‹ Les amours des anges, et les melodies irlandaises, de Thomas Moore. Traduction de l'anglaisChapitre 20 sur 81 · I IO · texte numérisé non relu

I IO

MÉLODIE X

Je pleurerais les espérances qui m’abandonnent, si tes sourires me délaissaient aussi. Je gémirais quand des amis me trahissent, si, comme eux, tu étais infidèle. Mais tant que tu es près de moi, avec un cœur si chaud et des yeux si brillans , au- %un nuage ne peut s’arrêter sur ma tète ; ce sourire leur prête sa lumière!

Il n’est pas au pouvoir du sort de me blesser , tant que le sort me laisse ton amour ; nulle joie ne peut me charmer , si tu ne la partages.

Un rêve d’une minute sur toi , vaut mieux qu’une longue, qu’une éternelle année de bonheur, éveillé, sans toi, mon tendre Amour, mon unique chère!

Et quoique l’Espérance qui a long-temps éclairé notre route, mon Ange, ait disparu sans retour, nous poursuivrons notre voyage plus sûrement sans se& rayons.

De plus vives lumières me guideront dans le sentier que j’ai encore à parcourir, l’ame qui brûle

au-dedans de moi, et les sourires dont tu embellis ma demeure. . <

Ainsi, lorsque la lampe qui éclairait le voyageur, vient à s’éteindre; un instant, éperdu dans la nuit, il regarde à l’entour plein de doutes et d’dTroi : mais bientôt les ténèbres se dissipent, il marche à la pure clarté des étoiles; heureux de découvrir qü’ aucune lampe ne vaut la lumière qui descend du ciel !

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