‹ Leçons sur les invariants intégrauxChapitre 48 sur 89 · LA THÉORIE DU DERNIER MULTIPLICATEUR IO · texte numérisé non relu

LA THÉORIE DU DERNIER MULTIPLICATEUR IO

équations (i), on peut déterminer un multiplicateur du système de n — p équations dijjérentielles auquel se ramène Vinlégration du système donnée

Supposons qu'on connaisse les p intégrales première» indépendantes

y,, jo Ypj et supposons, ce qui est toujours permis, que ce soient de»

fonctions indépendantes des p variables Xi, ..., Xp, c'est-à dire

Les équations (i) peuvent alors s'écrire

W t=o 'if = o.

et, en égalant j,, ..., ypa des constantes arbitraires Ci, .... Cp, l'intégration du système (i) se ramène à celle du système (5), dans les seconds membres duquel on a supposé remplacé Xi, ..., Xp par leurs valeurs en fonction de Xp^i, ..., x„, t, Cl, ..., Cp.

Cela posé la forme Q, qui est invariante pour les équations (4) et {5), peut évidemment s'écrire

Q = N[57, ... 8Yp (Sxp+i — Xp+,so ••• (s^n - ^V^O];

pour avoir la valeur du coefficient N, il suffit d'identifier cette expression avec l'expression primitive; en égalant par exemple les termes en

[Sxiôxa ... Sx„],

on obtient

D(x,, ..., Xp)

La quantité N étant ainsi déterminée, on a l'identité

N[«ri ... 8yp (3xp+i - X,+i8f) ... (8x„ - X„Sf)] = H [By, ... ô/,8jp+i ... 5j„], c'est-à-dire

[«7,o>5 ... dyp }N(aa-p+i - Xp+.ot) ... (Sr„ - X^ot) — HSjp+i •.• ^ïnl] = o. Cette identité exprime (n° 64) que, si on tient compte des relations linéaires

Sji=o, ôjj = o, ..., 8jp = o, on a (6) N[(Sxp^., — Xp+,lt) ... (8x„ — X„ô<)] = H(j,, ..., j„) [Sjp+, ... a/n].

Le premier membre de cette égalité est donc une forme invariante pour le sys" tème d'équations différentielles (5) : autrement dit le système (5) admet le multiplicateur

D(xi,...,xp)

ToÈOHÈME III. — Si l'on connaît n — i intégrales premières indépendantes des érjaalions (i), Vintégralion des équations s'achève par une quadrature.

I08 LEÇONS SUR LES I1NVAKL\MS INT'-iGRAUX

Il suffit d'appliquer le théorème II au cas /) = n — i : on voit alors que la forme différentielle linéaire

(8Xn — X„r:i)

est une différentielle exacte, quand on y suppose les variables liées par les relations

Jl = Ci, J2=C2. ..., J„l = C«,.

La solution générale des équations (i) s'obtient donc en égalant à une constante C„ l'intégrale de différentielle totale

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