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CONTROLE DE LA TEMPÉRATURE

Des dispositions sont prises pour surveiller les variations possibles de température au cours de la conservation et on utilise pour : » ve ce contrôle un système électrique dit « à résistance »

Des sondes constituées par des thermomètres reliés électriquement

à un tableau central sont réparties le long d’un cable à des hauteurs diverses à l’intérieur des cellules. Le tableau central est disposé au rez-de-chaussée et, par l'intermédiaire de commutateurs à main, permet la lecture simultanée, par cellule, de la température des quatre sondes. La précision de la mesure de température du blé dans la région des sondes est de + 0,5° C, et l'indication est instantanée,

INSTALLATION ANTICHARBON.

Les maladies des céréales appelées « charbons » sont causées par des champignons du genre Ustilago, ordre des Basidiomycètes. L'’espèce qui s'attaque au blé est l'Ustilago Tritici; les épis attaqués sont transformés totalement en une poussière noire à la suite de la destruction des glumes et des glumelles. Les spores dont la maturité coïncide avec la floraison sont portées par le vent sur les fleurs d’autres épis. Ces fleurs malgré la présence du champignon se développent normalement et donnent des graines fertiles. Mais les pieds provenant de la germination de celles-ci sont charbonnés, ce qui s'explique facilement car on retrouve le Mycélium de l’Ustilago dans l'embryon de la graine.

D’après BREFELD ce serait là le seul moyen de reproduction du charbon du blé dont les spores sont incapables d’infecter les jeunes pieds au moment de leur germination. C’est une indication très importante au point de vue du traitement des maladies charboneuses.

L'Ustilago Tritici est spécial au blé et incapable d'infecter d’autres céréales.

Le traitement des semences contre le charbon nu du blé est basé sur l'emploi de l’eau chaude. La méthode mise au point par le Service Botanique et Agronomique et appliquée au silo de La Manouba, consiste en une première immersion de 45 minutes dans de l'eau à la température +45° C (+ 0,5) suivie d’une deuxième immersion de 10 minutes dans de l’eau à la température de +52° C.

A la sortie du second trempage, il faut opérer un douchage pour que l’action de la température ne se continue pas et le blé doit aussitôt être introduit dans un séchoir de manière qu'à la sortie de l'installation, il ne conserve plus qu’une humidité de 14 % afin de permettre sa conservation.

La plus grosse difficulté technique à résoudre fut de réaliser une

durée précise de 10 minutes de séjour dans un bac d’eau chaude à

52°. Il faut disposer d'un volume d’eau chaude considérable dans le bac, et d'un système de régulation perfectionné pour que la température du bain reste constante en tous les points du bac.

L'installation réalisée au silo de La Manouba fonctionne en marche continue et permet de traiter 15 quintaux de semences par heure. Les deux bacs de trempage ont respectivement comme longueur 15 mètres et 12 mètres et on y fait circuler les grains maintenus entre deux bandes perméables en tissu de coco avançant à la même

vitesse. À la sortie des bacs le décollement des grains est facilité

par le jeu des deux rampes de jets d’eau (eau froide à la sortie du second bac pour que les grains ne conservent pas la température

élevée de 52°). :

Le système de séchage adopté est un tunnel à air chaud d’une longueur de 27 mètres où circule une bande perméable en tissu de coco; je blé est étalé en couche mince sur cette bande et passe sous cinq zônes de ventilation ayant chacune un ventilateur capable de débiter jusqu'à 24.000 m$ d'air à l'heure. Le premier ventilateur fonctionne à l'air froid, les quatre suivants à l’air chaud, mais la température ne dépasse pas 50-56°. La durée de l'opération est de 2 à 3 heures, et le blé sort avec un taux d'humidité d'environ 14 %.

Sans insister sur les détails mécaniques, disons seulement que l'installation du séchoir est complétée par un appareillage thermométrique avec galvano-enregistreur et par des thermostats agissant sur l'admission de vapeur dans les réchauffeurs d’air.

En somme rien n'a été négligé au point de vue de l'installation du chauffage, de la circulation de l’eau dans les bacs, de la régulation de la température, sans omettre le contrôle du bon fonctionnement, et on peut dire que les derniers perfectionnements de la technique ont été réalisés dans la construction du silo de La Manouba.

La sanction de la pratique a été immédiate et par les avantages qu'il a procurés à la Coopérative Centrale des Agriculteurs de Tunisie le silo de La Manouba a fourni la plus probante démonstration des dispositions préconisées pour la réception avec classement, a conservation du blé et l'amélioration des semences.

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