NH2 — C3H6 — CH(NH2) — C02H
omithine
Cette hypothèse fut pleinement confirmée par l’expérience. Kossel soumet une solution de carbonate d’arginine, d’une part, à l’action du suc de foie, d’autre part, à celle de foie réduit en morceaux. Il ajoute du toluol aux deux liquides et abandonne le tout à l’étuve à 37°. Pour analyser les produits formés, on porte les solutions à l’ébullition, ce qui élimine
ARGINASE.
l’albumine, et dans le filtrat, dont on connaît la teneur en azote, on détermine la fraction précipitable par l’acide phosphotungstique. Ce précipité tungstique contient l’arginine, ainsi que l’ornithine déjà apparue : ces deux corps peuvent d’ailleurs être dosés en traitant le précipité par Ba(OH)2, qui met en liberté les bases, puis en faisant la séparation de celles-ci au moyen du sulfate d’argent : les sels argentiques sont ensuite décomposés par la baryte, le tout, suivant la technique habituelle. D’autre part, dans la fraction non précipitée par le réactif tungstique, on peut aisément doser l’urée, qui correspond à l’arginine décomposée dans la réaction. Voici les résultats trouvés :
Décomposition de l’arginine par le suc de foie.
Quantité de foie
Volume
Durée
delà
digestion
Arginine
employée
Arginine
décom-
posée
Ornithine
formée
Urée
formée
25 cc. suc préalablement bouilli