Exemple I. — Considérons l'équation différentielle
des courbes planes qui ont un rayon de courbure donné. Elle est équivalente au système
Wi ^ dy — y'dx = o,
W2 ^ Rdj' — (i + y^) ^ dx = o.
Ce système admet les trois transformations infinitésimales correspondant à une translation parallèle à Ox, à une translation parallèle à Oj et à une rotation autour de 0. Ces transformations doivent être calculées, non seulement en ce qui concerne leurs effets sur x et sur y, mais aussi sur y' . On trouve sans difficulté
-> dy
A3/= j ^ + rr ^ -+- (1+ /^) K- •' '' (ix ^y ày
Le tableau des quantités Wi(Aa) est le suivant :
— y' 1 x+yy'
On a donc
,(A3) = - ( j + :7^i=) -.(AO -^.[x- -^^=^ -.(A.)^
On obtient par suite par de simples difTérentiations deux intégrales premières du système donné et la solution générale est fournie par les formules
{x - co"^ -1- (r - c,)^ = R^-
170. Exemple II. — Considérons l'équation difFérentielle du troisième ordre
y — i-hj'2
qui définit les courbes planes de courbure constante. Elle est équivalente au système
toi ^ dy — y'dx =. o,
wj = dy' — ydx =0,
a>3 = dy"
3jy
dy'
Ce système admet quatre transformations infinitésimales correspondant à une translation parallèle à Ox, une translation parallèle à Oj, une rotation autour de 0 et une homothétie de centre 0. Les symboles de ces transformations, considérées comme opérant sur x, y, y' et y", sont
bx -^ ôj -^ dj"
Le tableau des quantités ojj(A;,) est ici
y I X -^yy
y" o I H- j'2 -f- yy" O O o
y — xy
— xy"
Il est de rang 3 et, par exemple, le déterminant obtenu en prenant la i'"% la 2* et la 4® colonne est différent de zéro. On en déduit les relations
^.(Aa)
y + -'--t/-')-..(Ao -^{x-f Ljt„/!),,(A,),
lyO LEÇONS SUR LES INVARIANTS INTÉGRAL X
qui conduisent à deux intégrales premières
/ iJl^ " — «; y y, .
Pour continuer l'intégration, choisissons des combinaisons linéaires toi, wj, C03 telles que le déterminant principal du tableau des Wi(Ai) soit réduit
à sa forme normale. Il faut pour cela prend
re
1 ^xy' \ , ,. dy"
j = dcc — ( — , H -'2 ]dy I - "
On a d'autre part
C/U = tOj -f- «tOg, C/V == COg -+- IIW3,
et
w,' = — [wiwj, w/ r^ — [wstoa]' CO3' = o.
Par suite wj est une différentielle exacte et on a par une cjaadrcUure l'intégrale première qui manque. La solution générale de l'équation donnée est fournie par les formules
— yr— -C3,
\/i -hy'
On voit ici que le groupe G qui conserve les données est
Cj = Cl, C2 = C2, C3 = aCs (car 0J3 ^= ^r- \
avec une constante arbitraire n ; c'est parce qu'il est à un seul paramètre que l'intégration se ramène à une quadrature. Dans l'exercice précédent, le groupe G se réduisait à la transformation identique et la solution était obtenue sans intégration.
171. Remarque. — Dans tous les exemples où on arrive à n formes linéaires invariantes, on a des invariants intégraux de tous les degrés en
-construisant avec Wj, ..., w„ une forme extérieure arbitraire à coeiïicients constants. C'est ainsi que dans le dernier exercice on a l'invariant intégral
/ / / WjWiWj qui, si on se borne à des ensembles d'états correspondant à la
même valeur de x, se réduit à
dydy'dy"
-yr—
Par suite, si on considère une famille quelconque de circonférences dépendant de trois paramètres et si on coupe les cercles de cette famille par une
parallèle quelconque à l'axe des j, l'intégrale 1 1 | n^ » étendue à la
famille considérée de' cercles, est indépendante de x. Elle est du reste égale
r rcdc fie fic
^ \ f j — ^-ir^ — ~ > en désignant parCj etC2les coordonnées du centre et G3 le rayon.