I.E CONSERVATOIRE
du Conservatoire une note de 1897 qui en dit long sur les inconvénients de cette installation. Les classes, nous assure M. Pierre, sont en nombre absolument insuffisant. Oii’on en juge ! Telle salle sert à la fois : 1° pour les examens semestriels; 2° pour les concours d’admission; 5“ pour les concours à huis clos; 4“ pour la classe d’orgue; 5“ pour les cours d’histoire et de littérature dramatiques ; 6° pour le cours d’histoire de la musique; 7“ pour la classe d’ensemble vocal; 8° pour les classes de maintien théâtral ; 9“ pour les classesde déclamation dramatique, etc. Ajoutez que le défaut de salles spéciales ne permet pas d’exiger de certains professeurs les trois leçons par semaine imposées par le règlement. Enfin, les chambres pour les classes de solfège et d’instruments sont si exiguës que les élèves, au nombre de quinze à vingt-cinq, s’y trouvent entassés, manquant d’air respirable et de lumière. Et cette boîte à musique coûte à l’État près de 200.000 francs par an!
Mêmes inconvénients pour la bibliothèque. Elle renferme d’admirables collections; c’est une très belle salle, mais absolument insuffisante. Les œuvres des maîtres modernes n’ont pu trouver place sur les rayons encombrés de volumes. Le patient bibliothécaire, M. ’W’eckerlin, a dû, faute d’espace libre, ranger sur le plancher les bustes des compositeurs et transporter leurs partitions jusque dans les combles. Malgré les efforts ingénieux de l’Administration, c’est bien pis encore pour le fameux musée. Ce musée, où s’amoncellent dans un étroit espace les instruments les plus divers et les plus riches, donne plutôt l’impression d’un magasin de curiosités que d’une exposition permanente. « Comment, nous dit avec regret M. Pierre,
LES RÉFORMES AL CONSERVATOR5E
distinguer et admirer, dans un amas tel qu’on peut à peine passer entre les vitrines, les merveilleuses incrustations des instruments à cordes de la Renaissance, la finesse des sculptures de certains chefs-d’œuvre en bois et en ivoire, entre autres la table du magnifique orphéoréon du xvi' siècle, les curieuses peintures de Téniers sur d’anciens clavecins, les harpes royales si artistiquement décorées, les beaux violons de Stradivarius, dont la valeur dépasse aujourd’hui 25.000 francs, et enfin la collection d’instruments indiens offerts par les rajahs? »
Donc, à tous égards, il n’est que temps, pour l’honneur et le progrès de notre Conservatoire national, de démolir cette antique prison et de construire ailleurs une école plus conforme aux exigences modernes et aux desseins de la Convention. Deux solutions sont à l’ordre du jour ; l’une, coûteuse et lointaine; l’autre, plus pratique et immédiatement réalisable. La première consisterait à transférer le Conservatoire près du bois de Boulogne, sur les terrains que laissera libres le démantèlement des fortifications. Ce serait une solution élégante et luxueuse, mais excenlrique et compliquée, malgré les facilités d’accès fournies parle Métropolitain. Ce n’est pas sans inconvénients que l’on transporterait hors de Paris, loin des théâtres et des artistes professeurs, une institution essentiellement parisienne. Je ne ferais pas toutefois d’objections systématiques à ce projet, si j’avais la certitude que le Service des Domaines voulût accorder sans retard et gratuitement les terrains. Mais je conserve des doutes!
Combien serait plus rationnel le projet que tous les rapporteurs parlementaires défendent depuis dix ans!
