DES AMOURS DES ANGES
tastiquc des Sylphes et des gnomes, et que nous ne posséderions probablement pas aujourd’hui le plus délicieux poëme de Pope , si la version des Septante eût rendu fidèlement le texte de la Genèse.
Le passage suivant du comte de Gabalis, choisi entre plusieurs autres , est un de ceux qui confirment cette remarque : — « Ces enfans du ciel , s’étant fait aimer des filles des hommes , engendrèrent des géans ; et les mauvais cabalistes J osephe et Philon (comme tous les Tuifis sont ignorans ) , et après eux tous les auteurs que j’ai nommés tout à l’heure, ont dit que c’était des anges, et n’ont pas su que c’était les Sylphes et les autres peuples des élémens, qui, sous le nom d’enfans d’Éloim, sont distingués des enfans des hommes. » Voyez* Entretien Second.
NOTE t8, PAGE 5o.
« Tant elle était fière de l’amour de son chérubin ! »
« Nihil plus desiderari potuerint quæ angelos possidebant, — magno scilicet nupserant. » Tertullien, de HabituMulieb., cap. 2.
NOTE ig, PAGE 5l .
« Alors, pour la première fois, les diamans, semblables à » des yeux qui brillent au milieu ^es ténèbres, furent sur- » pris dans leur retraite obscure, etc. »
■ Quelques gnomes, désireux de devenir immortels ,
avaient voulu gagner les bonnes grâces de nos filles, et A
NOTES
leur avaient apporté des pierreries dont ils sont gardiens naturels : et ses auteurs ont cru, s’appuyant sur le livre d’Enoch mal entendu, que c’étaient des pièges que les anges amoureux »,»etc. etc. — Comte de Gabalis.
Tertullien attribue tous les principaux ornemens qui composent la parure des femmes, tels que les colliers, les bracelets, le rouge, la poudre noire pour les cils, aux recherches que firent ces anges déchus , dans les retraites les plus cachées de la nature , et aux découvertes qu’ils étaient à même de faire , grâce à leur divinité, de tout ce qui pouvait orner la beauté de leurs favorites terrestres. Le passage est si remarquable que je le citerai en entier: — « Nam et illi qui ea constituerant , damnati in poenam mortis deputantur : illi scilicet angeli, qui ad filias hominum de cœlo ruerunt , ut hæc quoque ignominia fæminæ accedat. Nam cùm et materias quasdam bene occultas, et artes plerasque non benè revelatas, seculo multii magis imperito prodidissent ( siquidem et metallorum opera nudaverant , et berbarum ingénia traduxerant, et incantationum vires provulgaverant, et omnem curiositatem usque ad stellarum interpretationem designaverant (propriè et quasi peculiariter fæminis instrumentum istud muliebris gloriæ contulerunt : lumina lapillorum quibus monilia variantur , et » circulos ex auro quibus brachia arctantur; et médicamenta ex fuco, quibus lanæ eolorantur, et ilium ipsum nigrum pulverem quo oculorum exordia producuntur. » De Habitu Mulieb. C.^. 2. — Voyez aussi « De Cultu Fæm., » cap. 1 o.