V. — Applications
113- La théorie du dernier multiplicateur s'applique à tous les exemples précédemment indiqués où intervenait une forme invariante de degré égal au nombre des fonctions inconnues. Rappelons ces exemples :
1° Les équations qui donnent le mouvement des molécules d'un milieu continu quand on connaît la densité p et les composantes a, v, w de la vitesse en fonction de x, y, z, t :
dx dv dz
dt=''' dt=''' dt = ''-
L'invariant intégral étant
Û = pKBx — uôf) (ôj — v^t) {Bz — wBt)],
le multiplicateur est p. Si donc on connaît deux intégrales premières indépendantes, l'intégration s'achève par une quadrature. Si le mouvement est permanent, la forme invariante
n = û(A, S) = — pa[8j8z] — pu[8zSa;] — pw[8a;8;)']
a sa dérivée nulle. Les équations
dx dy dz ^
E. G*BTA!ii — Leçoas sur lei Invariants intégraux. 8
Il4 LEÇONS SUR LES INVARIANTS INTEGRAUX
qui donnent les trajectoires géométriques, admettent un multiplicateur p ; par suite si on connaît une intégrale première, la détermination des trajectoires n'exige qu'une quadrature, et une dernière quadrature donne /.
2° Les équations qui donnent les lignes de tourbillon d'un champ de vecteurs donné (X, Y, Z) sont les équations caractéristiques de la forme
[8X8:.] + [8YSy] + [SZS.] = (|- Ç^) [8;y8z] + (^ - |) [Szêx]
ces équations
dx dy dz
ôZ dY — ô^^ôZ — ôY ôX ày dz dz dx dx dy
admettent donc un multiplicateur connu, qui est l'unité.
3° Les équations de la Dynamique, sous leur forme canonique
dqi ôH dpi ôH
dt bpi dt dqi '
admettent le multiplicateur i : cela résulte d'un calcul direct ; cela résulte aussi de ce que l'existence de la forme invariante
entraîne celle de la forme invariante Q" :
114. Mais la théorie du dernier multiplicateur ne s'applique pas seulement aux systèmes matériels pour lesquels sont valables les équations canoniques d'Hamilton, mais à tout système à liaisons parfaites, holonomes, avec forces données ne dépendant que de la position du système.
Pour un tel système on a les équations de Lagrange
Si les Qi étaient nuis, l'introduction des variables canoniques d'Hamilton conduirait aux équations
dqi ôH dpi dE
dt dpi dt dqi '
Il en résulte que les équations complètes du mouvement sont susceptibles d'être mises sous la forme
dqi ôH dpi ôH
dt ôp, ' dl ~~ dqi
Qi.