A quelques pas du Conservatoire, s’effrite une caserne
LE CONSERVATOIRE
insalubre, qui fut jadis celle des gardes-françaises, et dont la cantine servit, dit-on, de chambre au sergent Bernadette, futur roi de Suède. C’est la Nouvelle- France, dont nous avons parlé plus haut. Il y a là 9.000 mètres carrés qui appartiennent à l’État et sur lesquels on pourrait construire un Conservatoire spacieux. La vente des terrains occupés par le Conservatoire actuel, qui ont acquis une très grande valeur par suite de leur situation centrale — 3.650 mètres à 1.000 francs — payerait largement la reconstruction de l’établissement, avec toutes ses galeries et dépendances. Le devis de l’architecte, M. Blavette, tel qu’il a été soumis au Conseil des bâtiments, se monte à 3.127.160 francs. 11 y aurait donc tout bénéfice, pour l’État et pour les artistes, à réaliser le plus tôt possible cette seconde combinaison.
Je sais bien que les solutions les plus simples ne sont pas toujours les mieux vues des administrations rivales. Si nous en croyons, en effet, le rapport de M. Symian pour 1902, « le Ministère de la Guerre, qui n’utilisait pas la caserne avant les premiers pourparlers, s’est empressé d’y envoyer une compagnie, dès qu’il a su qu’il pouvait être question d’un accord entre son Département et celui des Beaux-Arts ». Il faudra bien pourtant que cette petite guerre cesse! Et si vraiment, comme je le crois, le gouvernement tout ensemble a le goût des arts et le souci de l’intérêt public, il ne privera pas plus longtemps la France d’un Conservatoire digne d’elle et de sa renommée.
LES THÉÂTRES POPULAIRES
et les
THEATRES SUBVENTIONNÉS
La question du théâtre populaire et les théâtres subventionnés
Il doit y avoir un budget des Beaux-Arts, s’il profite à la démocratie. C’est à la mise en œuvre de cette condition, trop imparfaitement réalisée jusqu’ici, que doivent concourir tous les efforts éclairés. Et, dans ce sens, il y a fort à faire, car un rapide examen de l’organisation actuelle des théâtres dans l’État fait con naître que, loin de servir intégralement les intérêts moraux de la collectivité qui l’alimente, ledit budget crée des privilèges dont profitent seules certaines classes de la société française.
Or, peut-on admettre qu’il en soit ainsi ? Les millions que centralise chaque année le budget des Beaux- Arts, à qui les demande-t-on, sinon à la collectivité? La province ne paye-t-elle pas au même titre que Paris, principal bénéficiaire des libéralités que l’État consent à l’art dramatique et lyrique? Et dans Paris même, est-ce que l’impôt ne frappe pas tout ensemble les gens fortunés et ceux de condition moyenne? Les apanages qu’institua et que maintient encore l’État, — pour l’Opéra, par exemple, — ne favorisent cependant qu’une minorité déjà privilégiée, l’aristocratie de la richesse tout entière. La démocratie contribue à pourvoir aux dotations de l’État : elle a donc droit à l’éducation par la beauté, à ces jouissances de l’esprit et du cœur
LES THÉÂTRES POPULAIRES
qui, dans l’état actuel, lui sont encore, pour la plupart, refusées.
