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DESSIN USUEL

Madame Pape-Carpantier

Madame Marie Papc-Carpantier (1815-1878), l'éducatrice bien connue de nos lecteurs, dont les travaux ont si puissamment contribué en France au développement des écoles consacrées à la première enfance, a donné, dans son Enseignement pratique dans les salles d*asile, d'excellents conseils sur renseignement élémentaire du dessin. Nous les reproduisons ci-dessous.

Il serait très désirable que vous pussiez dessiner d*idée et rapidement, sur le tableau noir, en face de vos élèves réunis au gradin; cela vous aiderait beaucoup à faire comprendre vos récits et donnerait plus d'intérêt à une scène morale ou à une définition quelconque. Il n'est pas un des sujets que vous avez à traiter qui ne devint plus intelligible et plus attrayant par la représentation de la chose dont il s'agit. La parole ne pénètre pas toujours jusqu'à l'esprit; la chose, ou à son défaut l'image, attire toujours le regard et arrive souvent ainsi jusqu'à l'esprit rebelle. Par les images on varie les occupations, on rappelle la gaîté parmi les enfants dans les jours de langueur et on les ramène au calme dans lés moments d'effervescence.

Les images lithographiées sont donc une excellente ressource dans une salle d'asile; mais ces images s' achètentl... puis^ quelque considérable que fût votre collection, elle serait toujours insuffisante; vous sentiriez à chaque leçon nouvelle, à chaque nouveau récit, qu'il vous manque bien plus d'images encore que vous n'en possédez.

Sachez donc, au besoin, faire vos dessins vous-même ; vous y gagnerez entre autres avantages celui d'apprendre à vos enfants ce que c'est que dessiner, comment s'exécutent toutes ces images qui les charment tant, et que

nous aimons comme eux à tout âge. Cette connaissance ouvrirait chez eux un nouvel ordre d*idées. Vous ne toucherez pas au crayon sans exciter chez eux une attention subite ; et ce sera toujours avec un plaisir extrême qu'ils verront la représentation d*un sujet qui les occupe naître peu à peu dans votre esquisse, se développer à chaque coup de crayon, ressortir, se prononcer de plus en plus, prendre vie, se terminer enOn, et, sur cette planche nue tout à l'heure, se présenter comme par enchantement, à leurs yeux ravis, une scène ou un objet qui leur plaît et les captive. Vos enfants y gagneront en plaisir, et vous, en considération, car ils sentiront que ce que vous venez d'exécuter n'est point dû à votre crayon inerte, mais à la supériorité' de votre savoir.

Vous ferez ainsi passer sous leurs yeux, en dessins ou en images, vous leur ferez détailler et comparer le cheval d'Europe, nerveux et rapide, au lent et lourd éléphant d'Asie; le coq matineux, dont le sommeil n'interrompt pas la vigilance, au cygne élégant qui vogue sur les fleuves, à l'aigle hardi qui plane au plus haut des airs; vous leur ferez reconnaître et comparer encore Tutile et modeste pommier, dont les fruits rustiques nous procurent une boisson abondante, et le cocotier du désert, dont la tige élancée porte un fruit laiteux qui désaltère et fortifie l'Africain épuisé.

Vous représenterez un ou plusieurs castors occupés à bâtir leur maisonnette ; et lorsque ensuite vous raconterez: leur histoire, quand vous direz qu'ils habitent l'Amérique, la Russie, qu'ils sont doux de caractère, qu'ils ne sont nullement querelleurs, qu'ils sont laborieux et qu'ils bâtissent eux-mêmes, de leurs adroites petites pattes, les jolies maisons qu'ils habitent, vos enfants, ayant sous les yeux les castors et les maisonnettes elles-mêmes, s'intéresseront bien davantage aux qualités de l'animal.

