‹ Les amours des anges, et les melodies irlandaises, de Thomas Moore. Traduction de l'anglaisChapitre 22 sur 81 · CHANT DE GUERRE · texte numérisé non relu

CHANT DE GUERRE

Oh ! ou est l’Esclave si avili, condamné à d’intëmes chaînes , qui languirait bassement sous le poids de ses fers , lorsque d’un seul effort il pourrait les briser? Quelle ame, dont les maux la dégradent, attendrait que le temps eût flétri sa vigueur, quand d’un vqJ courageux , elle peut s’élancer vers le trône de Celui qui la créa !

Adieu, à toi, Érin, adieu à tous ceux qui vivront pour pleurer notre chute !

Le laurier qui croît à l’abri des orages , couvert de feuillage et de fleurs, est moins beau, moins révéré, que l’arbre dépouillé dont les branches couronnent le front brûlant de la Victoire !

La terre qui nous a vu naître s’étend sous nos pas : le vert étendard flotte au-dessus de nos tètes;

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des amis éprouvés marchent à nos côtés , et l’ennemi que nous haïssons est devant nous !

Adieu, à toi , Érin, adieu à tous ceux qui vivront pour plqprer notre chute !

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