LE JOUR DE NAISSANCE DU PRINCE
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Quoique nos douleurs soient profondes , aujourd'hui nous les oublierons $ le sourire brillera à travers nos larmes, comme un rayon de soleil brille à travers la pluie ; il n’y eut jamais de cœurs, si nos souverains le voulaient , plus formés que les nôtres pour la reconnaissance et le bonheur !
Mais lorsque notre chaîne moins pesante a cessé de nous faire souffrir, quand l’Espérance l’orne de fleurs , alors un nouveau lien vient accabler notre ame ! Oh ! la Joie que nous goûtons, semblable à la lumière des pôles , est un éclair au milieu des ténèbres , trop brillant pour durer. Mais, quand ce serait la dernière et faible étincelle du feu de notre ame , rallamons-la pour fêter notre Prince.
(i) Cette chanson fut composée pour une fête donnée en l’honneur de la naissance du Prince de Galles , alors régent, par le major Bryan en 1810, à sa maison de campagne dans le comté de Kilkenny en Irlande.
Honte au vil courtisan , qui ose nous nommer parjures ! terribles à*nos ennemis , nos amis nous trouvent fidèles ; et le plus noble tribut offert à une tète royale , est l’amour d’un cœur qui aime aussi la Liberté. Tandis que les lâches, qui ternissent notre gloire , qui nous ravissent nos droits , fuiront épouvantés loin du feu des batailles , le vert étendard s’avancera le premier. Oh ! je répondrais de notre foi sur ma vie ! appelés au combat, à l’heure même, nous bannirions nos souvenirs amers , pour montrer ce que peut le bras de l’antique Erin , armé contre l’ennemi , le jour consacré au Prince.
Il aime l’Ile Verte , et son amour est gravé dans des cœurs, qui ont trop souffert pour oublier. Oui, notre espoir sera couronné, notre amour aura sa récompense ; Erin reverra des jours purs et brillans !
Le diamant se brise sous des coups répétés , mais..
rien ne peut obscurcir ses rayons : chaque débris répand jusqu’à la fin sa vive lumière \ de même , Erin , ma Patrie , quoique brisée par la douleur , il y a en toi un éclat qui ne passera pas : un courage qui rayonne à travers les souffrances , et sourit à tes peines en ce jour glorieux !