Un autre jour viendra l'histoire de la cigogne blanche, de ce grand oiseau de passage, au long bec rouge, aux pattes

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hautes, robustes et rouges comme le bec ; de cet oiseau qui recherche le voisinage des villes, qui fait son nid dans les vieilles tours, dans les ruines;' qui se nourrit de poissons et de serpents ; qui non seulement élève ses petits avec une grande tendresse, mais encore soutient, protège à son tour ses parents devenus vieux, et les nourrit chaque jour des premiers produits de sa chasse ou de sa pêche. Bel exemple à citer pour prévenir Tingratitude et l'oubli.

Puis aux enfants barbares envers les animaux on ferait voir un chien fidèle retirant son maître des flots qui l'engloutissaient, ou guidant avec sollicitude la marche incertaine d*un vieillard aveugle ; une biche apprivoisée, nourrissant de son lait Tenfant de Tintortunée Geneviève ; le lion d'Androclès se refusant, quoique affamé, à dévorer son ancien ami, etc.

Tous ces croquisplairont, attacheront plus qu'on ne saurait dire ; ils imprimeront cette leçon dans la mémoire d une manière ineffaçable, et ils augmenteront l'affection que vos enfants vous portent, en raison de tous les plaisirs que vous saurez leur donner.

Il n'est point nécessaire, pour exécuter les choses dont je vous parle, que vous appreniez à dessiner pendant plusieui^ années et selon toutes les règles de l'art ; vous n'avez pas à faire des tableaux pour la postérité. Ce que je vous demande, ce sont quelques ébauches fugitives et sans prétention; la condition essentielle, c'est que vos dessins n'offrent rien de ridicule ni de contraire à la nature, à moins que vous ne le fassiez avec intention et pour éprouver le goût de vos enfants, ce qui ne doit arriver que rarement. Mais pour dessiner naturellement des choses naturelles bien connues, bien observées, il vous faut principalement (avec toutefois quelques notions de dessin) de la justesse dans le coup d'œil, pour saisir les proportions des parties entre elles, et leurs distances ; pour distinguer les traits importants de la figure que vous voulez représenter; et une certaine habitude de main que vous aurez bientôt acquise par Texercice.

Si VOUS désiriez montrer à vos enfants un tableau trop grand pour être apporté devant l'estrade, ou trop petit pour être bien vu d*un peu loin, vous pourriez facilement le copier dans les dimensions convenables au moyen des carrés de proportion.

Voici le procédé : Sur un papier à calquer, de la grandeur du tableau dont vous voulez prendre copie, tracez des carrés égaux entre eux, et donnez à chaque rangée horizontale et verticale un numéro d*ordre.

Sur un papier à dessin de la grandeur que vous voulez donner à votre copie, tracez au fusain des carrés en nombre égal à celui de la première feuille, mais plus grands si vous voulez faire la copie plus grande que l'original, plus petits si vous voulez la copie plus petite.

Donnez à chaque carré de cette seconde feuille le numéro du carré auquel il correspond dans la première*

Le reste de l'opération se devine ; il ne s'agit plus que d'appliquer sur le tableau le papier transparent ainsi divisé en carrés, puis de copier ensuite dans chaque carré du papier à dessin les parties du tableau qui se montrent dans les carrés marqués des mêmes numéros. Ceci fait» vous enlevez les traces du fusain, et il se trouve que la différence de grandeur entre les carrés des deux feuilles, a déterminé la différence de dimensions entre l'original et la copie.

{Enseignement pratique dans les salles d'asik.)

PREIfilER ENSEIGNEMENT DU CHANT

Roger de GumpSi

Le baron Roger de Guimps, élève de Pestalozzi et ancien élève de I*ÉeoIe polytechnique de Paris, ^est né à Yverdon, dans le canton de Vaud, en i802« // a pul/lié un ouvrage sur Pestalozzi ayant pour titre Hiêtoire de Pet- 1

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talozzi, de sa pensée et de son œuvre (in-8, 1874), le Nouveau Livre des mères (in-12, 1882), et une étude générale de pédagogie, dont le titre fait connaître le double objet : La philosophie et la pratique de Véducation (in-8, 1860). C'est de ce dernier livre que nous extrayons les pages qui vont suivre.

