‹ Les amours des anges, et les melodies irlandaises, de Thomas Moore. Traduction de l'anglaisChapitre 50 sur 81 · CHANT NATIONAL · texte numérisé non relu

CHANT NATIONAL

Pleurez , pleurez , l’heure de votre gloire est passée ; vos rêves d’orgueil se sont évanouis ; la chaîne fatale est rivée de nouveau , et vous n’êtes plus des hommes !

En vain le cœur du héros a saigné ; la voix du sage a retenti en vain. Oh! Liberté ! une fois ta flamme éteinte , elle ne se rallume jamais !

Pleurez , peut-être dans les jours à venir ils apprendront à chérir votre nom : plus d’une action s’éveillera rayonnante de gloire , qui a long-temps dormi dans le mépris ! Et lorsqu’ils parcourront l’île désolée , où reposent enfin le seigneur et l’esclave , surpris , ils demanderont , comment des

mains si viles purent dompter des cœurs si braves ?

« Ce fut le Sort, diront-ils; un destin ennemi trama votre discorde : tandis que vos tyrans s’unis-

saient dans leur haine , jamais l’amour ne vous unit! Mais les cœurs qui devaient s’enlacer, s’éloignèrent ; l’homme profana ce que Dieu lui avait donné, jusqu’à ce qu’on en vit maudire l’autel, où, <■' à genoux , d’autres imploraient les Cieux ! »

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