L'ÉDUCATION PHYSIQUE
QU'IL FAUT AVOm SOIIf DU CORPS
Claude Fledrt *
Je voudrais que, dès la première enfance, on inspirât la sobriété, autant que cet âge en est capable; non pas en faisant jeûner les enfants, il n*en est pas encore temps, mais ne les laissant pas manger autant qu'ils veulent, ni tout ce qu'ils veulent, ne leur offrant point ce qui les peut tenter, ne leur donnant jamais ni peines ni récompenses qui dépendent du manger. 11 faut encore mépriser en leur présence les gourmands et les friands, soit dans les rail» leries, soit dans les . discours sérieux ; marquer les maladies et les autres maux qui viennent des excès de bouche; louer la sobriété et montrer les biens qu'elle produit ; faire tous ces discours autant que Ton pourra, sans qu'il semble que l'on les veuille instruire et sans leur adresser la parole, afin qu'ils s'en défient moins, mais surtout ne démentir jamais ces discours ni par aucun discours contraire ni par aucune action; en un mol, les soutenir dexemple....
Pour se bien porter, il sert encore d'être propre et net,