La musique est aussi un langage; ce n'est plus celui des idées, c'est encore celui des sentiments. Elle exprime les émotions de Tâme avec ce qu'elles ont d'ineffable, et en cela déjà elle surpasse le langage ordinaire ; mais elle fait plus que de les exprimer, elle les fait éprouver à ceux qui récoutent et à ceux qui l'exécutent. « La musique de chant surtout, dit Mme Necker de Saussure, produit sur celui qui Texécute une impression singulièrement puissante et caractérisée; il prononce d'inspiration les paroles qui y sont associées, et il semble à celui qui les chante qu'il exhale sa propre émolion; dangereuse propriété de cet art, d'après les sentiments dont on le rend ordinairement l'interprète, et motif de plus pour le rappeler dans l'éducation à sa destination antique et sacrée. »

La musique est donc pour l'éducation un puissant moyen d'agir sur le cœur, d'adoucir le caractère, de fortifier le sentiment religieux, et en même temps une précieuse ressource pour développer le goût, faculté qui trouve en général si peu d'exercice dans les leçons élémentaires, et qui trop souvent reste engourdie pendant toute la durée de l'enfance.

Le plus petit enfant est sensible au charme de la musique ; le chant de sa mère dissipe son malaise, calme ses petites passions et le dispose au sommeil. Ce baume qui s'est montré si bienfaisant auprès de son berceau, pourquoi est-il abandonné dans les années qui suivent, et souvent abandonné pour toujours? Et cependant, non seulement les enfants entendent avec plaisir la musique appropriée à leur âge, mais encore ils. peuvent chanter eux-mêmes avec justesse, avec goût et avec expression. On en trouverait la preuve dans la plupart des écoles et

des familles de rAllemagne ; el cette habitude, contractée dès Tenfance, est sans aucun doute la cause des dispositions musicales qui distinguent certaines nations. Mais, pour se convaincre de l'aptitude que les petits enfants ont en général pour apprendre à chanter, il n*est pas besoin de quitter la France; il suffit de visiter quelques-unes de nos salles d*asile bien dirigées: on en sortira avec le regret que le chant ne soit pas plus généralement employé dans l*éducation de Tenfance. *

Pestalozzi lui avait assigné un rôle important Aans Tœuvre de réforme éducative qu'il a tant de fols'lsssayé de réaliser. Ses élèves, même les plus jeunes, chantaient avec un sentiment musical et une justesse d*exécution souvent remarquables et toujours avec plaisir; ils chantaient dans leurs exercices religieux, dans les intervalles des leçons, dans leurs fêtes, dans leurs jeux, dans leurs promenades.

Pestalozzi avait obtenu ces résultats en appliquant à l'enseignement du chant sa méthode générale d'éducation, piéthode conforme aux lois du développement organique de l'enfant, et qui n'est qu'une conséquence des principes que nous avons exposés.

De même que l'enfant apprend à parler avant d'apprendre à lire, de même il doit apprendre à chanter avant d'apprendre à connaître les signes conventionnels à l'aide desquels on écrit la musique. Ici donc encore, sa première étude sera tout intuitive : il avait parlé pour avoir entendu parler, il chantera pour avoir entendu chanter.

On peut enseigner aux enfants un chant qui convienne' à leur âge, dès qu'ils parlent avec une bonne prononciation. Le maître commencera par leur faire dire les paroles seulement, jusqu'à ce qu'ils les sachent par cœur il les leur expliquera, il leur adressera des questions pour s'assurer qu'ils en ont bien compris le sens et qu'ils s'associent de cœur aux sentiments qu'elles expriment.

