‹ Les amours des anges, et les melodies irlandaises, de Thomas Moore. Traduction de l'anglaisChapitre 62 sur 81 · MÉLODIE LIII · texte numérisé non relu

MÉLODIE LIII

Chant tiré du Prophète voilé de Khorassan.

( Traduction libre.)

Il est un Esprit , dont les soupirs embaumés brûlent dans l’air, et pénètrent jusque dans les profondeurs de la terre -, quand un doux coloris brille sur les visages , quand un tendre sentiment fait palpiter les cœurs , l’Esprit est proche : quand les lèvres se rencontrent , l’Esprit est là!

Son souffle est pur comme le parfum de ces fleurs, et ses yeux humides.... oh , ils ressemblent aux lis bleus , quand la brise agite Fondé azurée autour de leurs tiges !

Salut ! ô salut , puissant Dieu , Esprit d’ Amour et de Bonheur! l’heure qui t’est consacrée s’avance : jamais la lune ne répandit une lueur plus douce et plus mystérieuse , hàte-toi !

Au nom de la vierge etdu guerrier, qui s’unissent,

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en rougissant, comme les vagues et le soleil, du soir se confondent à l’hbrizon!

Par les pleurs que la Passiou fait répandre, semblables aux' gouttes de pluie qui tombent du ciel embrasé !

Par la première palpitation d’amour qui fait battre le cœur du jeune amant ! par le bonheur de se revoir ; par la douleur de se quitter!

Par toutes les joies que tu as données aux mortels, et qui , si elles devaient toujours durer, feraient de cette terre un Paradis! *

Nous t’invoquons , Pouvoir suprême! Esprit d’amour et de bonheur ! L’heure qui t’est consacrée s’approche , et jamais plus douce lueur n’éclaira un ciel plus serein. Hàte-toi !

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