LES AMOURS UES ANGES
duquel il ne manque que de brillantes ailes pour ressembler aux habitans des cieux , qui brille en quelque lieu que se dirige ses pas , et dont le lot terrestre est cependant humble, comme celui de la violette qui fleurit, inaperçue, sur le bord des sentiers , et dont le doux parfum révèle seule l’existence ; deux mortels qui n’ont qu’un cœur dans chaque pensée, dont les voix expriment la même volonté , se répondant comme l’écho qui répète, de colline en colline , les sons d’une musique aérienne , avec tant de fidélité qu’on cherche en vain à deviner quel est l’écho et quels sont les accords;
. dont la piété est tout amour, et dont l’amour , quoique unissant leurs âmes dans une douce étreinte , n’appartient pas à la terre , mais au ciel : ainsi deux glaces polies, placées vis-à-vis l’uue de l’autre , se renvoient leur lumière et ne réfléchissent que les cieux. Si jamais nous rencontrons rien de si pur, de si parfait icibas , rappelons-nous qu’il n’existe sur la terre qu’un seul couple aussi divin, et bénissant leur passage à travers le désert de la vie , écrionsnous : « Puissent Zaraph et Namah gagner v bientôt la céleste patrie ! »