Méditations et études morales^ par F. Guizot
2. Nous rajeunissons l'orthographe de Montaigne. Voici, à titre de spécimen, comment est écrite cette première phrase dans l'édition originale : • On ne cesse de criailler à nos aureilles, comme qui verseroit dans un entonnoir; et iioslre charge, ce n'est que redire ce qu'on nous a dict : je vouldrois qu'il corrigeast cette partie, et que, de belle arrivée, selon la portée de l'ame qu'il a en main, il commenceast à la meteresur la montre, luy faisant gouster les choses, les choisir, et discerner d'elle mesme ; quelquefois luy ouvrant chemin, quelquefois le luy laissant ouvrir. »
3. Le conducteur^ Je maître, ayant « plutôt la tête bien faite que bien pleine i>, que Montaigne voudrait donner à un êVîive àe t\vovL,