‹ Les amours des anges, et les melodies irlandaises, de Thomas Moore. Traduction de l'anglaisChapitre 58 sur 81 · MÉLODIE XLIX · texte numérisé non relu

MÉLODIE XLIX

CHANT SACRÉ (t).

O Dieu , vie et lumière de ce monde merveilleux ! l'éclat du jour , le sourire des nuits , sont tes émanations. De quelque côté que nous tournions nos regards , partout ta gloire étincelle , et tout ce qui est beau et brillant vient de toi !

Quand le Jour lance un rayon d’adieu, entre les nuages du soir, au milieu desquels il aime à s’arrêter, lorsque d’autres cieux nous apparaissent à travers ces portiques dorés, ces teintes si douces, si radieuses , qui marquent le déclin du Soleil , émanent de toi , Seigneur !

(1) « Le jour est à toi ; la nuit aussi est à toi : tuas préparé la lumière et le soleil.

» Tu as posé toutes les limites de la terre; tu as fait l’hiver et l’été. » (Psaume lxxiv , v. i 6. 17.)

Quand la nuit aux ailes noires et parsemées d’étoiles, obscurcit la terre et le ciel, semblable au bel oiseau dont le sombre plumage étincèle d’yeux innombrables ; cette sainte obscurité , ces feux divins, imposans, infinis, émanent de toi , 6 Seigneur !

Quand le Printemps , toujours jeune, exhale ses parfums , ton esprit échauffe ses soupirs embaumés $ et chaque fleur qui couronne l’Été, est née sous ton œil lumineux. De quelque côté que nous tonmions nos regards , partout ta gloire étincelle , tout ce qui est beau et brillant émane de toi !

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