Cette précaution est surtout nécessaire lorsqu'il s*agit

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d'un cliant religieux. Ensuite le maître chantera deux ou trois fois la première strophe du morceau, puis seulement la première phrase, qu*il fera répéter aux enfants, puis la seconde phrase, etc. Quand les chants seront à plusieurs voix, on fera exercer chacune d'elles séparément, avant d'essayer de les faire chanter ensemble. Le maître aura soin de battre toujours la mesure et d'habituer les enfants à l'observer rigoureusement; quant à la justesse d'intonation, il se montrera sévère dès la première leçon. Enfin, nous conseillons à l'instituteur de commencer par faire chanter ses écoliers à demi-voix : c'est le vrai moyen pour qu'ils s'entendent les uns les autres et pour qu'on puisse distinguer chaque faux ton, mais c'est surtout important pour éviter qu'ils ne prennent l'habitude de crier.

Ce n'est que par une grande douceur d'expression que le chant peut produire l'effet moral que nous attendons ; ce n'est qu'en chantant habituellement piano que les enfants pourront, sans forcer leur voix, rendre les forte et les fortissimo dans les morceaux et dans les passages qui les exigeront.

Le succès de cet enseignement dépend en grande partie du choix des chants qu'on veut faire exécuter à l'enfant. Ses premiers exercices de langage n'avaient été que l'expression de ses propres idées, de ses propres impressions; ils étaient restés toujours appropriés à son âge et à son développement; ils avaient suivi une gradation lente mais non interrompue. Il en sera de même de ses premiers exercices de chant : un recueil de morceaux simples et bien gradués est d'une extrême importance; aussi sommesnous obligé d'entrer dans quelques détails sur les conditions auxquelles il doit satisfaire tant sous le rapport des paroles que sous celui de la musique.

Les paroles, quant au style, seront aussi rapprochées que possible du langage même des enfants, afin d*étre parfaitement claires pour eux; il n'est peut-être pas inutile de remarquer ici que cette condition n'exclut pas K ny^<^

poésie, car il est une poésie de Tenfance qui, malgré sa simplicité, parle au cœur et à l'imagination et ne blesse pas le goût le plus pur. Quant au sens, les paroles n'exprimeront guère que les pensées qui occupent réellement l'esprit des enfants et les sentiments que leur cœur éprouve, mais elles auront pour tendance de leur faire faire des progrès sous ces deux rapports.

Les sujets choisis seront de divers caractères, ils varieront du sérieux au gai, afin de pouvoir s'adapter aux dispositions des enfants dans tous les moments.... Dans tous ces morceaux, quel que soit leur caractère, on n'admettra que des pensées simples, naturelles, vraies, et propres à améliorer le cœur des enfants....

La musique de la première enfance doit aussi satisfaire à certaines conditions pour le rythme, pour la mélodie et pour l'harmonie. Le i7lhme doit être bien caractérisé, en sorte que les enfants distinguent facilement le temps faible du temps fort ; les phrases ne seront pour commencer que de quatre mesures, plus tard même on évitera qu'elles en aient plus de huit. La mesure sera d'abord à deux temps; c'est celle que les enfants saisissent le plus facilement et qui se prête le mieux à accompagner la marche, qu'il faut habituellement associer au chant dans une école. Après la mesure à deux temps en blanches et en noires viendra celle à six-huit, qui offre les mêmes avantages et que les enfants comprendront promptement; puis la mesure à quatre temps, et enfin celle à trois temps, la plus difficile à saisir pour la première enfance.

La mélodie doit être simple et avoir un caractère d'unité, de largeur et de mouvement qui la rende facile à retenir; on évitera qu'elle n'occupe trop d'étendue dans l'échelle musicale, afin que les enfants n'aient pas d'efforts à faire pour en chanter les notes les plus hautes ou les plus basses. Enfin, la mélodie doit, par le mouvement de sa basse fondamentale, se prêter au genre d'accompagnément dont nous allons parler.

