L'ATTEHTIOH. — IL ME FAUT PAS VISER A RENDRE
L'ÉTUDE TROP FACIIX
Victor Cousin
Victor Cousin, né à Paris le 28 novembre 1792, mort le 14 janvier 1867, ne nous appartient ici ni comme le grand promoteur de ces doctrines plus critiques que dogmatiques qui ont tait loi en France, sous la Restauration et sous le gouvernement de Juillet, dans l'enseignement officiel de la philosophie et qui en forment encore aujourd'hui la base orthodoxe, ni môme comme l'un des écrivains de notre temps qui ont su le mieux mettre au service d'une pensée moderne les plus pures traditions de la langue du dix-septième siècle. Son œuvre d'homme d*Ëtat, soit à la Chambre des pairs, soit au Conseil supérieur de l'instruction publique, oit au ministère même en 1840, a aussi porté plutôt sur renseignement secondaire et supérieur que sur l'enseignement primaire. Mais nous ne devons pas oublier que M. Cousin avait aidé M. Guizot à préparer la loi de 1835; qu'il en fut le rapporteur devant la Chambre des pairs; qu'à ce titre il a été l'un des premiers à soulever devant le pays la question de l'instruction obligatoire, dont l'heure légale ne devait venir que cinquante ans plus tard; à réclamer hautement contre l'ajournement des dispositions relatives aux écoles de filles, à soutenir l'institution, toute nouvelle alors, des écoles normales départementales.
D'autre part, outre son rapport sur l'instruction publique en Allemagne, qui a été publié en 1840, et dont nous avons extrait le fragment ci-dessous, et un autre rapport sur l'instruction publique en Hollande (1837, un vol. in-8°), M. Cousin a donné, dans son livre sur Jacqueline Pascal, le règlement des écoles de filles de la célèbre maison de Port-Royal. Enfin, l'une c/c ses dernières puWfcations]^philnsophiqucs, le traité Du vrai^ du beau