MADAME NECKER. — MADAME DE RÈMUSÀT
sentiment innë de justice éclate souvent, mais c*est aux . actions qu'il rapplique. Les pensées, les désirs, tout ce qui n'a produit aucun résultat extérieur est nul à ses yeux. L'enfant, comme le peuple hébreu, vit sous le règne de Tancienne alliance, sous celui des ordonnances positives, des commandements précis ; disposition qui provient en lui de Fabsence des idées généralos et du peu de goût qu*il a pour les accueillir. Il ne peut pas laisser troubler sa pure joie par des scrupules, par une analyse intime et subtile à laquelle son existence tout en dehors ne se prête pas, non plus que son intelligence peu rnffmcc).
Cet état, pour un enfant sage', a de la douceur, et peutêtre kii est-il d'abord salutaire. Sa volonté se raffermit en s'exerçant librement dans une enceinte clairement tracée, et, comme elle le porte ordinairement à déployer des forces et de l'adresse physiques, il fait des progrès sous ces deux rapports. Mais Téducation ne saurait souffrir qu'une telle disposition fûtdurable, l'accroissement des facultés morales ne le permettrait même pas.
(Éducation progressive.)