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Une harmonie simple est facile à saisir par les petits enfants, et pour eux déjà elle augmente beaucoup le charme de la musique. Mais il faut éviter avec soin toutes les modulations qui sortiraient du ton du morceau, du moins pour les premiers exercices; ce n*est que plus tard, ce n^est que graduellement que les enfants parviendront à comprendre et à goûter ces modulations ; le passage à la quinte, celui du ton majeur à son ton mineur correspondant, ne tarderont pas à être à leur portée, mais il vaut mieux les écarter pendant quelque temps. Les chants à deux voix égales sont ceux qui conviennent le mieux aux commençants; quelque imparfaite que nous paraisse cette harmonie, elle ne semble point telle aux enfants, elle leur cause un grand plaisir; il faudra donc commencer par un choix de mélodies propres à être chantées à deux voix seulement. Lorsqu'on abordera les chants à trois voix, le maître pourra faire la basse; puis viendront des morceaux à trois voix égales exécutées toutes trois par les enfants.

La manière d'apprendre à chanter que nous venons d'exposer, et qu'on pourrait appeler l'intuition du chant, convient seule aux enfants qui n'ont pas dépassé l'âge de sept ou huit ans. Plus tard elle ne suffit plus; les écoliers sont assez développés pour comprendre la notation, il faut la leur expliquer, il faut leur apprendre à écrire et à lire la musique.

Cette nouvelle tâche sera trop longue pour qu'il soit permis d'interrompre pendant ce temps les exercices de chant qui nous ont occupés jusqu'ici. Ainsi la première partie de chaque leçon sera seule employée à ce qu'on appelle des principes de musique, après quoi, pour se reposer et se récréer, les enfants exécuteront des chants qu'ils ont appris sans le secours des notes.

Pour faciliter aux commençants l'intelligence de notre manière d'écrire la musique, il est bon d'en séparer d'abord les deux éléments, c'est-à-dire la mesure et l'intonation.

Les premiers exercices n'auront donc pour objet que la

mesure ; on n'y verra pas la portée, on y chantera tout sur le même ton. Nos jeunes élèves, qui alors seront déjà habitués au calcul intuitif des nombres entiers et des fractions, n'auront aucune peine à comprendre les valeurs de nos diverses notes et pauses, ni les combinaisons si variées par lesquelles on peut former une mesure à deux temps, à six-huit, etc. ; les notes pointées et doublement pointées ne les arrêteront pas un seul instant. On leur fera donc chanter, toujours sur le même ton, en battant la mesure, des phrases musicales de plus en plus longues et difficiles ; puis on leur fera écrire, par rapport à la mesure seulement, quelques-unes de celles qui appartiennent aux chants qu'ils connaissent déjà.

On ne tardera pourtant pas trop à joindre aux exercices de mesure les exercices d'intonation, car ces deux éléments ne doivent pas rester longtemps séparés. On fera faire d*abord aux enfants des exercices gradués de solfège, au moyen d'une gamme écrite sur le tableau noir, et dont le maître avec sa baguette désignera successivement les notes qui doivent être chantées. En même temps on fera connaître aux élèves les tons et les demi-tons qui constituent la gamme majeure et la signification des dièses et des bémols ; on leur fera trouver à eux-mêmes les notes modifiées qui entrent dans la gamme de chaque ton. De même pour le mode mineur, etc.

Quand les enfants connaîtront bien la notation, ils auront encore besoin de beaucoup d'exercices pour lire cou-^ ramment la musique. Un excellent moyen de gagner du temps pour atteindre ce but, c'est de leur faire écrire des phrases de musique, même des morceaux entiers, parmi ceux qu'ils connaissent pour les avoir souvent chantés. Alors ils ont à apprécier les distances qui existent entre des notes qu'ils ne connaissent que par l'oreille, afin de leur donner à chacune leur nom; ils sont obligés d'appliquer eux-mêmes les principes de la notation en généra^ et ils se familiarisent promptement avec eux.

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