L’État français protège l’art, soit, mais il le protège parfois de telle manière que jamais influence tutélaire ne fut plus rigoureuse et plus oppressive. Les dispositions qui caractérisent le régime actuel de l’Opéra ne cadrent nullement avec les exigences de l’esprit et de la démocratie modernes. Aux époques anciennes, alors que l’Opéra ressemblait assez à une fastueuse dépendance de la Cour, elles se justifiaient par la conception de l’État monarchique. 11 n’en va plus de même aujourd’hui, dans notre Paris transformé. Conçoit-on dès lors, se demandent beaucoup de bons esprits, que l'État dote annuellement d’une subvention de 800 000 francs versée par l’ensemble des contribuables, tant de province que de Paris, une institution, un monopole qui neutralise toute concurrence et qui, au surplus, ne profite jamais qu’à une infime minorité de Français fortunés et d’étrangers? Une telle situation est intolérable; on ne saurait la prolonger davantage. « Nous voulons, disent les protestataires, la musique libre dans VÉlat libre, et comme il faut à cette formule abstraite, une première sanction pratique, nous demandons la séparation de l’Opéra et de l’État. »
Voilà la thèse. 11 y a quelque temps M. Harduin, dont les lecteurs du Matin connaissent l’humour et le bon sens, l’a brillamment soutenue. Sans doute, plusieurs de ces arguments sont frappés au coin de la logique; la situation actuelle est extrêmement préjudiciable aux intérêts de l’art lyrique et ne l’est pas moins d’ailleurs aux intérêts artistiques des Français en général. Et tout d’abord — car on ne saurait trop y revenir — n’estil pas incompréhensible que tous les départements
ET LES THEATRES SUBVENTIONNÉS
soient mis dans l'obligation de garantir un monopole qui ne règne qu’à Paris, de payer les frais d’un théâtre aristocratique dont une seule ville, la capitale, peut apprécier l’éclat? Pour peu qu’on veuille pousser les choses à l’extrême rigueur dans ce sens, n’observet-on pas que Paris, une des rares capitales qui ne subventionnait jusqu’en 1907 aucun théâtre, non seulement profile des théâtres, mais encore du million du droit des pauvres, prélevé sur| les recettes d’une entreprise subventionnée par la France entière? Et n’en faut-il pas conclure que, là aussi, la province est frustrée? Mais nous n’en aurions point fini s’il nous fallait énumérer les griefs, excellemment résumés dans le rapport de M. Millevoye sur les théâtres subventionnés, et que formulent contre l’organisation actuelle, tous les ennemis de la centralisation artistique instituée à Paris. Au jugement de tout observateur impartial, on aurait cent fois raison de préconiser la suppression immédiate de la subvention accordée à l’Opéra, si la situation présente devait se prolonger.
Donc, sur la question de droit, nous sommes tous d’accord. En démocratie, tout privilège doit disparaître ou payer sa rançon. Le budget des Beaux-Arts n’a d’excuse que s’il met l’art — l’art dramatique comme les autres — à la portée de tous. C’est la question de fait qui contrecarre la thèse de l’Art libre dans l’État libre. En fait, la France, comme la plupart des nations et des grandes villes, consent un budget des Beaux-Arts, y compris l’entretien de quatre grands théâtres. Ces théâtres existent et sont la propriété de l’État. Allez-vous les démolir? Mieux vaudrait, semble-t-il, les bien réglementer et en tirer le meilleur parti. Il faut demander à ces privilégiés, à l’Opéra tout d’abord, une contri-
LES THÉATUES l'OPULAlUES
bution obligatoire à la cause de l’art pour tous. De quelle façon? C’est ce que nous allons examiner.
L’Opéra, théâtre d’État, théâtre d’apparat, salle de fêtes princières, salon diplomatique idéal, l’Opéra, comment peut-il se « populariser »? Va-t-il — solution simpliste — mettre le prix de ses places au niveau de toutes les bourses? La logique dit : oui. L’expérience dit : non. Elle fut tentée naguère, cette expérience, et l’Opéra faillit y sombrer. L’ancien directeur, M. Bertrand, de par son cahier des charges, avait accepté de donner, en plus des 155 soirées de l’abonnement, 32 représentations d’un nouvel abonnement à prix réduits et 40 représentations populaires, les dimanches. A qui ces abonnements réduits profitèrentils? Au peuple? Nullement. Ils furent presque tous retenus par ... les hauts abonnés de la veille. Rien ne fait plus plaisir aux riches que le plaisir à bon marché! Résultat des tarifs populaires ; 550 000 francs de perte pour M. Bertrand, en quinze mois. L’État dut faire appeler un nouveau directeur, M. Gailhard, avec un cahier des charges moins lourd et moins « popularisé ».
