MADAME DE GENLIS. — EUGÈNE PAZ
cruches, ces poulies, etc., paraissaient des inventions cruelles et bizarres. On a beaucoup dit, dans les commencements, que ces folles imaginations, ces systèmes extravagants tueraient ces pauvres enfants dont la délicate constitution ne pouvait supporter cette éducation Spartiate. Ensuite, quand on a vu que tous ces enfants si délicats se fortifiaient à vue d*œil, que les défauts de la taille de quelques-uns disparaissaient entièrement, que leur santé s'affermissait chaque jour, qu'ils supportaient sans efforts des fatigues que des hommes faits auraient eu beaucoup de peine à soutenir; que leur humeur et leurs caractères se ressentaient de cette heureuse disposition physique, qu'ils devenaient gais, vifs, actifs, animés, on n'a plus rien dit. «••••••.•••••.•..•••
Avant de terminer cet article sur la gymnastique, je dois faire une observation très importante ; c'est que tous les exercices du corps ne peuvent être salutaires que lorsqu'on les fait sans un effort pénible. S'ils fatiguent, s'ils abattent, s'ils laissent une courbature habituelle, ils énervent au lieu de fortifier, mais la gradation et l'habitude familiarisent avec les plus violents.
[Leçons d'une gouvernante à ses élèves.)