels que [quel que soit | tx | compris entre oet i) le développement (i4) {où l^ on fait v = i) représente une fonction holomorphe de x et hx^* pour r^ <c\x\<Cr" et | /* | <[ H.

Lorsque h n'est pas nul, les caractéristiques z définies par le développement (i4) sont différentes de zéro à l'origine. Mais, pour A = o, nous obtenons une intégrale U à laquelle correspond une intégrale particulière Z| de V équation (4), nulle et holomorphe à l^origine. D'ailleurs, lorsque | h\ tend vers o, la limite inférieure r' de la couronne circulaire où converge le développement (i4) tend évidemment vers o; on voit ainsi que, pour A = o, les points critiques situés sur les caractéristiques Z| (issues de o avec la valeur o) viennent se confondre en a? = o. Si maintenant,

partant de ^(r'<! | ^ | <[ /'") avec une valeur initiale u voisine (* )

de U(^), nous tournons indéfiniment dans un sens convenable

sur la circonférence de centre o et de rayon |x|, nous obtenons

au point x une infinité de déterminations nouvelles qui convergent

vers Tu^{x) {cf. p. 117).

(*) Cette hypothèse revient à supposer que le point critique x^ (d'où nous sommes partis à la p. 126) est suffisamment voisin de l'origine.

On obtiendrait des résultats analogues pour la première caractéristique Ç issue du point Xs avec la valeur o. Posant 'C^ = {v'\-\- t^ on trouverait que cette caractéristique (ou la caractéristique t correspondante) est développable {dans une couronne circulaire de centre O) /^ar rapport aux puissances de x et cx^' [développement (19)5 où l'on fait v = i]. Pour c = o, le développement obtenu donne une intégrale T à laquelle correspond une seconde intégrale particulière Z de l'équation (4) nulle et holomorphe à

l'origine. Si, d'autre part, à partir d'une valeur initiale ^ de ^ voisine de T[x)^ on tourne indéfiniment dans un sens convenable sur la circonférence de centre o et de rayon \x\^ on obtient au point x une nouvelle infinité de déterminations qui convergent

vers Z[x).

Une fois obtenus les développements (i4) et (19) (où l'on fait v = i), nous reviendrons aux points critiques présentés dans le cercle F de centre o par l'ensemble des caractéristiques z issues de l'origine avec une valeur initiale a voisine de o. Nous avons vu (p. 126) que ces points critiques sont au nombre de deux lorsque le paramètre [x est inférieur à un certain nombre |jL|. En raisonnant comme à la page 117, nous démontrerons que, quel que soit [JL entre o et i, le nombre de ces points critiques est toujours 2 à condition que a soit intérieur à une certaine aire A entourant a = o.

Cela dit, il nous sera facile de déterminer le mécanisme des permutations qui s'opèrent au voisinage de l'origine pour une branche d'intégrale z. Ce mécanisme est exactement celui qui a été décrit aux pages 68-70. Soit x un point voisin de o. Les déterminations de z obtenues en ce point forment une série unilinéaire

. . . , -^—i, Zqj Z\^ • • • î

et à chaque détermination Zj correspondent deux points critiques

^y i, Xj qui le permutent respectivement avec Zj^ et ^y+i. Nous en concluons {voir p. 96) que, dans les conditions où nous sommes placés, l'origine est, pour l'équation (4), un foint

TRANSCENDANT DE PREMIERE ESPECE, DE LA PREMIERE SORTE ET DU PREMIER TYPE.

Page 1