‹ Les amours des anges, et les melodies irlandaises, de Thomas Moore. Traduction de l'anglaisChapitre 63 sur 81 · MÉLODIE LIV · texte numérisé non relu

MÉLODIE LIV

Quand je vois ces yeux souriaus, pleins d'espérance, de joie, et de lumière , comme si aucun nuage ne pouvait obscurcir un ciel si brillant et si pur, je soupire en pensant avec quelle vitesse la douleur peut ternir tous ces rayons , et faire presque oublier à ce cœur si gai , si heureux maintenant , qu’il ait jamais connu la joie.*

Le . Temps s’avance avec tous ses désenchantemens, les espérances trompées, les amis ingrats, et l’Amour , qui laisse partout sur son passage, un cœur ou glacé, ou brûlant!

La jeunesse , pure comme la neige que la pluie des tempêtes n’a point encore souillée , une fois qu’elle a versé les pleurs des passions , ne reprend plus son éclat printanier !

Page 1