A qui la faute? Moins à l’Administration, peut-être, qu’à l’architecture. Vu de dehors, l’Opéra est un monument somptueux. Soit! Vu en dedans, c’est un monstre colossal et terrible quærens quemdevoret. — M. le sénateur Gérard le disait naguère dans son rapport. Il suffit, pour s’en convaincre, de visiter l’Opéra, de gravir, du sous-sol à la coupole, ses vingt étages, de traverser ses dédales de salles, ses ateliers de machines, ses forêts de décors, de poutres, de mâts et de^ cordages, de regarder et d’y voir clair! Sur la scène toute seule — qui n’est qu’une petite partie de
ET LES THÉÂTRES SUBVENTIONNÉS
l’édifice — le lliéàtre de l'Opéra-Comique tiendrait presque tout entier. Une seule pièce exigea 8000 mètres de décors; une seule rci)résentation 7000 lampes électriques; un seul drame lyrique, Polyeucte^ coûta 268000 francs au directeur, rien que pour les toiles peintes, les accessoires et les costumes. Et puis, il y a l’armée du monstre : 2000 personnes, que l’Opéra fait vivre ! « Chaque fois, dit M. Gérard, que le rideau se lève sur un spectacle de l’Opéra, c’est une moyenne de 21 000 francs. La subvention officielle étantde422ofrancs par soirée, c’est donc une recette moyenne de 1 0 800 francs qu’il faut à l’exploitation pour équilibrer son bilan ! ^ Allez donc, après cela, faire de l’Opéra un théâtre populaire ou un théâtre d’essai pour les jeunes?
Et pourtant, ces artistes jeunes, ces anciens boursiers du Conservatoire de l’École de Rome, que l’État prit sous sa tutelle, il leur faut du pain... sur les planches. Or, ils n’ont que deux débouchés : l’Opéra et l’Opéra-Comique. Et ils sont légion! D’autre part, allezvous fermer notre Académie nationale de musique aux chefs-d’œuvre de l’art ancien et moderne, qui attirent à Paris tant de gloire et tant d'argent? Autant vaudrait fermer le Louvre ! Là gît le malentendu touchant la question de l’Opéra. D’une part, on ignore ou l’on oublie ce qu’est l’Opéra de Charles Garnier. D’autre part, on voudrait qu’il fût à la fois théâtre d’essai et théâtre de consécration. Ayons le courage de le dire : l'Opéra, tel qu’il existe, devrait être avant tout un théâtre de consécration.
« 11 faut donc, écrivions-nous en 1906, il faut instituer un théâtre d’essai, un théâtre lyrique populaire, à côté de l’Académie nationale de musique, avec l’aide de la Ville de Paris. Puisque le peuple ne peut aller
LES TIIÉATUES POPULAIRES,
à l’Opéra, il faut que l’Opéra aille au peuple. Il faut que l’article premier du futur cahier des charges oblige le directeur, quel qu’il soit, à prêter une partie de sa troupe et de son matériel aux théâtres populaires dont profiteront Paris et la province. Les quatre théâtres subventionnés seront soumis à cette loi, que les directeurs accepteront volontiers. Voilà une première rançon des privilèges. »
Cet appel a été en partie entendu. En 191)7, grâce à une nouvelle rédaction du cahier des charges de l’Opéra, grâce au concours moral et matériel du Conseil municipal de Paris, à l’obligeance de MM. Albert Carré, Messager et Broussan, et à l’active initiative de MM. Isola frères, a été fondé le Théâtre-Lyrique mu nicipal de Paris, avec l’aide du personnel et du maté riel de l’Opéra-Comique et de l’Opéra. C’est un essai fort heureux de théâtre populaire. Mais ce n’est pas tout le théâtre populaire tel que l’État se doit de l’organiser, conformément aux vuœx de la nation et de la Commission extra-parlementaire de 1905-1907.
On sait, en effet, qu’à la suite d’une interpellation de [M. Millevoye, député de Paris, une Commission consultative fut instituée au Sous-Secrétariat d’État des Beaux-Arts, par arrêté en date du 7 juin 1905, en vue d’examiner les mesures à prendre pour favoriser les intérêts de l’art dramatique et lyrique et le développement des théâtres populaires.
