‹ Les amours des anges, et les melodies irlandaises, de Thomas Moore. Traduction de l'anglaisChapitre 23 sur 81 · MÉLODIE XIII · texte numérisé non relu

MÉLODIE XIII

A moitié de la nuit , à l’heure où les étoiles versent des pleurs, je vole vers la vallée solitaire que nous aimions quand la vie rayonnait dans tes yeux. Alors , je me plais à penser que si les esprits peuvent quit telles airs pour visiter le théâtre de leur bonheur passé , tu viendras me revoir , et me dire que, même au ciel, notre amour n'est point oublié! /

Je chante ces sauvages accords qui te ravissaient autrefois, lorsque nos voix se confondant, résonnaient à l’oreille comme la même ; et à mesure que l’écho redit au loin dans la vallée ma triste chanson, je pense, oh! mon Amour, que c’est ta voix qui, duroyaume des ames(i), répond faiblement aux accens qui te furent jadis si chers !

(1) « Il est des pays , dit Montaigne , où l’on croit que les amesdes Bienheureux vivent en iouteliberté dansdes champs délicieux , et que ce sont ces âmes qui répètent nos paroles , et que nous nommons écho. »

MÉLODIE XIY.

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