II. Dans le second cas on peut poser
10' r= [wWi] + [0)30)3] -h ... -h [ohn-i^in-l]
avec an formes linéairement indépendantes co, wj, ..., <x>jn~i- Les équations-
qui s'obtiennent en écrivant, en outre de l'équation lo = o, les équations du système associé de la forme o)', où on suppose les différentielles liées par la relation o) = o, ont une signification intrinsèque. C'est le système associé des deux formes o) et [wo)'] et par suite (n" 103) c^esl le système caractéristique de l'équation de Pfaff o) = o. Nous l'appellerons le système (S), en désignant par (S) le sytème caractéristique de o), lequel contient en plus l'équation 0)1 = o.
On peut, par une opération d'ordre an — i, obtenir une intégrale première ji du système (2). En l'égalant à une constante arbitraire, le système (S) de la nouvelle forme w, c'est-à-dire le système caractéristique de la nouvelle équation o) = o, a le nombre de ses équations réduit de deux unités ; on pourra donc par des opérations d'ordres
trouver de nouvelles intégrales
J2, '•■,yn-l
telles qu'en les égalant à de nouvelles constantes arbitraires, le nouveau système (S) correspondant à o) ne contienne plus qu'une équation, qui sera évidemment o) = o. Cela veut dire que cette équation est complètement intégrable et une nouvelle opération d'ordre i donne une nouvelle intégrale y„ qui permet d'écrire
O) = Zidyi -h Zarfjj -i- ... + z„dj„.
On arrive ainsi à la forme réduite de o), qui fait effectivement intervenir le nombre minimum 2n de variables, an étant le nombre des équations du système (S) caractéristique de o), c'est-à-dire la classe de o).
On trouve sans difficulté la transformation la plus générale effectuée sur les variables caractéristiques yi et z, qui conserve la forme u) ; l'égalité
zi'dy^' + ... + Zn'dy,,' = Zidyi -+-... 4- z„dj„
■ÏÏY-W--
• - ôV - ôV
ôji' ôj,'
^yn ày,
, dV„
ÉQUATIO:«S A UN INVARlAîST I:XTÉCRAL LINÉAIRE ABSOLU l3l
donne, en restant dans le cas le plus général,
Vfj/, ...,J'u'. Jl, •••, J«) = o, '
— ~ ^" — iL'
Ces formules montrent bien que les variables j,, ...jjn» —,..., —sont
Zi Zi
transformées entre elles ; ce sont les variables en nombre minimum au moyen desquelles peut s'écrire l'équation w = o ; ce sont les intégrales premières du système (S) caractéristique de celte équation. S'il existait p relations indépendantes
Vi = o, ¥2 = 0, .... V, zr=0
entre les jj et les j/, les formules qui définissent la transformation seraient
avec p inconnues auxiliaires Xj,
129. On remarquera, au point de vue de l'intégration, la différence entre les deux cas où le système caractéristique de co est impair (an -h 1) ou pair (2n) : dans le premier cas l'intégration exige des opérations d'ordres
2n, in — 2, ..., 2, o ;
dans le second cas elle exige des opérations d'ordres
an — 1, an — 3, .... i.
On remarquera aussi que les deux cas se distinguent pratiquement l'un de l'autre de la manière suivante. Soit an le rang de co', c'est-à-dire soit n le plus grand exposant tel que la forme [w'"] ne soit pas nulle ; dans le premier cas [wco'"] n'est pas nul ; dans le second cas [ww'"] est nul.