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LA SOCIÉTÉ ET LE TRAVAIL BUMAIN

(Premières notions d'économie poUttqne).

Paul Bodrde

Nous empruntons" les p«iges qui suivent à un livre excellent, le Patriote, publié en 1882 par M. Paul Bourde ( Paris, Hachette et Cie).

En mettant leur activité en commun, les hommes réunis en société se sont, pour ainsi dire, multipliés les uns par les autres; en se répartissant le travail à faire suivant leurs aptitudes, ils ont tiré de leurs forces tout le parti possible, et ils ont eu plus aisémeirt raison de la nécessité par ce mutuel concours. Les sociétés, en conservant dans leur sein les connaissances acquises, "ont permis, en outre, aux générations qui se succédaient de profiter de l'expérience du passé, et; peu à peu, en ajoutant ainsi le progrés du jour à celui de la veille, de la barbarie primitive, où dans leur asservissement aux appétits les plus grossiers ils ne différaient guère des autres animaux, les hommes sont arrivés à la haute civilisation dans laquelle tu peux pleinement te développer aujourd'hui.

Vois comme, dans la société, les hommes s'entr'aident les uns les autres. Tandis que le cordonnier leur coud leurs chaussures, le laboureur lui sème son blé, le boulanger lui cuit son pain, le tisserand et le tailleur lui préparent ses vêtements, le penseur achève Toeuvre dont il nourrira son esprit, l'homme d'État veille à l'exécution des lois qui protègent ses intérêts ; il travaille pour tous, et tous travaillent pour lui; isolé, il serait débordé par ses besoins, car il ne peut tout à la fois labourer et tisser, être cordonnier et boulanger, méditer et défendre ses droits contre ses voisins, tandis qu'il suffit à la société

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