Cette Commission, présidée par M. Dujardin-Beaumetz, Sous-Secrétaire d’État des Beaux- Arts, comprit dans son sein les rapporteurs du budget des Beaux-
ET LES THEATRES SUBVENTIONNÉS
Arts au Sénat et à la Chambre des Députés, des membres du Parlement, du Conseil d’État, des fonctionnaires du Sous-Secrétariat d’État des Beaux-Arts, les directeurs des théâtres nationaux, des auteurs dramatiques, des publicistes et, d’une manière générale, tous ceux dont l’avis pouvait être demandé utilement sur la question du théâtre populaire.
Dès sa première séance cette Commission se divisa en deux Sous-Commissions : l’une chargée de l’examen des différents projets de création de théâtres populaires à Paris; l’autre de l’organisation des représentations populaires à Paris et dans les départements.
Après des études très approfondies, après des séances nombreuses au cours desquelles toutes les questions se rattachant au théâtre populaire furent examinées, ces Sous-Commissions désignèrent deux rapporteurs qui furent : M. Turot pour la première Sous-Commission et M. Millevoye pour la deuxième. A la suite d’une réunion plénière où les deux rapports très intéressants furent analysés et discutés, la Commission adopta les résolutions suivantes :
1= Quatre théâtres populaires seront créés à Paris, l’un au centre et trois à la périphérie, au cœur des quartiers ouvriers;
2° L’OEuvre des théâtres populaires aura sa troupe autonome ;
3° 11 sera pourvu aux ressources financières par une loterie ou une émission de bons à lots;
4“ Une subvention considérable sera réservée sur le produit de la loterie pour de grande représentations populaires et des créations de pièces nouvelles dans les départements.
LES THÉÂTRES rOl'ULAIUES.
Dans la séance du 13 fcvricr 190G, le Sous-Secrétaire d’État des Beaux-Arts porta ses conclusions à la connaissance de la Chambre des Députés et s’exprima ainsi : « Si vous adoptez la solution que la Commission des théâtres vous propose, j’étudierai de nouveau la question. Je réunirai une commission particulièrement compétente. J’aborderai, dans un projet de loi, la question avec toute l’ampleur et la précision qu’elle comporte ; et alors la Chambre prononcera. »
La Chambre des Députés adopta l’ordre du jour proposé par MM. Couyba, âlarcel Sembat, Simyan, François Carnot, Bcrteaux, Guyot-Dcssaigne, Massé, Aristide Briand et Millevoye, ainsi conçu :
« La Chambre, approuvant les déclarations du Gouvernement, l’invite, en s’inspirant des conclusions de la Commission des théâtres populaires, à déposer un projet de loi organisant les théâtres populaires à Paris et dans les départements et passe à l’ordre du jour. »
Pour répondre au vœu de la Chambre et arriver à l’élaboration d’un projet de loi, trois Commissions consultatives ont été instituées auprès du Sous- Secrétariat d’État des Beaux-Arts par arrêté en date du 14 juin 1900 :
1° L’une chargée d’examiner loutes les questions financières se rapportant à l’administration des théâtres populaires;
2° L’autre d’étudier toutes les questions financières se rapportant à la création de ces théâtres;
5“ La troisième d’examiner toutes les questions architecturales.
Souhaitons que ces commissions hâtent leurs travaux et que M. Dujardin-Beaumetz réalise le plus tôt possible, selon sa promesse, le vœu contenu dans l’ordre du jour
ET LES THÉÂTRES Sl'RVENTIONNÉS.
voté par la Chambre. Il scM’ait vraiment douloureux de voir avorter celte grande œuvre du Théâtre Populaire, étudiée avec tant de science et de conscience par la commission extra-parlementaire, ainsi qu’en témoignent les remarciuables rapports de ses membres les plus distingués, celui de M. Henri Turot en particulier, riue nous tenons à publier ici, à raison de l’ampleur et de la précision avec lesquelles il traite cette importante question :