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CO

Butyrate d’ammoniaque

On le voit, toutes ces transformations sont le résultat d’une réduction. L’hydrogène nécessaire provient d’une décomposition de l’eau. Cette dernière réaction ne peut évidemment s’accomplir qu’en présence de substances facilement oxydables qui s’empareront au fur et à mesure de l’oxygène mis en liberté.

La présence de l’amidase dans la levure et sa sécrétion au cours de l’autolyse de celle-ci ont été confirmées ensuite par Fürth et Friedeman. D’autre part, le fait indiqué par Effront, que les enzymes apparaissent plus abondamment dans les bactéries d’une vitalité atténuée, a été signalé à nouveau par Berghaus ; ce savant a constaté, en outre, la présence de l'amidase dans les bactéries suivantes : Bac. coli com., Proteus, Prodigiosus , B. fœcalis aie. Enfin, la transformation de l’acide glutamique en acide butyrique a été observée aussi par Brasch et C. Neuberg, dans la putréfaction. Il convient de remarquer, en passant, que dans cette dernière fermentation, c’est le même enzyme qui intervient que celui qui agit avec la levure de bière. Antérieurement à sa dernière publication, et notamment en 1907, C. Neuberg avait émis une hypothèse sur la transformation de l’acide glutamique en acide butyrique : sa manière de voir, exposée dans son étude sur la provenance du pétrole, se trouve pleinement vérifiée par ce qu’on sait maintenant sur les amidases. (Voir le chapitre sur Y Origine des Pétroles.) La transformation de l’asparagine en acide

AMIDASES.

aspartique dans la fermentation putride a été également étudiée par ce dernier auteur. Il constate, outre la réaction signalée plus haut, la formation, comme produit secondaire, d’acide succinique. Enfin, la décomposition de l’acide amino-isovalérianique en acide valérianique a été signalée aussi par Neuberg dans la putréfaction.

Dans toutes les réactions que l’on vient de citer, il y a formation d’ammoniaque, à la suite de fixation d’hydrogène, et toujours production d’acides volatils gras. Il faut cependant remarquer que les amidases peuvent aussi agir sur les acides aminés, d’une manière différente; la mise en liberté de l’ammoniaque peut, en effet, être accompagnée d’une production d’oxyacide ou d’une formation d’alcool. D’une façon générale, la désamidation est provoquée soit par une hydratation, soit par une réduction, ces deux facteurs pouvant d’ailleurs agir simultanément. Voici le schéma des trois types de travail :

a) Travail par hydratation :

GH3— CO.NH2+OH.H = CH3— C02H+NH3

Acétamide Acétate d’ammoniaque

b) Travail par réduction :

CH2 . NH2

+ H2 = CH3— C02H+NH3

Glycocolle Acétate d’ammoniaque

c) Travail par hydratation et réduction :

C02H— CH2— CH (NH2)— C0NH2+H20+H2= C02H— CH2— CH3+2NH3+C02 Asparagine Acide propionique

Dans les réactions où se forme l’oxyacide ou l’alcool, l’amidase agit par hydratation. Ex. :

C02H.CH2.CH (NH2) . C0NH2+2(0HH)=2NH3+C02H . CH2 . CHOH . C02H Asparagine Acide malique

Il est probable que les oxyacides formés dans l’organisme proviennent de la décomposition des acides aminés, à la suite de l’intervention d’une amidase spéciale.

Quant à la transformation des acides aminés en alcools, elle a été étudiée principalement par Ehrlich. Déjà, en 1878,

TRAVAIL CHIMIQUE

Nencki avait décrit la transformation des acides aminés en alcools et oxy acides; mais ses recherches concernaient surtout certains processus de putréfaction. Ehrlich a observé des réactions analogues à celles trouvées par Nencki, en employant la levure de bière. Quand on laisse fermenter avec de la levure une solution de sucre contenant des acides aminés, on constate bientôt dans le liquide la présence de quantités notables d’alcools supérieurs. Les alcools formés correspondent respectivement aux acides employés. La réaction se passe alors d’après le schéma général suivant :

R.CH(NH2).C02H + H20 = R.CH2.OH + CO2 + NH*

Notamment *les expériences faites avec la 1. leucine, la tyrosine et la phénylalanine ont donné les résultats suivants, conformes aux équations ci-après :

^^CH-CH--CH(NH2)-C°2H4H2° = ^îr^CH.CH2.CH2.0H+C02+NH3

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