‹ Lectures pédagogiques à l'usage des écoles normales primairesChapitre 96 sur 226 · PATRIE · texte numérisé non relu

PATRIE

E. Bersot^

C*était le dimanche. Ce jour-là/ le grand-père mettait tout en ordre dans sa chambre. En rangeant son armoire, il ouvrit une petite boite et regarda quelque temps avec plaisir ce qui était dedans. Jean ne lui laissa pas le temps de la refermer.

Jean. — Grand-père, montre-moi ta belle croix.

Le grand-père. — Tiens, petit.

Jean. — Grand-père, il y a dessus : Honneur et patrie; qu'est-ce que cela veut dire?

Le grand-père. — Lequel des deux veux-tu que je te dise d'abord?

Jean. — Eh 1 bien, Patrie !

Le grand-père. — Mais toi, auparavant, dis-moi qui t'a fait cette jolie égratignure à la figure.

Jean [souriant). — Oh! un chat à deux pattes.

Le grand-père. — Voyons, confesse-toi.

Jean. — C'est que je me suis battu avec Bernier.

Le grand-père. — Et pourquoi cela? 11 t'avait donc pris tes billes?

Jean. — Non; mais il m'avait dit du mal de papa. Je l'ai jclé par terre et il a avoué qu'il avait menti.

Le grand-père. — Tu es un [brave garçon; est-ce qu'il n'y a que ton papa que tu défends ainsi?

Jean. — Non; maman aussi, grand'mère et loi, et mon grand frère Louis.

Le grand-père. — Tu nous aimes donc bien?

Jean. — Eh oui, puisque vous êtes mes parents.

i. Voir la notice, p, 25.

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